‹ Histoire généalogique des TardieuChapitre 45 sur 87 · RAMEAU DE SAINT -ADBANET, PRÈS DES PILLES (DROME), EXISTANT · texte numérisé non relu

RAMEAU DE SAINT -ADBANET, PRÈS DES PILLES (DROME), EXISTANT

II. « Noble » Jenn Tardieu, fils cadet de Jacques et de Jeanne Chavoix, né au château du Colombier, en 1705, épousa Catherine-Thérèse Broutin. Il fut seigneur de Saint- Aubanet, prés des Pilles, et eut pour enfants : i" Jean-François-Laurent, qui suit; 2° Jeanne-Thérèse, née en 1735; 3° Alexandre -Flavien, ne à Saint -Aubanet, le 17 décembre 1740; il eut pour parrain Jean Broutin, prieur de Gusain, son oncle; 4° Françoise-Qotilde, baptisée à Saint-Ferréol, le 6 mars 1750, parrain, Louis-Jean Barjavel, notaire; marraine, Françoise Davin, de Dieulefit ; 5° Charles-François, né aux Pilles, le 20 septembre 1750; 5° Jacques-Louis Gabriel, curé de Grillon en 1781- 1792, qui se rendit à Rome en 1792, foveur qu'il obtint de Mgr de Galard, évêque du Puy (Histoire de la maison de Galard, par J. Noulens, Paris, 1874, t. III, p. 903). —

III. « Noble » Jean-François-Laurent Tardieu de Saint-Aubanet, né au château de Saint- Aubanet, vers 1730, épousa : 1° noble Julie de Cournand, fille de N. et de Claire

I. Mazen. Cette ancienne maison est originaire de Turin (Italie). I. Antoine Mazen, né à Turin, mort en 1595, émigra en France, vers 1535, à Villedieu (Vaucluse). Il eut : II Isoard, capitaine, mort en 1624, qui laissa : III Thomas, né à Villedieu en 1603, mort en 1640, marié à Victoire de SifFredv, dont : IV François-Charles, né en 1619, mort en 1695, marié à Claire de Giraudv, dont : V François, mort en 1760, marié à Marie- Anne de Bouchony ; il eut : VI « noble et illustrissime seigneur » Honoré, avocat, né à Avignon en 1724, marié, en 1763, à Clotilde de Georges de Guillomont, dont : 1° Th. -François Seffrein, né en 1765, marié, en 1795, à Marie- Reine de Cavet de Vérot, dont : A. François-Charles-Honoré, né en 1796, docteur en médecine à Carpentras, qui a laissé M"'<=^ Lautier, Fermin et de Terris ; B. Auguste, père d'Auguste, notaire à BoUène (Vaucluse) ; 2° Laurent, marié à M"« Claire de Georges de Benedicti de Cabanis ; il fut adjoint au maire de Vaison; il laissa : A. Achille, mort en 1884, maire, conseiller général du canton de Vaison, qui épousa Sidonie de Bermont, dont : a. a. Jules, docteur en médecine à Vaison, marié à Hélène Aurès du Barroux, dont : Marie-Marthe-Magdeleine ; h. h. Laurencie, épouse de Charles Aubanel ; c. c. Joséphine, femme de Théodore Aubanel ; â. d. Marie, religieuse; e. e. Bermond, avocat à Nyons, marié à Clémence Aurès du Barroux, dont Charles et Marguerite. — Jean Mazen, bourgeois d'Albi, fit enregistrer ses armes à V Armoriai général (Toulouse- Montauban) en 1700 : d'azur, au chef d'or.

Michel; 2° N.. Il fit un don ;iu bureau de bienfaisance ou hôpital de Pilles (Arch. de la Drôme B 1901 et 1356, 1357); il eut du premier lit : 1° Jean-Pierre-Laurent, né aux Pilles, le 25 avril 1779, mort le 9 octobre de la même année ; 2° un fils tué à la bataille de Wagram où il servait ; 3° Jean-Gabriel-Alexandre, qui suit ; 4° François-Julien-Hippolyte, né aux Pilles, le 3 avril 1787. — IV. Jean-Gabriel-Alexandre Tardieu, baron de Saint-Aubanet, naquit aux Pilles, le 22 mars 1781. Il entra au service à l'âge de 23 ans (1804) comme vélite des grenadiers à pied de la garde impériale ; prit part à la campagne d'Austerlitz (1805); caporal (1806); sergent au régiment des grenadiers (1807); combattit à Friedland, ce qui le fit décorer de la Légion d'honneur (1809); fit la campagne d'Espagne (1808); lieutenant en second, sous-adjudant major au i" régiment des tirailleurs de la jeune garde (1809); blessé à Esling (1809); en 18 10- 181 1, en Espagne; lieutenant en premier au i^'' régiment des grenadiers à pied de la vieille garde (181 1), avec le grade de sous-adjudant major (rang de capitaine); fit la campagne de Russie; chef de bataillon (181 3) ; chef de bataillon (major) en 1814; fut blessé au siège de Paris (1814) et mis en non activité avec le grade de lieutenant-colonel ; se trouva (181 5) compris dans la formation do la légion départementale de la Cote-d'Or (qui devint le u= régiment d'infanterie de ligne) (1820); décoré de la croix de Saint-Louis (1819); titré baron par Louis XVIII (4 février 1822); chevalier de Saint-Ferdinand d'Espagne (1823); lieutenant-colonel de la garde royale (1826) au 6^ régiment d'infanterie; colonel du 64= de ligne (1828); eut mission de protéger Charles X (1830) à son embarquement à Cherbourg ; passa au 7= de ligne (183 1) ; fut avec son régiment en Belgique (août 1831) et nommé commandeur de la Légion d'honneur (C. ^) ; prit part au siège d'Anvers et, après la reddition de la place, fut nommé maréchal de camp (1832); investi du commandement du département d'Ille-et-Vilaine (1833), où il rendit de grands services à l'Etat et où il fut regretté. 11 est mort à Amiens, en février 1864, il avait épousé Julie Parenty (de Calais), dont il eut le baron Tardieu de Saint- Aubanet, lieutenant de vaisseau qui, avec le vaisseau Henri IV, se trouva au bombardement de Salé (Maroc) en 1850, et à la guerre de Crimée (1854), où ce navire fit naufrage devant Eupatoria. Après la même guerre, il donna sa démission, épousa Marie Bisson de la Roque, fille d'un conseiller à la cour d'Amiens ; il est maire, actuellement, de Collandres (Eure).

A VALRÉAS (vaucluse)

RAMEAU DE LA PEYROUSE (A VALRÉAS, VAUCLUSE) (EXISTANT). — II. Jean Tardieu, né aux Pilles, en 1671, fils cadet de Laurent et de Peyronnc Barjavel, s'établit à Valréas, en 1699, où il acheta une étude de notaire; il mourut dans cette ville le 28 novembre 1746. Il avait épousé, le 23 novembre 1699, Claire Philibert, qui testa le

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13 avril 1742, fille de Jean, bourgeois de Valréas, et de Marie Bergier, nièce de Laurent Bergier, prêtre officiai Je l'évêque de Vaison. Par acte reçu Martinel, notaire à Valréas, le 26 août 1715, il acheta e. d'illustre seigneur » François-René de Villeneuve, marquis d'Arzelier, la terre et seigneurie de la Peyrouse, située à Valréas; il eut : 1° Jean- Charles, né à \'alréas, le 4 novembre 1705, prêtre, prieur de Saint-Jean-de-Brisis (1762); docteur en théologie; curé de Nyons (1730-1759); quitta sa cure en 1759 (v. Archives de la Drôme, E. 4715); officiai de Vaison (1770-1772); il mourut à Valréas, en mars 1784 ; 2° André, né à Valréas, le lé mars 1709, docteur en théologie, prêtre, cloitrier et commandataire de l'église de Valréas, mort à A'alréas, en novembre 1781 ; 3° Pierre-Gaspard, né le 20 octobre 17 11, à Valréas, prieur de Saint-Martin-de- Croc-de-GrilIon (1750), et curé de cette paroisse, mort le 24 novembre 1785, à Valréas; 4° Joseph-Marie, né à Valréas, le 17 octobre 1712; y mourut le 12 mai 1753, et y fut notaire (1739), du vivant de son père qui lui avait cédé son étude ; il épousa, à Valréas, le 19 novembre 1736, Suzanne de Meynis, morte sans postérité; 5° Laurent, né à Valréas, le 25 juin 1714, licencié, avocat; 6° Claire, née le 29 novembre 1729, à A'alréas, épouse de François Morin ; 7° Jeanne-Elisabeth, née le 18 novembre 1718, mariée à Jean-François Juge, notaire; 8° Charles-Louis, qui suit; 9° Esprit-François, né à \'alréas, le 7 septembre 1723, notaire audit lieu (1768-1778), mort sans postérité; 10° Marie-Magdeleine, née à Valréas, le 11 avril 1727, prieure-abbesse de N'yons; 11° Antoine-Louis, né le 23 avril 1729, mort sans postérité. — III. « Noble » Charles- Louis Tardieii, seigneur de la Peyrouse, né à Valréas, le 17 mars 1721, mort dans ce lieu, en septembre 1760, y fut d'abord apothicaire, puis médecin (il fut reçu médecin le 15 février 1775). Arrêté, en 1793, à cause de ses opinions royalistes, il subit divers mauvais traitements, quoique laisant beaucoup de bien aux pauvres. Il avait épousé, le 30 novembre 1745, Marie-Thérèse Nicolas, fille de noble Joseph, comte palatin, résidant à Valréas, et de Marie-Rose André; il eut : 1° Joseph-Louis, qui suit ; 2° André- Philippe, né à \'alréas, le 29 avril 1752; il entra à l'Ecole d'artillerie de Grenoble, et devint garde du corps du comte d'Artois (178 1), dans la compagnie du bailli de Crussol jusqu'en 1789. Littérateur et poète de talent, il s'était fait déjà connaître, lorsqu'il fut nommé aide de camp d'un général en 1794. Napoléon I" lui confia l'organisation de quelques bataillons à Florence ; il en profita pour y traduire les mémoires du sculpteur illustre Cellini. Rentré en France, il fut placé par l'empereur comme lieutenant-colonel à la tête d'un régiment et fut chargé du recrutement de Paris et de sa banlieue. Il fut nommé officier de la Légion d'honneur, chevalier de Saint-Louis; il mourut à Paris, le 26 juin 1834. Il était membre correspondant de l'Athénée de Vaucluse. Citons, parmi ses publications, soit en prose, soit en vers, l'Harmonie, 1777, in-8°; le Chien d'Aiibri ; Fables nouvelles (ce qu'il a fait de mieux), 1778 et 1781 ; Catou d' UtKjue, tragédie, et un opéra sacré dont la musique e?t de Blangini ; Charlff

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