‹ Histoire et mémoires (volume 4)Chapitre 218 sur 257 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

de quelques autres sur nos pertes maritimes ; mais eUe a dû applaudir à de justes et nouvelles expressions de reconnaissance pour le dévouement de notre armée, pour celui du peuple, et pour la fidélité de l'Espagne à notre alliance. •

Quant à l'inépuisable activité de Napoléon après avoir ressaisi l'administration intérieure de l'Empire , je m'en tiendrai à une simple nomenclature ; et peutêtre dois-je encore m'en excuser, le récit du bien fatiguant plus le lecteur que celui du mal, soit que le mal touche plus de cordes en nous, ou que, créés pour la lutte, telle soit notre nature, qu'elle se lasse plus vite du spectacle du bonheur que de celui de l'infortune. Abrégeons donc en disant seulement, qu'on dut à cette admirable administration l'entretien et le. perfectionnement de toutes les créations les plus utiles, la construction de ponts nouveaux, de canaux et de voies de communication de toute espèce. De nouvelles mesures furent prises pour la réédification trop lente de Lyon , pour l'institution des Prud'hommes , et surtout pour celle de l'Université. Napoléon luimême, devant son Conseil d'État, en développa toLst le système, les inconvénients actuels inévitables, et les améliorations successives. Ce fut avec une clairvoyance, une science, une appréciation du passé et de l'avenir, que Fétonnement de ses Conseillers les plus habiles et tant de bienfaisants résultats ont ineffaçablement transmis à l'admiration et à la reconnaissance nationales. Quelque grand que sur les champs de bataille son génie eût été, tous le trouvèrent, dans son Conseil, plus extraordinaire et plus grand encore!

Il en fut ainsi de son système de finances, qui créa des contributions indirectes pour diminuer les conr tributîons directes, et du perfectionnement de cette mémorable fondation de la Banque que lui doit la France. Quant au Trésor, qu'il confia alors à MoUien^ choix habile des hommes, règlements, répressioi| d'abus scandaleux, tout atteste encore les inspirations d'un même génie ! En même temps l'industrie manufacturière française, de plus en plus excitée et encouragée, fut affranchie de la concurrence étrangère qui en étouffait le développement. Des écoles anatomiques , de nouvelles écoles d'arts et riiétiers, des maisons a éducation pour les filles des membres de la Légion d'Honneur, furent instituées ; des mesures prises pour qu'une éducation nationale, exclusive de toute autre, fût donnée aux départements nouvellement réunis. Le nombre et la liberté des théâtres furent limites; une foule de monuments, ou furent commencés, ou s'achevèrent; tels par exemple, dans Paris, la colonne triomphale de la place Vendôme, la rue de la Piaix. lé quartier des Tuileries, la réunion du Louvre à ce f^alaîç. , la façade actuelle du Palais du Corps Législatif, et Ï^È-j glise de la Madeleine. Quarànie-quàtre fohtames nouvelles coiilèreht jour et nuit pour l'utilité et laî satdbritë; et ce ti'ëtait là que le comthenceraén^ c<p vaéte î*é*é&u dé coïidiiîte sôtiterrâiiîs' qiii se complète aujotird%ill dans la capitale. ' ' ' ^'^ S

Ajoutons un règlement sur* le roulage,^ dés pi'iines d'enfCôuragement à rà^iculture et àuxliàrâs; aes\ols de douanes, des ordres de saisies contre ;les produits anglais, débuts du système continental; puis d'autres

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