‹ Histoire et solution des problèmes métaphysiques [microform];Chapitre 28 sur 148 · ARISTOTE : LE PROGRÈS T · texte numérisé non relu

ARISTOTE : LE PROGRÈS T

ment absolu des meilleurs (ou, mieux, de quelque philosophe, si le cas pouvait se rencontrer), mais c'était là, par le fait, écarter la liberté, avec ses dangers propres, et en risquer de pires. De toutes manières, le progrès naturel de la société politique, avec le progrès de la moralité humaine pour condition, ne pouvait être pour les anciens une perspective naturelle. Quand l'idée en est entrée dans le monde, vingt-un siècles après Aristote, on a cru pouvoir attacher le progrès moral au progrès des sciences naturelles et de l'industrie ; et on a repris, d'une autre part, en corrigeant leur grossièreté primitive, les antiques spéculations sur la marche de la nature qui s'est acheminée à faire l'homme en produisant des organismes d'abord élémentaires, mais peu à peu moins imparfaits. On est venu jusqu à penser que la nature, atteignant un jour la perfection, y conduira rhomme avec elle, et réalisera ainsi la parfaite harmonie du dedans et du dehors des choses, aujourd'hui discordants. Mais les anciens voyaient dans la nature la génératrice universelle divinement fécondée, et non point une puissance en marche pour se constituer ellemême.

Le progrès selon la pensée aristotélique est la loi générale d'ascension vitale qui gouverne les évolutions physiologiques et préside à la production de toutes sortes d'êtres portés à différents degrés de perfection. Relativement au tout, c'est une classification des êtres dans cet ordre d'excellence ; pour les êtres rationnels seuls, une puissance de s'élever à la perfection par la vie contemplative, autant que le souffrent l'action déprimante des passions, la faiblesse des communs caractères humains, et le hasard des circonstances. Mais la nature fait incessamment les mêmes œuvres.

Le modèle éternel de la vie céleste est Dieu, non pas, dit Aristote, une idée, un simple intelligible,.

PLATON ET ARISTOTE

ou

M VTÎn ou le Bien, mais un être vivant, et tout appelé 1 Un ou le Bie ^^. ^^^

en acte, simple, aDsoiu, suj „„„r,x„ .-, piie-

celle de soi comme objet, intelhgencc «-apP^ tee a elle ^ me immuable, sans composition n. détermmat.on raSlières. Cet acte éternel est la vie, et D.eu qu et et acte est un être vivant, un être parfaUement heureux Ainsi parle le philosophe. Est-il donc vra. Heureux. Aiu=i F ,,,.•,-; „„; «'attache pour cer-

que le sentiment de la félicite, qui s attache p Lnes âmes, à la suspension volontaire du pouvo mental passé à l'état, contradictoire en soi, d une sorte meiiicu, p«^ ^Amn «IIP 06 sciitimeiit

Af^ n*^ant oui se penserait lui-même, que ce

t :2i du plus grand observateur et du plus ^.nd loc'icien de l'antiquité ? Le penseur qui a mis 1 idéal du

connaître et de l^tre dans la P^^^^'' f'' "^^^^Zi détermination serait le même qui a P^- l^^— ^^ et par suite, la curiosité, à l'origine de la philosophie Cda L parLît point douteux. Il faut alors tenir pour p:^ement exotériquc, si ce n'est pour -e .nterpola- Ln des éditeurs de ses livres de morale e qj on y Ut • nue Dieu est le principe supérieur de la raison et de la'science dans l'âme humaine, comme . est dan l'univers, la cause de tous les mouvements, et que nous devons 1 contempler et le servir. Ces termes, en effet, onld près le contexte, un sens de causalité efficiente ernon point finale. Us favorisent, en ton cas s ils son auSques, cette interprétation de l'mtellect actif ::^terseî en qualité de cause ^es intelligences a^^^^^^^^^ individuelles, par l'intermédiaire des mtelligences des sphères célestes, qui devait plus tard caractériser

^''cïstunTroblème qui pesa sur toute la suite des destinées de l'aristotélisme et qui motiva son alliance avec , . • A.. nM^ rhrétien ou musulman, comme

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