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CHAPITRE VII

loi

exécuté sur une plus petite échelle, mais avait les mêmes proportions relatives que le temple de Denderah, le même nombre de colonnes dans le pronaos, et était consacré à la même divinité. Enfin, l’espace existant entre le mur d’enceinte et le pronaos permet de supposer en avant de celui-ci deux pylônes et un péristyle, toujours comme à Denderah et à Edfou.

Le temple d’Esneh (Latopolis) a été orig-inairement fondé j)ar Thoutmosis Mephrès et dédié à Ghnouphis. 11 n’en reste que le pronaos, mais intact, aA'Cc ses ving't-quatre colonnes, ses antes et ses murs, le tout parfaitement semblable aux plans des deux temples précédents. Le grand espace libre en avant permet de supposer la même disposition g'énérale (1).

Le temple d’Anlæopolis a conservé une g'rande partie de son enceinte, au milieu de laquelle s’élevait le naos. 11 n’en reste que les colonnes du pronaos et une chapelle monolithe placée dans l’axe du temple. Toutefois, ces indications permettent de le comparer au teniple d’Edfou. Ces deux monuments étaient en effet exécutés sur la même éclielle; tous deux avalent six colonnes entre les antes sur trois rang-s seulement de profondeur (au lieu de quatre), et le monolithe placé ordinairement au fond du sanctuaire prouve que celui-ci était à la même distance de la façade de part et d’autre. On peut donc supposer que les deux plans étaient identiques. Or, « une autre construction se rattachait au plan g’énéral. Dans l’axe du portique (pronaos), et à environ quatre-ving’ts mètres, on trouve d’énormes pierres sur le sol. C’était sans doute, dit Jomard, une g-rande porte analog-ue à celle qui précède le temple de Denderah (2). » On pouvait tout aussi bien dire : à celle qui précède le temple d’Edfou. Faut-il ajouter qu’il ne manque plus au temple d’Antæopolis que l’adjonction du péristyle d’Edfou?

Le temple d’Achmouneyn (Hermopolis Mag-na), ayant eu la bonne fortune d’échapper aux ravag-es de Cambyse, mérite une mention particnlière. On y lit en effet, dans la frise et sur les dés des chapiteaux, le Tiom du premier roi de la xxiiF dynastie.

(1) A, vol. I, 1)1. 72.

(2) Jomard, Bescr.de l’Fjjijpte , toxte, t. IV, p. 0:j.

Selon Jomard, « le portique d’Hermopolis, seul reste considérable de cette g’rande ville, a appartenu à l’un des plus mag’ui tiques temples de l’Eg’ypte ancienne. Les dimensions des colonnes ne le cèdent qu^à celles des plus hautes colonnes qu’on trouve dans les g’rands édifices de Thèbes, et le diamètre excède celui des colonnes de Tentyris de plus d’un quart; la long-ueur du portique devait excéder celle du pronaos de Denderali à peu près dans le même rapport. Ainsi ce monument est un des plus considérables de l’architecture égyptienne.

« J’ai dit, continue Jomard, que le portique est dans Taxe des ruines, à six cent cinquante mètres environ de leur extrémité septentrionale. Il est peu encombré; douze colonnes sont encore debout, couronnées de leurs soffîtes, des architraves et des plafonds; mais il a beaucoup souffert et il a même perdu une ou deux rang>ées de colonnes entières, car tout annonce qu’il était composé de dix- huit ou ving't- quatre colonnes... La pierre dont il a été bâti est calcaire et l’espèce en est numismale; telle est sans doute la cause de la destruction de l’édifice. Les chrétiens et les musulmans ont brisé les pierres pour les convertir en chaux (1). »

Ce que Jomard appelle le portique faisait évidemment partie du pronaos, lecjuel, vu l’importance de la ville, était d’une g’randeurpeu commune. Aussi les colonnes ont-elles 2 mètres 80 centimètres de diamètre, et elles ne devaient pas être sur moins de quatre rang-s de profondeur. D’après tout ce qui précède, le naos, comme tous ceux des temples égyptiens du premier ordre, était sans doute précédé d’un péristyle analog'ue à ceux que nous venons de décrire. Vu la ga’andeur extraordinaire du pronaos ou salle d’assemblée, on ne peut refuser d’admettre que les colonnes des ailes étaient plus petites que celles de la façade, car il n’existe aucun exemple, même à Thèbes, de colonnes d’un aussi g'rand diamètre employées dans les portiques formant les péristyles. Nous pensons donc cju’ici, comme aux temples déjà cités, les colonnes des ailes devaient avoir les deux tiers de celles du pronaos, c’est-àdire un diamètre d’environ 1 mètre 87 centimètres.

(1) Descr. de l’Egypte., texte, t. IV, p. 171-172; et A, vol. IV, pl. liO à 52.

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