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LE LABYRINTHE

Les récits des historiens relatifs au labyrinthe d’Ég’ypte semblent, à première vue, fort différents; mais, en étudiant le plan des ruines de cet immense édifice, on s’aperçoit bientôt que ces descriptions diverses ne sont point inconciliables, et qu’elles se complètent l’une par l’autre.

Une des merveilles les plus surprenantes du labyrinthe est sans contredit l’époque où il a été construit. On est loin de s’attendre à trouver, dans l’âg'e que nous autres modernes appelons antédiluvien, le monument le plus considérable, le plus parfait, le plus justement célèbre des Égyptiens. Toutefois, un édifice de cette importance ne saurait être l’œuvre d’un seul roi. Nous avons déjà fait observer que la construction du temple de Pbtba à Memphis avait exig*é une long’ue suite de siècles; il a dû en être à peu près de même pour le labyrinthe. Aussi les documents historiques et les inscriptions trouvées dans les ruines donnentils plusieurs dates successives.

La partie la plus ancienne est la pyramide. Elle a été élevée, selon Manéthon, par Lacharès, successeur immédiat de Sésostris et quatrième roi de la xiU dynastie, lequel monta sur le trône l’an 3341 avant notre ère. Manéthon, à la vérité, dit simplement que « Lacharès choisit le labyrinthe pour sa sépulture» , mais il est fort présumable qu’il n’aurait pas bâti seulement la pyramide. Pline fait remonter en effet la fondation du célèbre édifice à 3600 ans avant l’époque où il vivait, date approximative fort rapprochée de celle des annales ég'yptiennes.

M. Lepsius a trouvé, en 1843, dans les ruines du labyrinthe, des

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