‹ Histoire et mémoires (volume 4)Chapitre 244 sur 257 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Depuis plus d'un mois ce Prince était privé de dames et de spectacles, ses deux goûts les plus prononcés. L'ennui le pressaiit de revenir dans sa capitale ; mais alors un motif plus sérieux l'y avait déterminé : ce fut Texécution du marquis Rhoddio, chef de l'insurrection napolitaine. L'infortuné, d'abord acquitté, puis jugé une seconde fois, contre toutes les formes, par une Commission militaire, venait d'être fusillé ! Ce mauvais coup était attribué à Salicetti. A cette déplorable nouvelle, le Roi, dont le caractère réprouvait toute violence, était revenu de Tarente à Caserte, en toute hâte.

Le lendemain, ii juin, son entrée royale dans Naples n'en fut pas moins signalée par det enthousiasme que les Napolitains tiennent toujours prêt pour toutes les fêtes et pour tous les avènements ; transports qu'accrut le miracle de Saint Janvier, qui n'avait plus rien à refuser a^ux Finançais depuis l'argument si persuasif de Maedonâldé Mais, soit hasard, soit perfection d'es^ j^ionnagedansun paysquiyestsi propre, Sidney-Smîth, l'amiral anglais de Saint- Jean d'Acre, informé de cette solennité, sembla avoir voulu y prendre paï*t' 1 ce fut lui qui la termina, mais à sa manière, c'est-à-dire en s'empavant de Caprée, qu'il nous enleva à làlùèur brillante encore des illuminations de l'entrée royale. Cent de nos fantassins occupaient ce rodler quV déshonoré Tibère : la moitié périt avec son brave cajpitaine, l'autre moitié ne rendit l'île que sous condition

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