SEIGNEURS DE LA LAUZE, DE SAINT-AUBANET. DU COLOMBIER
BRANCHE DE LA LAUZE, ÉTEINTE, MAIS REPRÉSENTÉE PAR MESSIEURS SEYSSAU. — Ll-s Tardieu de la Lauzc étaient fort riches au xvii'-' siècle. Ils avaient alors des biens dans tous les environs de Saint-Ferréol. Filiation. I. Jacques Tardieu, seigneur de la Lauze, paroisse de Saint-Ferréol (Drôme), suivait la religion réformée et testa dans son château de la Lauze, le 7 avril 1647, laissant pour enfants : 1° Antoine, qui suit; 2° Gédéon, résidant à Sahune, en 1647; 3° Zacharie, habitant aussi Sahune, 1647 ; 4° Madeleine, femme de Nicolas Bourgaud (1647). — II. Anîoiue Tardieu, seigneur de la Lauze, de la religion réformée, bourgeois, testa à la Lauze, le 28 juin 1680, léguant 30 livres au ministre protestant de l'église réformée de Condorcet. Il eut : 1° Pierre, qui suit; 2° Antoine, qui, en 1680, reçut par testament 6.000 livres de son père et qui, en 1712, était négociant à Dieulefit (Drôme); 3° Judi, femme, en 1680, de Pierre Lombard, qu'elle avait épousé le dernier juillet 1661, dont : Louis Lombard, seigneur de la Grâce, bourgeois de la Grand ; 4° Jeanne, femme, en 1680, de Daniel Gourbon, négociant à Dieulefit. — III. Pierre Tardieu, seigneur de la Lauze, marié, le 5 novembre 1674, à Laurence \'ilhet, avait, en 1696, une maison aux Pilles. Il testa, le 28 août 1722; il eut : 1° Jacques, marié, le 20 octobre 1705, à Anne- Hugues de Bénivent, veuve, sans enfants, le 29 novembre 1709 ; 2° Daniel, qui suit. — IV. Daniel Tardieu, seigneur de la Lauze, « bourgeois, vivant noblement, » était très riche et avait un précepteur pour ses enfants. Il épousa, le 22 septembre 171 2, Anne- Hugues de Bénivent, fille de David, avocat à la cour, juge de Serres (Hautes-Alpes), et de Anne Pelorce. Il testa le 15 août 1752, à Serres (Hautes-Alpes), mourut peu après ; sa femme, veuve, testa le i" mai 1753. Il eut : 1° Pierre qui suit; 2° François, appelé M. de Beauvoisin, officier dans le régiment du corps royal d'artillerie, vivant à la Lauze sur ses derniers jours, tué d'un coup d'épée, à Sahune (ainsi que le constate une lettre de M. Seyssau, écrite, le 15 juillet 1786, à M. Tardieu de la Peyrouse); 3° « noble » Antoine Tardieu de la Tour, écuj'er, capitaine d'infanterie dans le régiment d'infanterie de Berry, chevalier de Saint-Louis, le 8 janvier 1751, retraité avec 400 livres de pension, le 29 avril 1752; retiré à Nyons où il testa le 17 avril 1769,