CHAPITRE VIII. 48i
Tyrol entier allait êli^e ajouté encore. Ces (Jeux Electeurs $ont ]?econnus Rois : ils sont affranchis de toutes sujétions féodales envers TAutricl;^.
Le retour pacifique d'Haugwil^ à Berlin allait au^i contribuer à débarrasser le Hanovre déjà envahi et la Hollande menacée, d'une invasion de quarante mille Anglais, Russes et Suédois, qui, se renoibarquant, disparurent dans les mers du Nord et ds^ns ses, glaces.
Pour nous, ce que nou^ admirâmes surtout alors , cela étant plus à notre portée , ce fut dès Brunu , et à Sclîioepbrunji principaleflaent , l'active et habile prudence de tous les moyens que TiEmpereur employa pour remettre promplement son armée^sur le pied le plus formidable , afin d'ejgi appuyer ses négocia,ti9ns. Ordres de ralliement, appels de renforts, visites d'hôpitaux , consolations , encouragements à no^ blessés , revues , ordres du jour, éloges , reproches même , ,. et récompeni^es le;s plus géxiéreuses , riea^ enfin ne fut néglige, rie^ oublié ; il y fut inÉa.tiga^)le, Nous le yinies aussi actif quand tout était fait, que si tçjut eût été à faire; et le lendpmaiqk d'une victoire aussi décisive, comme s'il eût été à la veille de Ifi gagner[. ^ ,.,^^, =., , t ;. . . ,;-^
Ce ressprt r^e se, déte^dilt quje lejxj )déçem^re y jour où il ratifia^ hpaix 4^ Presbot^g.^Par<ç€|. traité, ?qui pçBfirmaitJlçs, précédents let ajpuiajit if J^rpl à 1^ Bavière^ l'Autriche pe gagnait, potir elljç et pour sç^ Archiducs, qu^e le pay^ de SaUzbourg et le, Grand-Duobé^ 4^ Wurtzbourg. Elle nous payait quarante- jnillions 4e contributions de guerre. Elle perdait toutes ses possessions allemandes, distribuées à nos alliés. Ses pro-
vioces du sud, au delà des monts, et Venise étaient aputées au royaume d'Italie. Les frontières de cet Empire, hostiles contre nous et nos alliés, furent ainsi retournées contre lui-même. Il perdit presque tous ses débouchés maritimes. Resserré dans ses possessions héréditaires ainsi mutilées, il resta démantelé, ouvert; et si , trois ans après , nous n^eussîons pas engagé nos forces d'un côté tout opposé, il eût été dans l'impuissance de recommencer la guerre.
Une entrevue avec l'Archiduc Charles, entrevue digne de ce Prince célèbre et de Napoléon ; de nobles adieux aux habitants de Vienne, et, le 29 décembre, une dernière proclamation pleine de sentiments généreux et de l'épanchement de la plus touchante reconnaissance pour son armée , marquèrent la fin du séjour de l'Empereur à Schœnbrunn : il en partit le même jour, et arriva à Munich le 3o décembre.
Ainsi les trois derniers mois de i8o5 avaient suffi à la double campagne d'Ulm et d'Austerlitz et pour lerluincr la guerre!