‹ Histoire et solution des problèmes métaphysiques [microform];Chapitre 124 sur 148 · L'ASSOCIATIONISME. HARTLEY ET STUART MILL · texte numérisé non relu

L'ASSOCIATIONISME. HARTLEY ET STUART MILL

Ce psychologue n'a point visé, comme les associationistes ses successeurs, à remplacer les fonctions et, s'il se pouvait, l'esprit lui-même, par des associations passives d'idées. Son ouvrage est une étude de V associai iofi, dans un sens psychologique et moral plus commun de cette loi, c'est-à-dire du pouvoir exercé sur l'individu et sur son caractère, par l'habitude, la coutume, l'autorité, l'éducation, etc., à la suite des idées qui se lixent les premières, pour l'imagination et dans la mémoire. L'objet qu'il se propose est de nous apprendre à former et à diriger nous-meme nos associations, (c Nous avons, dit-il, le pouvoir d'adapter notre constitution mentale aux circonstances, de corriger ce qui est mal et de perfectionner ce qui est bien. Notre bonheur ultime paraît être de nature spirituelle, et non corporelle, en sorte que la mort, ou le débarras de la partie grossière de notre corps, ne saurait arrêter notre progrès, mais doit plutôt nous avancer dans la poursuite de notre véritable fin. L'association tend à nous rendre tous fmalement semblables ; de façon que, si l'un est heureux, tous doivent l'être. On peut montrer qu'elle agit pour les conduire tous à l'ultime et pur bonheur spirituel. »

II y a lieu de rapprocher cette pensée de Hartley de l'opinion de Mill relative à notre pouvoir sur notre propre caractère, nonobstant le déterminisme, qu'il professait, lui aussi, et de ses vues également optimistes d'avenir humanitaire. Celles-ci se rattachaient à l'association dans le sens du système social de Robert Owen, tout entier fondé sur la formation du caractère humain par l'éducation. C'est seulement sur les traces de Hume, et par Tœuvre de James Mill, plus particulièrement, qiie Técole empiriste s'est appliquée à démontrer que la pensée avec toutes ses lois, sans demander à l'esprit autre chose qu'une suite d'impressions sensibles, est le

simple produit de la formation des associations par l'expérience. Nous avons vu que, pour Sluart Mill, la difficulté s'était révélée clairement, de joindre les deux bouts, suivant cette méthode, c'est-à-dire de faire retrouver dans le résultat de la formation prétendue, ce que chacun appelle Vesprity en sa connaissance de soi, toujours sup[)osée par l'associationiste, et supposée sans être expliquée. Et Stuait Mill n'avait point trouvé que ce problème fut résoluble (XLl\ .

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