CHAPITRE Vin
rt mille honiines à Nàples, oii donc est rarmée, el que
<c fait Saint-Cyr ?..... Dans l'Abruzze! Comment^
ce Gaëfe avait cette influencé?... Les isighaux anglais « correspondaient avec ceux ,des montagnes ! Mors , , « pourquoi Regniar a-t-il attaqué?... Âllcms donc, il « aturait contpté sur Topinion, sur la tôltear de nos <€ armes? Cela est hoa pour des enfants ! Il n'y a poiat « d'opinion dans nos succès. La guerre^ c'est Fart de u réunir^ à temps, plus de forces que l'ennemî^ sui^ « une position décisive ! C'est la supériorité dunomlnre la sur un point choisi! Ce sont \et manœuvra qui « rempcMPtent les victoires! En scmimes-nous donc a encore au Directoire? Il fdsait des décrets^ il oomp- (c tait sur l' enthousiasme ; on en a vu le résultat , et a la valeur de toutes ces belles phrase^ contre des ce bataillons, des obus et des boulets ! Mais encore une « fois, où l'armée est-elle?... Allons, dispersée ton- « jours et partout, poiir contenir les provinces; mais « Cent mille hommes y disparaîtraient ! . . . La Reine (c y jette des brigands 1 Elle fait bien. Elle ferait asa sassiner mon frère, qu'elle ne ferait là que son mé- « tier! Il faut s'y attendre, et n'y répondre que par <c des colonnes mobiles et des mesures vigoureu-' « ses!... Non, je n'enverrai pas mes dépôts. Je con- (( nais le climat de Naples ; il y faudra, au contraire, « relever les régiments, et je m'y prépare... Ah oui, c( ses finances! X. ne suffira point à cette tache. C'est ce un homme de bien et d'esprit, mais son caractère a est léger, et son esprit n'est pas toujours juste ! . . . <c Au reste, si mon frère y tient, je verrai. S'il manque « d'argent, c'est sa faute; il devait, comme je le lui
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« avais recommandé, imposer vingt millions au mo- « ment de la conquête ; mais il n'a point voulu m'é- « coûter; et, maintenant qu'il est trop tard, le voilà ce forcé à cette mesure ! »
L'Empereur avait raison en cela plus encore que sur le reste. Il eût fallu, dès le premier moment, quand on n'avait , comme conquérant, qu'à se faire craindre, imposer franchement, et sur-le-champ, toutes les réformes nécessaires, toutes les mesures rigoureuses, afin de n'avoir plus ensuite, comme Roi, qu'à se faire aimer. On eût marché de la terreur à la douceur, marche naturelle , où tout se fût fait à propos ; tandis que , dans la marche inverse, de la douceur à la rigueur, des complaisances aux exigences, des doux accueils pour le clergé et la noblesse à l'abolition de leurs privilèges et à la suppression des couvents, c'était avoir fait pour défaire ; c'était paraître avoir voulu surprendre des cœurs qu'on devait s'aliéner ensuite, et se donner l'apparence de la fausseté , par faiblesse. Quelles que fiassent mes propres observations surle Roi Joseph, et ses confidences accusatrices sur beaucoup de ceux qui l'entouraient , on comprendra que , avec l'Empereur, j'aie hésité entre mon devoir et ma répugnance à lui transmettre d'aussi épineux détails. Pour ce qui regardait le Roi, je venais de lui servir d'aide de camp, de recevoir ses bontés, et j'aurais été médire de lui, et lui nuire près de son frère ! Cela me fit l'effet d'une trahison. Quant aux autres personnages , pourquoi le Roi m'avait-il chargé de ces dénonciations? Sa correspondance intime avec l'Empereur n'avait-elle pas dû y suffire? Ce rôle, il est vrai, si je l'eusse accepté,