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CHAPITRE II

On se souvient que le 7 juillet, lendemain de Wagram , une proclamation mensongère de Bernadotte avait attribué à son corps d'armée saxon l'honneur de la victoire. C'était l'habitude et l'habileté de ce maréchal, de chercher à jeter des racines dans tous les cœurs et à se créer partout, des partisans. Ceci toutefois lui en fit peu, son corps d'armée ayant été aussitôt dissous, lui blâmé, démenti, et renvoyé eu France où, dans sa disgrâce, accueilli par Fouché et Talleyrand , il s'était réuni à leurs intrigues.

Fouché, ministre de la police, se trouvait alors aussi, par intérim, chargé du ministère de l'intérieur. Toujours remuant et audacieux courtisan de la Fortune , habile à se placer de façon à rester son ministre indispensable de quelque côté qu'elle se tournât, il avait toujours une main cachée dans toutçs celles des mécontents , et l'autre ardente à se montrer au pou-

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