‹ Histoire et théorie de l'architectureChapitre 7 sur 296 · PREMIERS INDICES DE CIVILISATION · texte numérisé non relu

PREMIERS INDICES DE CIVILISATION

Diodore de Sicile rapporte (1), d’après les Ég*yptiens, « que, dans le commencement de toutes choses, les premiers hommes naquirent en Ég-ypte par suite de l’heureuse température du pays et des propriétés physiques du Nil, dont les eaux, naturellement fécondes et produisant d’elles-mèmes divers g’enres d’aliments, ont pu nourrir sans peine les premiers êtres qui reçurent la vie. En effet, la racine du papyrus, le lotus, la fève d’Eg*ypte, le corséon et beaucoup d’autres plantes, fournissent une subsistance appropriée à la nature de l’homme 11 est

donc évident que, dans la première formation du monde, l’Eg'ypte a été la contrée la plus favorable à la g’énération des hommes, par l’excellente constitution du sol.

(( Aussi c’est en Eg*ypte que les plus anciens des hommes, ayant levé les yeux sur le monde qui les environnait, frappés d’admiration en contemplant l’ordre naturel de l’univers, reconnurent des «livinités éternelles, antérieures à toute autre (2).

<( Les Eg’yptiens disent qu’indépendamment de ces premiers dieux, il en est d’autres, qu’ils nomment dieux terrestres, qui sont nés mortels, mais ont acquis l’immortalité par l’étendue de leur intellig’ence et les services qu’ils ont rendus au g'enre humain. Plusieurs d’entre eux ont régalé en Eg’ypte (3).

'( Dans ces temps primitifs, la succession n’appartenait pas aux des-

(1) I.iv. 1, cliii]). X.

(2) Liv. 1, cliap. XI.

(3) Liv. I, chap. xni.

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