‹ Histoire et mémoires (volume 5)Chapitre 227 sur 311 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Napoléon partit de Munich le 28 octobre. Ce jourlà l'Inn fut forcée à Wasserbourg. Le lendemain cette

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418 LIVRE DIX-NEUVIËME.

frontière était franchie sur tous les points ; Saltzbour]^ à droite était prise, Braunau au centre, Passau à gauche; r Autriche, la Bohême étaient enTahies; le Dénube s'écoulait captif entre nos colonnes^ et sous ane flottille dont l'Empereiu* venait d'ordonner qu^on chargeât ce fleuve.

Jusque-là nos adversaires étaient changés , et non la fortune. On ne tarda pourtant pas à s apercevoir qu'on allait avoir affaire à d'autres hommes. Cétaient quarante mille Russes, sous Rutusow et ses lieutenants Bagration et Miloradowitch , noms que iSiaetnos malheurs ont rendus célèbres. Nation pleine d'ellemême, par isolement, ignorance etsuperstîtkni ; d'une susceptibilité inquiète pour sa civilisation d*emprunt, siiperflcielle encore ; mais fortement consdtn^ d'orgueils de maîtres et de dévouements' d'esciaves. Leurs chefs ont Tinstinct de la guerre : ils y sont iri&y prompts et résolus ; et l'opiniâtre , l'aveugle ténacité du soldat n'y manque jamais au général.

Vingt mille Autrichiens, sousMerfeldtetKienmajer, étaient réunis à Kutusow : soixante mille ho™"*** contre cent soixante mille; la résistance était impossible : aussi n'avait-elle été que simidée. Braunau dk* même, ville forte, bien armée et approvisionnée, nous avait été abandonnée sans coup férir. On ignore si œ fut négligence ou découragement des Autrichiens, oo si leurs généraux qui ne font rien sans ordre n'en avaient point reçu de leur Conseil Aulique, toujouis lent à se décider. Frappé de stupetur, ce Conseil s'était laissé surprendre ainsi , le 3o octobre , par une invasion à laquelle, depuis le 6, il devait s'attendre.

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