CHAPITRE V
par la Suède, et forcé d'accéder au traité russe et anglais du m juin, destructeur de la neutralité armée , il venait d'être contraint à se soumettre. D'autre part la paix entre l'Angleterre et la France était proclamée; et Macdonald, décidé à rompre avec la carrière diplomatique et à ne point se laisser enterrer dans cet exil , avait envoyé l'ordre à ses équipages, retenus sur l'Elbe ,• de rentrer en France. Lettres à Napoléon lui-même, envoi de l'un de ses aides de camp au Premier Consul , dépêches multipliées au ministre, plaintes amères sur la perte de sa santé et de sa fortune, il avait en vain tout employé. Le 5 décembre i8oij irrité des défaites par lesquelles Talleyrand répondait à ses demandes de rappel , il lui avait écrit une lettre rude et menaçante qui le brouilla bien inutilement, car le ministre, par une dépêche datée de la veille, 4 décembre , venait enfin de lui envoyer ses lettres de récréance. Il les reçut le 19 décembre, en profita sur-le-champ; et, quittant Copenhague le :i3, il nous ramena dans le premier mois de 180:1 à Paris, où Duroc nous avait précédés seulement de quelques semaines.