ACQU1-S-FRA\Ç0IS DE TARDIEU
ni.irquis de M;ileyssyc, capitaine aux gardes françaises (1680),
ensuite mestre de camp d'infanterie (1689),
lieutenant au gouvernement particulier des ville et château de Compiégnc,
mort en 1694.
« M. son Père avait été capitaine dans ce même corps aussi bien que son grand-père et « un grand-oncle qui fut fait gouverneur de Pignerol et pour lequel le feu roy avait « beaucoup de considération. M""= de Louvois donna la chemise à la mariée, dont 'c elle est cousine germaine, et fît les honneurs de cette noce. M. le marquis de Malissy « a été élevé page du roi. Mi''= de Barentin, à présent M"'« de Malissy, a beaucoup « d'esprit, de douceur et de conduite. » La marquise de Louvois était fille du marquis de Souvré, maréchal de France, et de M""^ de Barentin, remariée en secondes noces avec M. de Montmorency-Laval, marquis de Bois-Dauphin. M""^ de Maleyssye, qui mourut en 1728, se trouvait tante des duchesses de la Rochefoucauld et de \'illeroy et des duchesses de Montmorency-Chàtillon et d'Harcourt (filles et petites-filles de M""= de Louvois). Anne de Barentin était petite-fille de Charles du Lys, avocat général à la cour des aides de Paris, dernier représentant niàle de la famille de Jeanne d'Arc. Nous donnons, du reste, la filiation en remontant jusqu'à l'immortelle héroïne. Il en résulte qu'actuellement MM. de Tardieu de Maleyssye sont les représentants directs de l'illustre fille de Domrémy. (Dans les archives du château de Houville, se trouvent trois lettres de Jeanne d'Arc. M. Didot a reproduit les photographies de ces lettres dans son Histoire de Jeanne d'Are.) Ils consep,-ent, en outre, tous les papiers réunis par Charles du Lys.
Jacques-François de Tardieu de Malej'ssye et Anne de Barentin eurent : i" Achille- François, marquis de Maleyssye, né le 22 avril 1685, lieutenant du roi à Compiégne, en survivance de son père, par lettres de 1709 (17 février), tué en Flandre, le 18 août 1710. Il existe un acte d'émancipation, en date du 18 janvier 1690, pour accepter la succession de feu Charles-Gabriel de Tardieu de Maleyssye, seigneur, marquis dudit lieu et de Melleville, maréchal de camp, etc. où il est désigné comme « de Martin de Malevssye ». Avec lui s'éteignit le nom de Martin, et par conséquent la substitution; 1° Charles-Gabriel, qui suit ; 5° Jacques-François, comte de Maleyssye, seigneur de Meux, près Compiégne, né le 29 septembre 1690, mort à Paris, le 10 juin I7î8. Il eut du vivant de sa mère son mariage caché et le déclara aussitôt après son décès; il avait épousé, le 11 septembre 1728, Marguerite-Françoise de Héère, fille de Claude- Denis, seigneur de Barneville, lieutenant aux gardes françaises et gouverneur de Brie-Comte-Robert, et de Marie-Anne de la Mothe d'Aulnoy ; il mourut sans postérité; 4° Louis-René, né en février 1694, mort le 19 mars 1768, ecclésiastique. — VIL Charles-Gabriel de Tardieu, marquis de Maleyssye, seigneur de Mons, de Rivecourt, la Montjarvière, né le 6 août 1687, enseigne de vaisseau, lieutenant du roi à Compiégne (1732), chevalier de Saint-Louis, mourut, le 27 juin 1756, d'apoplexie, et fut enterré à Paris, à Saint-Jean-en-Grève {Etal-civil de Paris, par le comte de Chastellux, p. 579); il épousa, le 9 février 1723 (contrat passé par Bougainville, notaire à Paris), Anne-Philiberte de Barillon d'Amoncourt, dame de Maugarny, morte
ACQUES D'Arc
né à CelTonds, près Moiuiérendcr, en ijSo, mort en 14^1 , f^i^-~^i^ . ' '^ épousa Isabelle Roinée (de Voutlion) née en 13S7, morte le 28 ou 29 novembre 1458.
Pierre d'Arc
chevalier du Lys, seigneur de l'Uc aux Bœufs
près d'Orléans, mort avant 1467,
épousa Jeanne Baudot, de Domrémy
Jeanne d'Arc
l'illustre héroïne française,
née en 1412, à Domrémy,
brûlée vive à Rouen, en 14; i.
Jean du Lys, le jeune,
Eclievin d'Arras, mort vers 1493
Epousa Anne de Villebresme.
Jean du Lys, dit le Picard,
et le capitaine Grinid-Jean,
compagnon d'armes de Bayard,
mort en 1540.
Michel du Lys,
Gentilliomme ordinaire de Henri II,
mort en 1562.
Charles du Lys,
né vers 1559,
avocat général à la cour des aides de Paris,
mort vers 1652,
épousa Catherine de Cailly.
Françoise du Lys
épousa Louis Quatrehommes,
conseiller à la cour des aides de Paris,
conseiller d'Etat.
Marie Q.uatrehommes du Lys,
mariée, le 3 janvier 1654,
i Achille de Barentin,
conseiller au parlement de Paris,
mort le 17 janvier 1698.
Anne de Barentin,
née le 2 juillet 1652,
mariée le ; août 1684,
à Jiicqiies-Françûis de Turdku,
marquis de Mnleyssye cl de Mellei'illc.
le 4 février 1765, fille d'Antoine, marquis de Branges, seigneur de Mancy, Morangis, conseiller au parlement de Paris, et commissaire aux enquêtes, maitre des requêtes de l'hôtel du roi, et de dame Anne Doublet de Persan (qu'il avait épousée à Paris, le 25 mai 1694, fille de Messire Nicolas Doublet, secrétaire du roi). Antoine de Barillon était fils lui-même de Magdeleine Mangot, fille du garde des sceaux, et de Paul de Barillon, conseiller d'état ordinaire, plénipotentiaire à la paix de Nimègue, ambassadeur de Louis XIV en Angleterre (qui fut l'ami de M""= de Sévigné et de La Fontaine ; c'est à lui que celui-ci a dédié sa fable intitulée Le pouvoir dfs fables, livre \'III, fable 4), dont : 1° Anne-Philiberte, née le 4 juillet 1724, morte le 20 mars 1728; 2° Antoine-Charles, qui suit; 3" Charles-Philibert, appelé le chevalier de Maleyssye, puis le comte de Maleyssye, seigneur de Maugarnv, reçu chevalier de Malte, chevalier de Saint -Louis, capitaine aux gardes françaises, mort subitement d'apoplexie, le I) février 1778, à Paris, enterré à Saint-Sulpice, âgé de 47 ans; il épousa, en 1769, M"= Sylva, fille d'Adrien, conseiller au parlement de Paris et de Marie-Antoinette de Couet, et mourut sans enfants ; sa veuve se remaria avec le marquis de la Chaboisiére qui a écrit diverses pièces; 4° Charlotte-Thérèse, née le 18 janvier 1732, épousa, le 18 septembre 1753, Etienne-Jean-Bernard de Clugny, baron de Nuits-sur-Armançon, mort en 1776, contrôleur général des finances. Il était fils d'Etienne, conseiller au parlement de Bourgogne, et de Claire-Gilberte de Voisins, il eut : A. Claire-Charlotte- Etiennette, née à Dijon, en 1754, mariée au comte de Loheac ; B. Antoine-Charles- Etienne, marquis de Clugny, marié à Apolline Jably, dont Marie, épouse de J.-B. de Nard, dont postérité. — VIII. Antoine-Charles de Tariiieii, comte, puis marquis de Maleyssye, seigneur de Mons, Rivecourt, l'Isle-Jourdain, le Vigean, Fontaines-lés- Ribouts, lieutenant du roi à Compiégne, capitaine aux gardes françaises (1777) avec
Les DE Barillon, illustre maison, sont originaires d'Auvergne, de la ville d'Issoire. Jean Barillon, le premier connu, né à Issoire, était seigneur de Murât, secrétaire du roi, et épousa Claudine du Prat, parente du chancelier du Prat. Sa postérité s'est illustrée dans la magistrature, l'administration, la diplomatie, l'épiscopat. Elle compte un président au parlement, avant 1598, des conseillers de ce corps élevé, un ministre des finances (de 1650 à 1660), un ambassadeur en Hollande et en Angleterre (mort en 1691), un évêque de Luçon (mort en 1669), deux intendants de provinces (de 1660 à 171 5), des conseillers d'État, des maîtres des requêtes. Elle était représentée, au xviiie siècle, par Antoine-Pierre de Barillon d'Amoncourt, marquis de Branges, conseiller au parlement de Paris depuis 1719, père d" Antoine-Marie, né en 1736, qui épousa Nicole de Lande, d.mie d'Houville, dont Antoine, conseiller au parlement de Paris, marquis de Branges, seigneur de Mancy-Morangis, Houville, mort à Houville, en 1823, qui institua, comme son héritier universel, son neveu, le comte de Tardieu de Maleyssye (Aristarque). Armes : EcarteU aux i ci 4 d'azur, au chevron d'or accompagné de 2 coquilles de même et d'une rose en pointe, d'argent; aux 2 et }, d\r:^ur, au coq d'or, crélé, barbe, àe gueules.
AWIi l)B lîARKN'TIM
née en 1652, à Paris, y mourut en 1728.
Descendante, par sa mère, d'un frère de Jeanne d'Arc,
mariée, en 1684, à Jacques-François deTardieu,
marquis de Maleyssye, lieutenant du gouverneur de Compiègne.
rang de colonel, brigadier d'infanterie (i" mars 1780), maréchal de camp (i" janvier 1782), lieutenant général (1789), chevalier de Saint-Louis (1760); en 1789, président des élections de Confolens, député de la noblesse aux Etats généraux pour le bailliage de Chateauneuf-en-Thimerais. Le 9 juillet 1793, victime des fureurs de la Révolution, il périt sur l'échafaud, à Paris, avec deux de ses filles. Il avait épousé, le 16 mars 1739, Elisabeth-Marie de Paignon, fille de Jean-Baptiste, écuyer, propriétaire d'une importante manufacture de draps, et de Marie-Anne Périchon, d'où huit enfants, savoir : 1° Marie-Anne-Charlotte, née le i" novembre 1760, mariée : 1°, le 2 juillet 1781, au marquis de Goulaine, et 2° au comte de Lostanges; elle mourut à Paris, en 1837, sans postérité; 2° Antoinette - Elisabeth , née le 28 janvier 1762, morte jeune. — IX. 3° Antoine-Charles-Marie-Anne, comte, puis marquis de Maleyssye, né à Paris, le 26 août 1764, gouverneur de Civray en 1766, lieutenant aux gardes; il émigra à l'armée des princes ; chevalier de Saint-Louis, colonel de la légion de l'Indre (1815), maréchal de camp (1818), mort à Paris, le 11 novembre 1851, enterré à Picpus; il épousa, à Lisbonne, le 29 mars 1800, Thérèse- Jeanne-Marie-Hortense de Luc, morte sans enfants, le 14 mars 182e, inhumée à Picpus ; 4° Charlotte-Hyacinthe, née le 20 juin 1765, mariée, le i" juillet 1785, au baron du Bois-Bérenger, elle mourut en héroïne, sans postérité, sur l'échafaud révolutionnaire, le 21 messidor an II, en même temps que son père. Les histoires de la Révolution ont fait l'apologie de son merveilleux courage et de sa piété filiale. Dans l'Histoire du XVIII^ siècle, par Lacretelle (t. XII, p. 52), nous lisons : Deux jeunes femmes d'une rare beauté (la marquise du Bois-Bérenger (baronne) et la comtesse de Maleyssye sa sœur (M"« de Maleyssye, âgée de 17 ans) furent remarquées parmi tant de victimes. Elles étaient enfermées avec leurs père et mère; l'acte d'accusation fut apporté à M. et M""^ Tardieu de Maleyssye (le marquis de Maleyssye lieutenant-général) ; la plus jeune de leurs filles, la comtesse du Bois-Bérenger, n'y était pas comprise. « Dieu, s'écriait-elle, en versant des larmes de désespoir, vous mourrez sans moi ; je suis condamnée à vous sur\-ivre. » Elle s'arrachait les cheveux, embrassait tour à tour son père, sa mère, sa sœur, et répétait avec désolation : « Nous ne mourrons pas ensemble! » Enfin, elle reçoit son acte d'accusation ; elle se livra alors à un tel transport de joie qu'on eût cru qu'elle tenait dans ses mains sa liberté et celle de toute sa famille. Le père, la mère et les deux filles furent condamnées. On ne pouvait, à la Conciergerie, voir ce groupe sans se sentir l'âme élevée et attendrie. La jeune fille disait à son père : « Mon père, en paraissant devant Dieu, je me presserai bien fort contre vous; vous êtes si honnête homme que Dieu fera grâce à mes péchés en faveur de vos vertus. » Pendant ce temps, M™= du Bois-Bérenger coupait ses cheveux; elle se présenta ensuite pour les couper à son père, à sa mère et â sa sœur. Un sourire céleste la suivit jusqu'au supplice. Tous les ouvrages sur la Révolution (RioufFe, Samson, le bourreau.
JEAXN'E d'arc, dite h PUCELLE
illustre héroïne de la France, née à Domrémy, le 6 janvier 1412,
brûlée vive par les Anglais â Rouen, le 31 mai 1431.
De Pierre d'Arc, Tun de ses frères, descend Anne de Barentin,
mariée, en 1684, â Jacques-François de Tardieu, marquis de Maleyssye.
Les Tardieu de Maleyssye actuels sont les représentants directs
de la famille de cette grande Française.
(Portrait reproduit sur une gravure de 1584 ;
dans « les Vrais portraits et vies des personnages illustres », par Thévet).
Wallon, etc.) racontent les mêmes faits avec admiration. Du Bois Gobey, dans son roman sur la Terreur, a cru devoir consacrer un épisode à M™' du Bois-Bérenger, et prétendre que sa beauté et son courage étaient tels que, sur le passage de la fatale charrette, le peuple voulut se soulever pour la délivrer; 5° Charles-François, qui suit; 6° Claire-Félicité, née le 8 mai 1771, morte sur l'échafaud, avec un courage célébré par les écrivains, à côté de son père et de sa sœur qui précèdent, le 9 juillet 1793, ange de piété filiale; 7° Aristarque-Marie, mort en bas âge ; 8° Aristarque-Marie, auteur d'un rameau (existant), qui suivra. — • IX. Charles-Français de Tardieii, vicomte de Maleyssye, né le 6 mars 1767, entra dans la marine en 1780; lieutenant de vaisseau (1789); il émigra à l'armée des princes, chevalier de Saint-Louis (1798) ; capitaine de vaisseau (181 5); il épousa, à \'ersailles, le 17 septembre 1810, Henriette des Champs de Raffetot, morte en 1813, dont il eut : i" un fils, mort jeune; 2° Antoine-Charles, qui suit.
X. Aiilohie-Charles de Tardieii, marquis de Maleyssj'e, né le 21 octobre 1812, mort le 31 octobre 1892, épousa, le 16 décembre 1833, Léonie de Robert d'Acquéria de Rochegude, fille du marquis de Rochegude et d'Aglaé de Capellis, dont Marie- Joséphine, née le 2 juin 1835, mariée, le 23 septembre 1854, à Eustache-Rainulphe, comte d'Osmond, dont Marie-Eustache-Osmon, marquis d'Osmond, né le23 août 1855.
RAMEAU EXISTANT. IX. Aristarque-Marie de Tardieu , comte de Maleyssj-e, né le 8 août 1773, entra dans la marine en 1789, émigra à l'armée des princes, chevalier de Saint-Louis (1814), lieutenant-colonel d'infanterie (1815), démissionnaire (1818), mort, en 1847, au château de Percey (Yonne); il épousa, à Paris, le 18 avril 1803, Charlotte-Eulalie des Nos, fille du comte des Nos et de H. de Romance, morte à Versailles, en 1851. Il eut : 1° Charles- Etienne, qui suit; 2° Alfred -Arislarque de Tardieu, vicomte de Malevssye, né à Paris, le 13 mars i8oé, entré à l'École de Saint-Cyr en 1824, officier de dragons, démissionnaire (1830), mort au château de Percey, le 19 juillet 1832, victime de son dévouement pour les cholériques. Tous les habitants se sauvaient, abandonnant leurs proches; pour remonter les courages, il allait soigner tous les malades, et fut la dernière victime de l'épidémie; 3" Antoine-Eugène-Arthur-Conrad de Tardieu, vicomte de Maleyssye, né au château de Percey, le 22 octobre 1811, il y mourut le 24 décembre 1873; il épousa, le 22 mai 1843 (contrat reçu par Cahouet, notaire à Paris), Léonine Le Peletier des Forts, fille de Nicolas -Michel, comte Le Peletier des Forts et de Léonine-Henriette de Baert, morte à Château Renard (Loiret), le 10 décembre 1873 ; dont il eut : A. Henriette, née à Paris, le !"• janvier 1846, mariée, en avril 1869, à Albair du Fresne, comte de Virel, ancien élève de l'École polytcchnnique, secrétaire d'am-
bassade (châteaux de Perccy (Yonne), de Grego et de Virel (Morbihan), fils du comte de Virel et de M"»: de Pont-Bellanger, dont sept enfants, savoir : André, élève de l'Ecole de Saint-Cyr; Marie ; Marguerite; Henry; Conrad ; Léonine; Albert; B. Marguerite, M"'= de Maleyssye (château de Château-Renard (Loiret), née au château de Percey, le 20 septembre 1852. — X. Charles-Elieiiiie de Tardieti, comte de Maleyssye, né à Paris, le 4 juin 1804, entré à Saint-Cyr en 1822, lieutenant d'état-major, deux fois cité à l'ordre de l'armée d'Afrique {Histoire de la conquête d'Alger, par Nettement,
ANTOINE-CHARLIIS DE TARDII.U CJIARLOTTE-HÏACINTHE DE TARDirU Di: MALIIYSSYE
Marquis de Maleyssye, née le 20 juin 1765,
lieutenant-général d'armée en 1789, morte à Paris, le 9 juillet 1795, héroïquement, député de la noblesse aux Etats généraux victime de la Terreur,
pourlebaillagedeChâteauneuf-de-Thimerais, en même temps que son père,
mort victime de la Terreur, Elle avait épousé le baron du Bois-Bérenger.
à Paris, le 9 juillet 1795.
pp. 383, 395) (1830). Dans VHistoire des chevaliers de Saint-Louis, par Théodore Anne (t. m, p. 318), on voit que le comte de Maleyssye avait été nommé chevalier de Saint-Louis, et que le brevet ne fut pas expédié par suite de la Révolution de 1830. Le comte de Maleyssye donna sa démission refusant le grade de capitaine et la croix de la Légion d'honneur; volontaire dans la campagne de 1870 (armée de la Loire), il mourut au château d'Houvillc, prés Chartres, le !=■• novembre 1872; il épousa, le 29 février 1832 (contrat rei;u Robin, notaire â Paris, le 22 février), Léontine-Charlotte
de Tulles de \'illefranche, morte à Montpellier, le ii avril 1869, fille de Guv-Dominique de Tulles, marquis de \'illefranche, ancien pair de France, démissionnaire en 1830, et d'Alexandrine de Lannoy, descendante de Lannoy, vice-roi de Naples, à qui François I" voulut remettre son épée à Pavie, dont : 1° Arthur, qui suit; 2° Eugène, né à Looze, le 15 novembre i834,mortàSaint-Cyren 1855 ;3°Aristarque, comte de Mal eyssye (château de Fain, prés Montbard), né à Looze, le 6 septembre 1838, marié, le 14 septembre 1864, à Marie Hurault de \'ibraye, fille de Paul, marquis de \'ibraye, et de M"« de Loménie de Brienne, dont : A. Charlotte, morte jeune; B. Léontine, née en 1869, mariée à Henry, marquis de la Ferté-Sénectére (château d'Alet (Indre-et-Loire), par contrat de juin 1891, dont un fils; C. Geneviève ; D. Henri, comte de Maleyssye, né à Looze, le I" janvier 1842, mort au château d'Houville, le 20 avril 1871, marié le 5 septembre 1868, à Augustine Bernard de Montebise, fille de M. Bernard, marquis de Montebise, ancien colonel d'infanterie, et de M"« née marquise de Trazegnies, décédé sans postérité ; 4° Conrad, comte de Maleyssye (château de la Beuvrière, Orne) né à Looze, le 14 juillet 1845, capitaine au i" bataillon des mobiles d'Eure-et-Loir, en 1870, chevalier de la Légion d'honneur en 1871, ancien conseiller général de l'Orne, marié, le 8 juin 1874 (contrat reçu Corard et Dufour, notaires à Paris), à Jeanne de Mailly- Chalon, fille d'Anselme, comte de Mailly-Chalon, chef de bataillon des mobiles de la Sarthe, blessé â Varize (3 décembre 1870), mort, le 13 décembre, à Châteaudun, et de \'alérie de Maupeou, dont : A. Charles-Anselme-Marie, né à Paris, le 18 mars 1875 ; B. Magdeleine, née à Paris, le 14 mai 1877; 5° Charles, né à Looze, le i" avril 1847, mort à Avignon, le 5 décembre 1862. — XL Arthur de Tardieu, comte, puis marquis de Maleyssye (châteaux de Houville (Eure-et-Loir) et les Grais (Orne), né à Looze (Yonne), le 6 avril 1833, entra à l'école de Saint-Cyr (^1853), devint officier de cuirassiers et démissionna (i8éo); chef de bataillon des mobiles d'Eure-et-Loir (1870), chevalier de la Légion d'honneur après Marchenoir, lieutenant-colonel du 30'= territorial d'infanterie, épousa, le 23 septembre 1857 (contrat reçu Fourchv, notaire à Paris), Constance de La Fresnaye, fille d'Hilaire, comte de La Fresnaye, ancien colonel de cavalerie, et d'Elisa de Chappedelaine, dont : 1° Etienne (château d'Houville (Eure-et- Loir), né à Luc (Calvados), le 31 juillet 1858, marié, en octobre 1889, à Béatrice Burnett-Stears, d'une ancienne famille de lords anglais (la dernière fille de lord Burnett a épousé un Stears, à condition de porter les deux noms); 2° Léon, né en 1861, vicomte de Maleyss3'e ; 3° Jeanne, née en 1867, mariée au comte de Botmiliau, conseiller général des Côtes-du-Nord (château de Montjoie (Côtes-du-Nord), dont un fils et deux filles.