‹ Histoire et mémoires (volume 5)Chapitre 84 sur 311 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Ainsi Tannée 1800 avait été, sur le continent , toute guerrière et victorieuse. L'année suivante Napoléon en recueille les fruits bienfaisants. Cette année 1801 sera toute pacifique. Déjà, telle que la France en 1793, l'Angleterre, qu'épuise une famine, à son tour reste isolée \ elle est mise au ban des nations. Les armes du Premier Consul ont arraché à l'alliance britannique le centre et le midi de l'Europe , en même temps que l'habileté de sa politique vient de soulever tout le Nord contre la tyrannie maritime de cette ennemie acharnée du droit des neutres.

En effet, dans les derniers jours de 1800, il avait obtenu , avec le renvoi, de Mittau , du Prétendant , la signature, entre les quatre puissances du Nord, du célèbre traité de neutralité armée. On a vu la fin de décembre 1800 et le commencement de 1801 signalés par des armistices. Dès le second mois , le 9 février, l'Empire d'Allemagne est enlevé à l'Autriche par la paix de Luaéville ; les sécularisations sont convenues ;

ItO LIVRE QUINZIEME.

et la rive gauche du RLin et la rise droite de TA* di<;e sont reconnues, Tune française, Tautre cisalpine. Quant au Piémont, son sort reste à notre dis- |K>sition. A la même époque TÉtrurie est donnée en Koyaume à l'Infant Duc de Parme , dont le Duché, six semaines plus tard , est réuni à notre République. \jt 28 mars est marqué , à son tour, par la paix de Naples qui chasse entièrement les Anglais de Tltalie. £t le i5 juillet, par le Concordat, la France, devenue protectrice du .Saint-Père , rentre dans la chrétienté européenne. Le ^4 août la Bavière, en s'alliant à la France, lui cède ses possessions rhénanes. Dans les deux mw suivants cette riche moisson redouble : du 27 septembre au 9 octobre , en dix jours , et par quatre nouveaux traités , ou par leurs préliminaires , Napoléon conclut la paix avec le Portugal , avec TAngleterre , avec la Russie et le Grand Seigneur. Pîtt en est renversé du ministère; le Cap reste à la Hollande; Malte doit être rendue à son Ordre; la Guyane française est agrandie; la République des Sept Iles , reconnue ; et le Portugal, arraché à la domination anglaise!

A ce propos remarquons ici une offre de huit millions faite à Napoléon pour la çessjfljxd'QlJyenza* el son refus avec cette noble réponse : « Non ! Thon- « neur n'a point de prix , et ne peut se vendre. »

Kn uit'uie temps des changements dans les constiuitions kUavo et helvétique préparent leur conc<»^ danco avec notn^ constitution nouvelle. Un nouveau Irailé avec rKs|Kigno nous a rendu la Louisiane; et, connue nous onlin « quels <|uo soient les germes de guerrt* que ron ferment i^^ i^iioilioations, ces trois dcr-

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