LIVRE II. — CHAPITRE VII
était couché à terre. Deux larg*es vaisseaux furent remplis de pierres jusqu’à ce que leur poids fût double de celui de l’obélisque; ainsi charg'és, on les fît passer sous le monolithe, dont les extrémités portaient sur les deux rives; ayant été ensuite décharg*és de leur poids, ils soulevèrent tout naturellement l’obélisque (1). »
« Le fleuve traversant toute l’Ég-ypte, et les carrières étant peu éloig’nées de ses bords, ainsi que la plupart des villes et des temples qu’elles renferment, il est bien probable que l’eau fut le conducteur ordinaire de presque toutes les g’randes masses, dont le transport par terre eût coûté des efforts et des dépenses incalculables (2). » La crue périodique du Nil a dû aussi être souvent utilisée; l’ing-énieur Lebas n’eût peut-être pas réussi à transporter l’obélisque de Louqsor à Paris sans le concours de ce puissant auxiliaire.
Il est reg’rettable que ce monolithe, remis sur son piédestal ég’yptien, que M. Lebas a rapporté aussi, n’ait pas été élevé au centre de la cour du Louvre, sa véritable place.
(1) Hist. nat., ibid., lib. XXXVI, cap. ii.
(2) Quatremère de Quincy, Dict. d’archit., au mot Obélisque.