CORINTHIEN
Façades décastyles
— octostyles
— liexasfyles
— tétras ty les
La proportion donnée par Vitruve est celle du fronton du Partliénon dont la hauteur est la nemième partie de sa hase. Cette proportion, nous l’avons dit en son lieu, n'est g*uère bonne que pour une façade octostyle d’ordre dorique g*rec.
Dans les temples hexastyles de la Sicile et de Pæstum , la hauteur des frontons est la huitième partie de leur hase.
(1) La division en parties proportionnelles se fait, selon Vitruve, sur la moulure qui couronne le larmier. La grande cymaise est en dehors de la cote de hauteur et s’ajoute finalement sur les corniches rampantes.
(2) Suivant le temple d’Apollon à Milet.
(3) — le temple de Diane à Magnésie.
(4) — le temple de Minerve à Priène.
(5) — le temple du Soleil à Balbuck.
(0) — le temple de Jupiter à Balbuck.
(7) — le temple de Laïus et Lucius à Nismes.
(8) — le temple d’Auguste à Pola.
Aux temples d’Hercule à Gora et d’Aug'aste à Athènes, tous deux têtrastyles et d’ordre dorique, mais avec des colonnes sveltes, le fronton a de hauteur la cinquième paî'tie de sa hase.
Ces proportions ne sont bonnes que pour les édifices d’ordre dorique g'rec. Pour les édifices d’un autre ordre, les anciens ont judicieusement adopté des proportions fort différentes.
Les monuments d’ordre corinthien ont les frontons les plus hauts à cause, principalement, de l’aug’mentation prog’ressive de la corniche.
Au point où nous en sommes de notre étude g-énérale des monuments antiques, on peut déjà comprendre que les principes fondamentaux, bien qu’immuables, ne sont point exclusifs d’une g’rande variété de caractère, dans les trois ordres g’recs, et permettent à chacun de manifester sa personnalité. C’est ce que Quatremère a développé beaucoup mieux que nous ne saurions le faire : « Il existe un « mouvement continuel , lorsqu’il n’est pas contenu par de puissants a principes de résistance, dans les éléments producteurs des œuvres « du g'énie. Ce mouvement moral qu'on appelle invention , ou besoin « de nouveauté, utile aux prog-rès des arts, qu’il vivifie, développe et « mûrit, est aussi celui qui, sans qu’on s’en aperçoive, les détériore ei « les détruit. Les Grecs seuls paraissent avoir bien entendu ce que doit « être l’invention dans les arts : c’est qu’ils firent ce que fit la nature, « aussi invariable dans les types de ses ouvragées que variée dans les (( détails de leurs empreintes ou de leurs modifications. L’art chez « eux avait fixé à chaque g-enre d’ouvrag’e un caractère de formes fondamentales, base constante et finale d’une multitude infinie de « diversités, où l’esprit de l’homme trouvait ce qui est conforme à sa « nature complexe , la fixité de la raison dans l’unité , la mobilité de « l’instinct du plaisir dans la variété (1). »
(1) Quatremère de Quincy, Fie des architectes, t. II, p. 182.