HAUT DAUPHINÉ
ANT que les Tardieu , de Recours', résidèrent dans leurs montagnes des environs d'AgnicUes, on ne vit pas leur nom répandu en Provence ou dans le Bas Dauphiné, aujourd'hui département de la Drônie. Mais les Tardieu, de Recours, paraissent avoir quitté leur berceau, définitivement, à la fin du \iii= siècle, pour passer, d'abord, aux environs d'Aspres-les-Veynes, puis, au commencement du xiv' siècle, à Sisteron et dans les environs, pour même aller jusque dans le Languedoc où nous les trouvons, en haute situation, dès 1321. Les Tardieu, placés, à Recours, dans une région fi-oide et sauvage, firent donc ce que l'on constate pour une foule d'antiques maisons : ils descendirent des montagnes pour s'établir dans la plaine.
Il y a eu, dès 1795, des Tardieu à Serres (Hautes- Alpes) ; et, récemment, des représentants de ce nom appartenant à la religion réformée. Jean Tardieu, propriétaire à Serres, eut pour fils André, résidant à Serres, vétérinaire, marié à Angélique Chabus, dont 1° et 2° Jean-Louis et Etienne, tous deux conducteurs principaux des ponts et chaussées, morts sans postérité ; 3° Louise-Lucie, mariée à Louis Garnier, architecte à Gap, où elle mourut, âgée de 55 ans, en 1869 (13 décembre), laissant un fils et quatre filles ; 4° Julie, épouse de M. Barle, greffier de la justice de paix à Serres. — Il existe à Nyons (Drome) des Tardieu dont les ancêtres sortent de Rosans (Hautes- Alpes)