FIN DU LIVRE VINGTIEME ET DU TOME SECOND
(c avais recommandé, imposer vingt imUions au mo- (c ment de la conquête ; mais il n'a point voulu m*é- (( coûter; et, maintenant qu*il est trop tard, le voili « forcé à cette mesure ! »
L'Empereur avait raison en cela plus encore que sur le reste. Il eût fallu, dès le premier momenti quand on n'avait , comme conquérant, qu'à se &ire craindre, imposer franchement, et sur-le-champ, tontes les réformes nécessaires, toutes les mesures rigoureuses, afin de n'avoir plus ensuite, comme Roi, qu'à se fiôre aimer. On eût marché de la terreur à la douoeor, mardie naturelle, où tout se fût fait à propos; tand^ que, dans la marche inverse, de la douceur à la rigueur, des complaisances aux exigences, des doux accueils pour le clergé et la noblesse à Tabolition de leurs privilèges et à la suppression des couvents , c*ëtait avoir fait pour défaire -, c'était paraître avoir voulu surprendre des cœurs qu'on devait s'aliéner ensuite, et se donner l'apparence de la fausseté , par faiblesse. Qndks que fussent mes propres observations sur le Roi Joseph, et ses confidences accusatrices sur beaucoup de eenx (|ui Tentouraient, on comprendra que, avec TEmpereur, j'aie hésité entre mon devoir et ma répugnance à lui transmettre d'aussi épineux détails. Pour cequi regardait le Roi, je venais de lui servir d'aide de camp, de recevoir ses Ixmtés, et j'auniis été médire dekd, et lui nuire près de son frère! Cela me fit l'eSet d^une trahison. Quant au.v autres personnages, pourquoi le Roi m'avait-il chargé de ces dénonciations? Sa c»respondance intime avec l'Empereur n'avait-elle pas dû y suffira? Ce rôle, il est vrai, si je l'eusse accepté,