‹ Histoire et solution des problèmes métaphysiques [microform];Chapitre 50 sur 148 · TRANSITION DE LA PHYSIQUE A LA THÉOLOGIE · texte numérisé non relu

TRANSITION DE LA PHYSIQUE A LA THÉOLOGIE

considérant comme inhérente à l'existence éternelle du monde, par conséquent ; le second, la reconnaissant comme le péché de l'homme qui entraîne le monde, créé pour lui, dans sa chute.

Les théories cosmogoniques d'iléraclite et d'Empédocle n'étaient nullement des doctrines de déchéance dans le sens émanatiste, car elles supposaient des évolutions du monde périodiques, et toutes similaires entre elles, et prenaient chaque fois l'origine des phénomènes dans un état bienheureux, ou divin, sans que Tensemble des périodes cosmiques fût dominé par un être différent d'elles-mêmes ou de leur nature. La conception de l'universel était toujours celle de l'agent immanent, consubstantiel à sa matière, comme \ Infini d'Anaximandre, avec l'idée de l'infini en moins seulement. La doctrine de la chute se rencontre, il est vrai, chez Empédocle; elle avait dCi appartenir au pythagorisme, en rapport avec celle des transmigrations. Elle occupe une grande place dans les mythes de Platon, et figure dans son limée. Mais c'est alors la chute des âmes, sans aucun rapport défini, soit avec l'origine du monde comme étant îui-mrme une déchéance, soit avec une chute morale que la créature de forme humaine aurait subi <'t fait partager à la nature entière après avoir été créée en des conditions internes et externes de perfection définie et de bonheur. La doctrine de rémanalion conserva l'hypothèse de la chute des âmes individuelles, sous cette forme platonicienne; mais, au-dessus de ces âmes et des vicissitudes attachées à leurs métensomatoses, par delà les conditions de la vie entrée dans la matière, cette doctrine regarda le monde comme le produit de la descente de l'être absolu.

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