CHAPITRE m
L'Électeur de Wurtemberg radouci, comme on Va vu, reçut magnifiquement TEmpereur à Ludwisbourg. Napoléon acheva de Tentrainer dans sa cause. L*Électrice elle-même, quoique Princesse de sang anglais, fut entièrement gagnée par les soins qu il [nît de ses intérêts privés , et par les formes aimables, souvenir de sa première jeunesse , qu'il employa pour la séduire. 11 réussit; elle en convint même : « Son sourire (( est si prévenant et si enchanteur! » écrivît-elle à sa mère la Reine d'Angleterre , pour s'excaser.
L'Électeur mariait alors son fils à une nlèoe du roi (le Prusse : l'Empereur, saisissant l'occasion, voulut que Joséphine envoyât à la nièce un riche présent, lorsque, au même moment, il ordonnait à Beitaadotte de traverser les possessions prussiennes d'Anspadi et de Rareuth , sans égard pour la neutralité de l'onde. Ce présent plut au Wurtemberg; quant à la Prusse, dans son indignation, elle n'en tint compte. Son courroux pour la violation de sa neutralité éclata bientôt. Ce fut sans effet possible sur la première partie de cette campagne, dont ce passage assurait le succès imméifiat; mais il faillit compromettre le succès de la seconde. On verra que, à Austerlitz, cette violation de territoire