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CHAPITRE XII

ment du milieu ne pouvait pas être plus larg'e que les autres (1).

Selon Stuart, au temple de Jupiter Olympien à Athènes, dont le plan est aussi de la main d’Adrien, tous les entre-colonnements étaient égaux .

De la mauvaise proportion des entre-colonnements, vicieuse en ce qu’elle est impropre à un décastyle, il résulte que le temple de Vénus et Rome était trop larg’e pour sa hauteur. Le même défaut se reproduisait forcément dans la cella, et Apollodore a voulu dire sans doute qu’elle n’était point assez haute proportionnellement à sa larg’eur. S’il eût seulement trouvé les statues trop g’randes , Adrien ne se fût pas courroucé pour si peu : il pouvait répondre qu’il en était de même au temple de Jupiter à Olympie où , suivant Strahon , la statue de Phidias n’aurait pu se lever sans se hriser la tête au plafond. Mais la critique d’ Apollodore avait une bien plus g’rande portée et, malheureusement, elle a été comprise par Adrien. Cette critique s’appliquant à l’édifice tout entier, « la faute ne se pouvait corriger » ; on ne pouvait plus, en effet, ni g’randir les colonnes ni les resserrer, et il en coûta la vie à un g’rand architecte.

Le mag’nifique temple décastyle du Soleil, à Balbeck, a été fondé par l’empereur Philippe qui rég’na de l’an 244 à l’an 248. Cet édifice, comme on le voit d’après sa date, est d’une époque de décadence. Cependant ses proportions ne sont pas aussi mauvaises qu’on le pourrait croire à première vue. La hauteur des colonnes, comparativement à la larg’eur du temple, est bonne : c’est le principal. Les entre-colonnements paraissent étroits parce que les colonnes sont lourdes, et l’entablement, qui est faible, en paraît d’autant plus maig’re. Ces défauts sont faciles à corrig’er. Il suffit pour cela de donner aux colonnes, dont le diamètre a presque la neuvième partie de leur hauteur, un diamètre qui n’en ait, au plus, que la dixième partie. Et il faut, au contraire, donner à l’entablement la hauteur maximum, que l’on empruntera au plus g’rave des temples octostyles , c’est -à-dire au temple de Jupiter Stator.

(I) Le plan de Léon Vaudoyei' ii’est pas coté : c’est sans autoi'ité qu’il a donné à l’entrecolonnenient milieu près de 2 diam. 1/2, ce qui lui a permis de ne donner aux autres qu’un diam. 2/3, et do mettre une colonne de plus sui- les longs-côtés.

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