‹ Histoire et mémoires (volume 4)Chapitre 217 sur 257 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

i»0i pour Rome, où je devais trouver le Prince Joseph, et lui servir d'aide de camp jusqu'à ce cju'il eût conquis ison nouveau Royaume.

Une double impatience m'avait saisi : reposé d'Ulm et d'Austerlitz par notre séjour à Schœnbrunn et à Munich, ennuyé de mon service de garnison dans un palais^ et curieux de voir l'Italie méridionale, j'avais demandé un emploi quelconque dans cette guerre. L'Empereur s'en était irrité ; j'avais insisté, et soit par humeur, soit qu'il eût changé d'avis, la veille de son départ de Munich il m'avait donné l'ordre de rejoindre son frère à Rome.

Ijs mariage du Prince Eugène devait être suivi de plusieurs autres^ et la Confédération du Rhin en être consolidée. La reprise de ce genre de négociations datait du second et dernier séjour de l'Empereur à BrUrin; Thiard avait été envoyé de là pour conclure ces alliances; Il en avait averti Talleyirand en passant à Vieimei. Ce ministre, dont l'infaillibilité est si vantée, Ipi^vait répondu qu'il allait tenter l'impossible. Et cependant Bade, au lieia d'hésiter comme la Bavière, s'était empressé de demaiiider, d'abord mademoiselle dé Tascher, parente de l'Impératrice Joséphioey puis mademoiâelk; ^ de Beauharnfais , parce qii'elle * tenait encore ( de' ! filas près an Prince ^Ëtigèhe; Bieaiplu^, le Roi; de- Wurtemberg, si rétif .avant la victoire, était deveninsiN^alauibLi de cetàtè allbnce, qu'il ofFrifc à» Thiard saifilte ip0iHf> Jérème Bonapaite !i Ge^ fut /a^lcxrs 0&ti*e 'Bm|)er«tiri'qlii >aj0urha ireflfet de cettei profatositidn, teint les >ràles;jétm)eiit changeur il aUbegtla^qul^rJérème • étaîtrabsentv (eifii disgrâce^ ppint êneori^ reconnu iPrinée

du Sang, et que le moment de songer à cette union n'était pas venu.

Ces détails, qui montrent les progrès rapides de 1 ascendant de Napoléon sur la fierté naguère si hautaine de ces Princes allemands, sont positifs ; je les tiens de Thiard lui-même.

Ainsi tout avait cédé devant TEmpereur. Dans ce moment-là son plus grand ennemi, Pitt, en mourait de désespoir. Il expira le 23 janvier i8o6, le jour de la rentrée de Bonaparte dans Strasbourg. Cent jours s'étaient à peine écoulés depuis que l'Empereur était parti de cette ville pour accomplir tant d'actions si glorieuses, qu'elles donnent une couleur de féerie à cette phase de son histoire !

Fatigué des réceptions triomphales des Cours allemandes, l'Empereur, après les solennité qui Taccueillirent à Strasbourg, se refusa à toutes celles quelui préparait l'enthousiasme de la France. Il arrivasoudainement à Paris au commencement de la nuitr du 26 au 27 janvier, nuit qu'il acheva en travaillant^ aussitôt avec ses ministres. Ce fut avant tout le Trésoi-^ Public, en déficit de 90 et même de i44 millions, par les intriguées d'une compagnie de fournisseurs guidée?^^^^ par Ouvrard, qui le préoccupa : perte dont il jsiitr::^^ bientôt recouvrer la plus grande part, mais dont i^^^ n'était point encore consolé dix-huit mois après.

L'histoire a déjà raconté toutes les magnificencçs^^ de l'ouverture de la session législative de cette année Dans l'exposé de tant de faits mémorables elle blâmé quelques mots, ou imprudents ou trop ambi lieux, sur notre politique extérieure, et l'insuffisan

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