‹ Histoire et théorie de l'architectureChapitre 67 sur 296 · LIVRE III. — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE III. — CHAPITRE IV

n’a de portiques que sur ses deux faces latérales, mais il en avait probablement un troisième formant pronaos au-devant de la porte principale du sanctuaire. Bien que l’existence de ce troisième portique soit conjecturale, toujours est-il qu’il y avait emploi simultané de colonnes cannelées et de piliers carrés (1).

Retrouvant sur ces piliers exactement la même décoration que sur ceux du périptère d’Elépbantine et du temple pseudodiptère de Mé-

dinet-Habou (2j, il semble que ces édifices avaient une même destination. Suivant cette opinion, les deux derniers temples que nous venons de décrire auraient été élevés en coriimémoration de l’avénement de Tliouthmosis au trône d’Egypte dans le premier, au trône d’Ethiopie dans le second.

Le temple éthiopien présente une particularité que nous ne pouvons passer sous silence : c’est une corniche carrée au lieu de la corniche ordinaire à g’org’e cannelée. Ce g’enre de corniche se retrouve au pro-

(1) Lepsius, H® pari., t. Il, pl. 83, cL t. V, [>1. 3G. Voir aussi Cailliaiul, Voy. à Méroc, vol. II, pl. 24 à 29.

(2) Voir les mêmes [)lanchcs.

naos du temple d’Amada, formé aussi de piliers carrés et de colonnes proto-doriques, et sur un portique à piliers dans un des plus anciens tombeaux du plateau des g-randes pyramides. Il ne paraît donc pas douteux que cette forme de corniche, d’une simplicité primitive, soit la plus ancienne et appartienne à l’ordre proto-dorique qu’elle complète.

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