CHAPITRE XI
l/oRDRE DORIQUE, DIXIEME ÉPOQUE. 3IODE INTERMEDIAIRE
ENTRE l’mEPTAMÉTRIQUE ET l’oCTOMÉTRIQUE .
Le Parlhénon.
J^’ordre dorique, d’un commun accord, est parvenu à son apog’ée dans le Parlhénon; H y a atteint sa dernière perfection, disons plus, il y est poussé jusqu’au dernier raffinement. Toutefois, comme diversité de proportion et de caractère appropriée à des édifices de g’enres variés, destinés à des usag’es nouveaux, l’ordre dorique n’a pas encore, à beaucoup près, reçu tous les développements qu’il comporte.
Phidias, selon Plutarque (1), « avait seul l’intendance de tous les travaux exécutés sous Périclès » . Nous ne voulons pas, prenant à la lettre cette citation, prétendre, comme l’ont fait quelques-uns, que Phidias était le véritable architecte du Parlhénon. Mais l’ordonnateur de ces travaux, Périclès, a dû formuler d’abord un prog’ramme et, pour le temple de Minerve surtout, consulter Phidias, son ami, sur la rédaction de ce même prog'ramme.
La sculpture, brillant alors de son plus vif éclat, avait droit à une larg’c part. Or, la statue colossale de la déesse, avec son piédestal d’une extension extraordinaire, ne pouvait entrer dans la nef exig-uë des temples hexastyles; le fronton de ces temples était trop étroit pour contenir les vastes compositions de Phidias et de ses émules. De là sans doute jaillit l’idée de faire un temple d’une forme inconnue jusf[u’alors.
A ceux qui ont dit que le temple octostyle de Jupiter, à Sélinonte,
(I) Vï'e de Périclès, cluip. xxi.