‹ Histoire généalogique des TardieuChapitre 40 sur 87 · A AIX · texte numérisé non relu

A AIX

En 1700, Honoré Tardieu, hôte de la Tète-d'Or, à Aix, fit enregistrer ses armoiries dans VAniwnal général de France (Provence) : de gueules, à un buste d'or posé de profil. L'abbé Tardieu, docteur en théologie, vicaire de la paroisse Sainte-Magdeleine, à Aix, en 1788, publia (en 62 pages in -4°, à Aix, chez les frères Mouret, imprimeurslibraires) Y Oraison funèbre de très-haute et très-puissante et très-excellente princesse Madame Louise-Marie de France, religieuse carmélite, oraison funèbre qu'il avait prononcée dans l'église des Carmélites d'Aix, le 23 juin précédent. Cette oraison est empreinte d'idées élevées, manifestées dans un stj'le savant et profond. On n'a pas de détails sur cet abbé Tardieu qui, évidemment, était un prêtre de grand talent et prédicateur excellent. Nous croyons que cet abbé Tardieu serait le curé Saint-Joseph, près de Marseille, décédé en 1819, lequel était grand carme (v. p. 90). Nous renvoyons à I'Appendice final pour plus de détails sur ce dernier, dont nous donnerons le portrait, plus loin.

A PÉLISSANNE

Pélissanne est dans les Bouchcs-du-RhoiiL'. Jean Tardieu, natif de Pélissannc, épousa Thérèse Sicard, née à Pélissanne ; il eut Jean-Baptiste Barthélémy, né à Pélissanne, en 1758, mort à Ollioules (Var), curé de cette paroisse, le 28 mars 1808. Les Tardieu, de Pélissanne (éteints), viennent peut-être de ceux, voisins, d'Arles ?

EN DAUPHINÉ

ous avons vu que c'est du Haut Daiiphiiié que sont sortis tous les Tardieu, dont le berceau est Recours, paroisse d'Agnielles. Constatons que, dès le xii= siècle, il s'en fixa dans le Bas Dauphiné, aujourd'hui département de la Drôme. C'est ainsi qu'on voit, dans la charte CVL du Cartulaire de réglisf df Grenoble que Silvain Tardieu (^Silvio Tardius), que l'on croit des environs de Saint-Donat (Drôme), reconnut, à cette église (vers l'an 1120), devoir 8 deniers et un chapon. Remarquons qu'il y a eu depuis et qu'il y a encore un grand nombre de Tardieu dans ce département, ce qui s'explique par son voisinage avec les Alpes. En 1702, Charles Tardieu et sa femme, du Dauphiné, protestants, s'étaient réfugiés à Genève, à la suite de la révocation de l'édit de Nantes.

A DIE (drôme)

jÉs le xiu^ siècle, ilyaeu des Tardieu danscette ville (v. page 6). Moïse Tardieu,' protestant, de Die, se réfugia à Genève à la révocation de l'édit de Nantes. 11 ^ y mourut en 1699. (Note de M. le pasteur Arnaud : Emigrés prolcslanls dauphinois secourus à Genève.) Il y avait, en 1742 (Arch. de la Drôme, 1239), des Tardieu à Die.

A SAINT-FERRÉOL (drôme)

4ï!5v«^NE tradition rapporte qu'un Tardieu s'était fixé à Establet (Drôme), canton de Ëtel» ''^ Motte-Chalançon, au milieu du xvi= siècle, et qu'il en fut seigneur. Il se ^ffCÈt ruina; passa à Saint-Ferréol (Drôme) où il épousa une riche héritière. Il y a apparence qu'il était un cadet des Tardieu, du Vivarais, ainsi, du reste, que le dit la tradition ; car les Tardieu de ce rameau ont porté des armoiries ayant quelque rapport

avec ceux du Vivarais, c'est-à-dire ceux des Pilles et de Valréas. Le premier rameau sorti de Saint-Ferréol est celui de la Lauze, puis ceux établis aux Pilles, seigneurs de Saint-Aubanet, du Colombier et de la Peyrouse, etc., dont nous allons parler.

Page 1