‹ Histoire et mémoiresChapitre 141 sur 266 · B19T. ET HÉ*. — T. I1U · texte numérisé non relu

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dre sur la cession de Constantinople. Mais il sut en même temps, par des concessions présentes, accordées sur la voie de ce lointain espoir, le satisfaire.

C'est ainsi que, le 12 octobre, au milieu des transports de joie d'Alexandre et de son ministre, une alliance offensive et défensive des deux Empereurs fut enfin signée! Elle leur garantissait- la possession rà l'un, de la Moldavie, de la Valachie et de la Finlande; et à l'autre, celle de l'Espagne pour le Roi Joseph. La paix devait être proposée à l'Angleterre sur ces bases. En dehors d'elles les deux Empereurs emportaient : l'un, une réduction de taxe de guerre de vingt millions en faveur de Frédéric , son ancien et malheureux allié ; et Napoléon , la promesse d'Alexandre d'user de toute son influence sur sa mère, afin d'obtenir d'elle, pour notre Empereur, la main de la Grande-Duchesse Catherine.

Cette entrevue, commencée le 27 septembre, finit le i4 du mois suivant : elle avait duré dix-sept purs, Napoléon était revenu à Saint-Cloud le 18 octobre.

Les onze jours qu'il y resta furent employés à cette vaine tentative de paix avec l'Angleterre ; à préparer la France et Paris à son absence ; à disperser sa marine en diverses croisières, dont l'une devait pénétrer dans la Méditerranée, pour aider Murât à y conquérir la Sicile; enfin, à achever la création de nouveaux cadres de guerre et l'appel de conscrits nouveaux , malheureusement anticipés jusque sûr la conscription de 1810. Car telles étaient déjà les conséquences de cette entreprise sur l'Espagne, que, d'une part, la Péninsule et ses colonies s'étaient ouvertes aux impor*

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