FIN DU DIX-NEUVIÈME LIVRE
Napoléon revit, le premier jour de l'année 1806, la capitale d'un Etat qui lui devait son indépendance, son agrandissement et son élévation au rang de Royaume. On peut juger des' fêtes, des acclamations publiques qui Taccueillirent, et de notre joie orgueilleuse au milieu de ce peuple, dont le moindre d'entre nous ne manquait pas de se regarder comme le libérateur!
Son séjour à Munich fut un triomphe continuel. Il y avait retrouvé Joséphine et sa Cour impériale ; il s'y arrêta. Ce qui l'y retint plus qu'il ne voulait ne fut pas, comme on l'a dit, la nécessité d'observer l'Autriche jusqu'à^ l'accomplissement du traité de Vienne ; à uii tel soin Berthier et l'armée devaient suffire; ce fut la haine d'une femme au milieu des transports contraires de tout un peuple.
L'union du Prince Eugène avec la Princesse de Bavière était convenue; cependant Napoléon en voyait la conclusion se remettre de jour en jour ; il n'en comprenait pas la cause; mais, ne doutant pas du résultat.
488 LIVRE VINOTIÊMK.
pressé de rentrer en France, il allait pariû* et Ipisser cette œuvre inachevée, lorsque Thiard, que ses mœurs galantes d'autrefois, son esprit actif et ses précédentes négociations avaient mis au fait des secrets de la Cîour de Munich, l'avertit que sa présence était indispensable à l'achèvement de ce mariage. « Fort bien, repartit vice vement l'Empereur; mais, pendant que je reste ici, « savez-vous que votre Faubourg Saint-Germain ence voie tous ses gens aux portes de ma Banque, ou *** c( ne me fait que des sottises; et que chaque jour de « ma présence à Munich me coûte quinze cent mille « francs !»
Thiard alors , forcé de s'expliquer entièrenienty lui montra^ dans ie cœur même de la Reine de Bavière, la mémoire toujours présente du duc d'Enghiea^ et, dans ce Souvenir^ la secrète cause de son aversion pour l'union: de sa belle-fdleavec le fils adoptif du Premier ConsuL De là mille prêtâtes; pour retarder cette alliance : tantôt l'âge de la Princesse, tantôt Ame îndii^position imprévue ; la dernière allégatioiVi supposée était uneentorse. Thiard a^uta que i'Emfiereiir lui-même pourrait seul Biinnontër cette répstanee^
' Cetavis était pénible ; à donherret à enteiidsel Napoléon le reçut saqs aucune émeltioii ap^piarente^iiliaii prolitariil redoi;d>la dev^ins et df ^djactionsipour cette >R«ihe ; et, fdgnant un ;vif;inljrfret poili^ leb poétefit dueiisoufir^ndes ^e sa bellérfiMey il ényfil:>èe^ser. lemm- Bi^^e ^n exigeant qu'dle qr eoûtl le& BàinÉ. d«) &ofï ptàf^ ohiîurg^eii^ Dès lor^^ vaih€Uei;dan&iCeid^nfl0rïQ€{braÉ- «hémënty la>A^iàè> béday et 3e imaariage tk^acefiinipljt' Peu d'heures «aprèsy l'Empereur r patiifc ppuB ^Paris, J et