CHAPITRE YIIl. SCS
m'eût sans doute rendu fort intéressant^ fort nécessaire même; il m*eùt initié à de nouveaux secrets, et attiré ' bien d'«autres missions pareilles; mais cette ambition ne me tenta point , et je préférai paraître moins utile. On vient de voir d'ailleurs, par les exclamations de l'Empereur, qui indiquent mes réponses, qu'il se refusait à croire les difficultés de la situation du Roi aussi grandes qu'elles l'étaient réellement. Le reste de cet entretien me fut si personnel, il fut même si paternel pour moi de la part de Napoléon , que les détaik en seraient déplacés ici. J'en dirai seulement les derniers mots, parce qu'ils prouvent que l'Empereur était alors bien loin de croire à l'agression , pourtant si prochaine, du Roi de Prusse : « Reposez-vous donc ce et mariez-vous, me dit-il ; il y a temps pour tout, « et il n'est nullement question de guerre ! »
Six semaines plus tard, cependant, et marié, je le rejoignais à Wurtzbourg, passant ainsi, sans plus de repos, des campagnes des Côtes, d'Ulm, d'Austerlitz et dç Naples à celles de la Pnisse et de la Pologne.