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CHAPITRE V

l’ordre dorique a l’époque de la renaissance.

Ecole française.

Nous n’avons pas tout dit sur l’ordre dorique, puisqu’il nous reste à parler de son « étonnante variété ». Sa diversité de caractère se manifeste principalement dans le chapiteau, et ce g’enre de prog’rès a été particulièrement développé par l’école française.

François I", surnommé le Père des lettres, eut aussi la g'ioire, en attirant à sa eour une eolonie d’artistes italiens, de faire renaître les arts en France; mais l’art ne devint véritablement national que sous son successeur, Henri II, dont le règ'ne fut illustré par deux g'rands artistes français, Jean Goujon et Jean Bullant.

Jean Goujon, très-célèbre comme sculpteur, est presque inconnu comme architecte; et pourtant il était ég'alement habile dans ces deux arts.

Selon Pig-aniol de la Force (I) , cité par M. Gallet père (2), « ITtalien Dejacet, banquier de la cour, eut l’occasion de connaître Jean Goujon pendant les voyag’es qu’il faisait à la suite d’Henri H, et le chargea de lui construire à Paris, rue Yieille-du-Temple, un hôtel considérable, dans lequel ce riche propriétaire exposa publiquement les meubles précieux, les statues antiques et les magmifiques tableaux qu’il avait rapportés de l’Italie » .

M. Gallet ajoute : «L’intérieur de cet hôtel, mélange heureux de sculpture et d’architecture, nous serait encore inconnu, si les Filles de Saint-Gervais , qui l’avaient acheté des créanciers du marquis d’O,

(1) T. IV, p. 399, édit, de 1767.

(2) Notice histor. sur les archit. franc, du xvi' siècle, p. 48.

Fig'. 7U. — iJétail de la salle des Cariatides, au Louvre.

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