‹ Histoire et mémoires (volume 4)Chapitre 212 sur 257 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Le lendemain matin 3 décembre. Murât, soit préoccupation du seul tolé où il avait combattu la veille

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et qu'il ne regai^àt que devant lui j soit que des; rapports, l'euBsc^nt trompa crut toute l'armée enneitiie en fuite Mers Olrhulz. Sujr^ «et avis Farikiee > Irançaise^ fct mise ea mouvement dans cette iaussedîjfectidn. Pourtai&t «Napoléoi^^ s'en défiant , en prit une antre^ et^ de sa personne I il se dirigea âurÂusteriitz^ Là toutes les réponses des habitants à seç pressantes iiiterrci^tioDs lui apprirent que les deux Smpe^eui^ v^ûocas venaient d'y passer la nuit, et que, avant le pointdu^jour^ Russes comme Autrichiens s'en étaientv échappés *veis la Hongrie par la route d'|Iolit€h« A cette nopvdle, qu'une prompte reconnaissance de Thiard eonfiriaa^ il fallut à l'instant changer i tous les ordtes. U en; ré^ sulta que y pour une partie de l'armée , cette joiornée fut à peu près perdue en marches et en contremarche$.

L'irritation de l'Empereur en fut extrétné^ Mais le coup de massue de la veille avait terminé la guerre! Il n'existait plus d'armée ennemie. A chaque instant, et de toutes parts, de nouveaux raj^orts venai^t lui confirmer l'étendue de sa victoire. C'étaient quatre cents caissons d'artillerie , cent quatre- vingt-Mx canons, quarante-cinq drapeaux, dix mille morts, trente mille prisonniers, tous les bagages! U ne restait pas ensemble vingt-cinq mille combattants aux deux Empereurs! Déjà celui d'Âutriclie, déclarant qu'il abandonnait la coalition, envoyait demander un armistice, une entrevue, la paix; il se soumettait enfin a ce qu'il avait refusé en avant de Vienne.

Napoléon remit tout au lendemain ; et, sans s'arrêter^ il fit pousser l'ennemi en face et le fit déborder par

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ses dtux aUes. Il passa tout le reste de cette journée d;M)s^des: ttoiotioiis . dkerses, tantôt sUnquiëtant et ^ ts^iKtôt. s'ecKH^eillissàht^ Le s(»ry sur tm rapport que • je luî'fis de ia péshion où j'avais lai^é les- Chasseurs à < cbèval de Ba Garde au delà des lacs qu'ite avaient ' tootoés^ il'Sf'ét^ria t « Qu'ik devaiei^t doiïc être tombés « au'imbeu de Fennemi; que satls douté ils s'étaient ce fait éc^iper ou prendt^e ; »J\Iais^ au contrair^^ ces homniesi d'éiite avaient attaqué et pris tout eé qu'ils avaient Ff If contre. '

LfEmpereiir ne^ pouvait pas connaître^ en ce niomeialf rexcès du^ découra^ment des Russes. Il igno^ rait qn' Alëxandire y drompé par les réponses de quelqu^tifms de nos officiel prisonniers, croyait tout lé corps d'armée de Dàvout devant Holitch, prêt à lachever. Le fait est que ce maréchal, appelé peut^fetr© ■' trop taid de Vienne, rte se troitvait sur ce point ijur^avec une divisioÀ harassée et mutilée de moitié, deirant tout ce qui ^restait ^aut deux Empereurs dés débris de leur • défoite. Napoléon connaissait la faiblèssf^ de son aile droite; il sentait derrière lui rArchiduc Ferdinand à la tête de vingt raille hommes victorieux des Bavarois; il a|)prenait que l'Arclnduc Charles, avec son armée d'Ita^é, arrivait slir le Danube ; et que^ d'autre part, • la coalition était maîtresse à la fois de Naples et du Hanovret Ces consîdératîobs l'avaient décidé à finir la guerre. i.

Cette? décision pfisey le lendemain 4 décembre «com- ^ mença par une suspension d'armes. Vers dix hëuries^ nous téticms ^: cheval autm^r de Napoléon, nous avtariçant^fiui^Ioji éur là ik)Ute de Hon^iei Airivé bie|it6t ^

au delà d*Urchutz sur une hauteur, il s'y arrêta. Un vallon était à nos pieds , puis un^ diaussée sur des étangs, ceux de Saruschitz, dont un mouKn marquait rentrée. La Garde impériale française , enseignes flottantes , panaches écarlates en tête, et parée comme dans ses jours de revue, couronnait, de notre côté, le bord élevé de ce vallon ou la guerre allait finir. Les débris autrichiens bordaient au loin, en face de nous, le revers opposé. L'Empereur m'ordonna de descendre dans ce bas- fond, et, à cent cinquante pas de cesétangs et de la fabrique, de lui faire allumer on feu par les Chasseurs de son escorte. Un arbre , abattu la veille par les Russes, marquait, à gauche et à dix pas du grand chemin, une place convenable. Ce fut là que j'établis ce bivouac célèbre , où l'entrevue des deux Empereurs allait a\oir lieu.

Le feu s'allumait ; Napoléon venait de mettre pied à terre; plusieurs de ses Chasseurs lui faisaient à Tenvi un tapis de paille; d'autres fixaient une planche sur l'arbre abattu, pour que les deux Empereurs pussent s'y asseoir; quand, souriant de tous ces soins, il me dit : « En voilà assez, cela suffira, tandis qu il « a fallu six mois pour régler le cérémonial de f^n- « trevue de François P" et de Charles-Quint! »

En ce moment nous vîmes venir de Czeitch, et deboucher de la chaussée, une calèche seule et sans escorte. Deux escadrons l'avaient accompagnée, aiaîsik n'avaient pas dépassé les étangs qui marquaient la ligne d'armistice. Cette voiture s'arrêta sur la route devant k feu, et l'Empereur Napoléon vint jusqu'à la portière, rcce> oir avec un empressement aflTectiteuî TEmperetir

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