CHAPITRE VI
Le 1 5 octobre , à trois heiu*es du matin selon son liabitude, et parce qu'à cette heure les rapports de la veille étaient arrivés , il dicta ses ordres pour que, dans cette journée, Mack fût complètement rejeté et cerné sur les deux rives, dans les murs d'Ulm. Il soupçonnait déjà l'évasion de quelque troupe ennemie par
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Nordlingen , mais il ne craignait encore qu*un coup de main sur ses derrières, vers Donawerth. Il prit ses précautions en conséquence.
Le jour venu , il alla s'établir dans Fabbaye d'Elchingen. 11 y régla l'ordre d'attaque du mont Saint- Michel y dominateur d'Ulm , clef de cette ville. Midi fut rheure indiquée pour ce coup de grâce ^ que Ney, soutenu à gauche par Lannes , et en réserves par la Garde et noire grosse cavalerie , devait porter.
Vers onze heures,' dans son impatience , NapdéoOi remontant à cheval , s'avança sur la route d'Ulm. Il dépassa même les avant-postes de Ney, et poussa jusques au pied du mont Saint-Michel. Vingt-cinq chasseurs à cheval de sa Garde et quelques-uns de nous le suivaient seuls. Il s'irritait des lenteurs que, derrière lui , le passage du défilé du pont d'Eldùngen apportait inévitablement à l'arrivée de ses colonnes. H avait hâte d'en finir. Enfin, quelques balles ennemies arrivant déjà, et ne pouvant faire sans imprudence un pas de plus , il s'arrêta, et m'appelant : c Rrenez mes (c chasseurs, me dit-il ; passez devant, et ramenes-moi a des prisonniers! » Ainsi commença le combat d'Ulm. Ce fut l'Empereur en personne, et par son peloton d'escorte , qui l'engagea !
L'ennemi l'avait aperçu ; il occupait le sommet de la colline ; un peloton de hulans barrait la route. Le mien , mal commandé par son lieutenant y manqua st charge ; il s'arrêta, et faillit me laisser prendre ainsi qu'un brigadier qui seul m'avait suivi, et qui for blessé d'un coup de lance à côté de moi. Revenu t aussi mécontent qu'on peut le croire, j'apostrophii