‹ Histoire généalogique des TardieuChapitre 46 sur 87 · ANDRE-PHILIPPE TARDIEU DE SAINT-MARCEL · texte numérisé non relu

ANDRE-PHILIPPE TARDIEU DE SAINT-MARCEL

frère de Joseph-Louis TarJieu de la Peyrouse,

ne à Valréas, le 29 avril 1752. mort â Paris, le 26 juin 1834.

Lieutenant-colonel, officier de la Légion d'honneur,

chevalier de Saint-Louîs, littérateur et poète, auteur.

(En costume de garde du corps du comte d'Artois, en 1789.)

IIO —

Martel, i8oé, in-S" (339 pages) en vers; ce poème fut admis à l'Institut pour le concours de 1810 et loué par le corps savant; Charles de Montancguc, roman historique, 1828 (v. Barjavel, Didumiiaire historique, biographique et bibliographique de Vaucluse, t. II, p. 434; Biographie des contemporains, par Arnault de Jouy ; Aubenas, Notice sur Valréas, pp. 135-136); 3° Claire-Thérèse, née en octobre 1754, morte sans alliance; 4° Elisabeth -Julie, mariée, le 13 février 1786, à Mathieu -François -Louis -Augustin Romieu de Sorgues, contrôleur général des fermes du roi, fille de noble Mathieu et de Marguerite-Esprite Bernard. — I\'. Joseph-Louis Tardieu de la Peyrouse, né à Valréas, le 27 juillet 1747, docteur en médecine de ce lieu, épousa, le 7 juin 1771, Marie- Victoire-Sophie de Pais de Moracet, qui testa le 8 juin 1782; il eut : 1° le chevalier Ange-Jean-Joseph Tardieu de la Peyrouse, né à Valréas, le 29 mars 1772, chef d'escadron, chevalier de Saint-Louis, capitaine de la garde nationale de \'alréas, marié, le 20 novembre 1804, à Françoise-Thérèse-Eléonore Juvin, dont Claire-Eléonore, née le 25 octobre 1805, morte sans alliance, en 1873 ; 2° Louis-Eugène, qui suit; 3° Marie- Thérèse -Philippine, née à Valréas, le 2 septembre 1782, mariée à Jean -Joseph - Hippolyte Juvin, notaire à \'alréas, fils d'un notaire de \'alréas. — V. Louis-Eugène Tardieu de la Peyrouse, né à ^'alréas, le 5 août 1774, conservateur des hypothèques à Avignon, épousa Marie-Rose-Reine-Rosalie-Séraphine Brochéry; il eut : 1° Charles- Joseph-Louis-Edouard, qui suit ; 2° Théodore, prêtre, chanoine, aumônier des Ursulines de Valréas; 3° une fiile, épouse du D^ Lemoyne, dont entre autres enfants : M. Lemoyne, maire de Valréas, conseiller général. — VI. Charles-Joseph-Louis-Edouard Tardieu de la Peyrouse, né à \'alréas, où il est mort en mai 1870, épousa, le 10 novembre 1844, Eugénie de Rocher, fille de Scipion, négociant, et de Marie- Marguerite-Lucie Davaud (v. chapitre Alliances : de Rocher); il eut : 1° Louis Tardieu de la Peyrouse, né à \'alréas, le 26 mars 1834, lieutenant au 118'= territorial, marié, le 28 octobre 1890, à Marie-Louise d'Aldebert, fille de René, propriétaire du château de Bellevue, près Saint-Paul-Trois-Chàteaux (Drôme), et de Clarisse Donnaud, dont Charles, né le 12 septembre 1891; 2° Marie, sans alliance; 3° Eugène, mort en i88é; 4° Lucie.

Armoiries. Les Tardieu de la Peyrouse portent les armes des Tardieu, seigneurs de Séjas et de la Barthe (v. plus loin), qu'ils ont adoptées vers 1786, lorsque les deux branches ont cru qu'elles étaient de souche commune; mais, en 1714, Jean Tardieu, notaire à Valréas, cachetait ses lettres aux armes suivantes : un chevron accompagné de 2 roses en chef, et, en pointe, de ) étoiles i et 2.

AUTRE RAMEAD. Venu des Pilles. Il résidait à \'alrèas, en 1750. II compte Jean- Baptiste Tardieu, marié à Brigitte Maury (parente du célèbre cardinal Maury, né

Valréas en 1746, mort à Rome en 1817, fils d'un négociant de Valréas), membre de l'Académie française. Jean-Baptiste et sa femme, M"": Maury, laissèrent Jean, né à Valréas, le 3 juillet 1769, mort audit lieu le 26 février 1834. Mis sur la liste des suspects en 1793, il resta dix-huit mois en prison à Orange; se retira en Italie, où il fut ordonné prêtre, en 1795, par Mgr Fallot de Beaupré, évoque émigré de ^''aison. Rentré en France, il devint curé de Nyons, puis de Saint-Auban.

RAMEAU DE VALOUSE, PRÈS SAINT-FERRÉOL (DROME) (EXISTANT). Ce rameau est représenté à Nyons (Drome) par M. Joseph Tardieu, maitre d'hôtel, qui a deux garçons et une fille.

RAMEAU A NYONS (DROME). Tardieu, fermier des moulins de Nyons, 1761 (Arch. de la Drôme, 4901); André, collecteur et receveur des impositions à Nyons, 1787-1789 (Arch. de la Drôme; E. 4827 ; 4835). Pierre Tardieu, qui a le monopole de la boulangerie, à Nyons, 1781 (Arch. de la Drôme, E 4834, 4839). Antoinette Tardieu, femme de Claude Gelly, lieutenant en la chàtellenie royale de Nyons, en 1777, dota, en 1773, l'œuvre de la Miséricorde de cette ville (Arch. de la Drôme, inventaire, t. IV, 4925 ; id. E 691). — Représentants actuels, Joseph-Paul Tardieu, négociant à Lyon, dont le grand-pére, propriétaire, était né à Nyons ; Tardieu, négociant à Lyon, parent du précédent.

RAMEAU A DIEULEFIT (DROME). Il y a eu, dans ce rameau, des Tardieu protestants et il y en a encore. Nous pensons qu'un rameau des Tardieu de Dieulefit doit descendre d'Antoine Tardieu, négociant à Dieulefit, fils cadet d'Antoine, seigneur de la Lauze, qui, dans le testament de son père (en 1680) reçut 6. 000 livres (somme forte pour ce temps-là) (voyez les Tardieu de la Lauze). Le 3 janvier 1699, Vincent Tardieu fut nommé lieutenant du châtelain de Dieulefit (Arch. de la Drôme, E 5407). En 1685, Sébastien Tardieu, de Dieulefit, protestant, s'enfuit à Genève. Ses biens furent saisis en 1695 (Arch. de la Drôme, E 5406). Le même Sébastien, qui avait quatre fils (Pierre, Charles, Jacques et François), fut reçu bourgeois de Genève, le 30 avril 1689 (v. Histoire des prolestniits en Dauphiué, par le pasteur Arnaud). Tardieu, consuls de Dieulefit, 1670, 1733, 1738 (Arch. de la Drôme, E 5449); autres consuls en 1750, 1751. Deux Tardieu, recteurs des pauvres de Dieulefit, 1701, 1774 (Arch. de la Drôme, E 5531). Esprit Tardieu, protestant, mégissier à Dieulefit, 1788 (Arch. de la Drôme, C 1018).

RAMEAU A BIEULEFIT (EXISTANT ACTUELLEMENT A LYON, RHONE). Filiation. L Vincent Tardieu, né vers 1670, résidant à Dieulefit (qui pourrait être le lieutenant du châtelain de ce lieu, en 1699, cité quelques lignes plus haut), épousa Marie Dalgon.

II eut : 1° Pierre-François, né le 5 janvier 1702, marié, le 20 septembre 1762, à Elisabetli Barrai; 2° \'incent, négociant en draperie, né le 8 août 1704, marié, le 24 septembre 1737, à Elisabeth Merlet, dont : A. \'incent, né le 26 mai 1739; B. François-Laurent, né le 10 octobre 1743, mort en 1748 ; 3° Nicolas, né le 22 août 1706 ; 4° Laurent, né le 6 août 1708 ; 5° Etienne-Jean, qui suit. — II. Etienne-Jean Tardieu, né à Dieulefit, le 30 janvier 1710, épousa Elisabeth Fabre ; il eut : 1° Pierre-François, né le 7 février 1736, vivant en 1752 ; 2° Vincent, né le 14 août 1738, mort le 18 mars 1759; 3° Etienne, né le 20 décembre 1742 ; 4° Jean-Pierre, qui suit. — III. Jean- Pierre Tardieu, agriculteur, né à Dieulefit, le 21 février 1752, épousa Louise Laurie, de Bourdeaux, le 9 décembre 1788, fille de Jean et de Marie Mourier. Il eut : 1° Louise- Marguerite, née le 1" décembre 1789 ; 2° Jean-Pierre, né le 23 décembre 1791 ; 3° Jean-François, qui suit. — IV. Jean-François Tardieu, né à Dieulefit, le 8 ventôse an VII, décédé, le 13 juin 1877, homme de bien, très estimé, épousa, le 13 juillet 1826, Jeanne Verzier, de Lyon, née le 6 mai 1806, morte le 16 janvier 1876, dont huit enfants, entre autres : i° Maria, née le 19 juillet 1828, religieuse ; 2° Agnès, née le 6 décembre 1832 ; 3° Amélie, née le 25 octobre 1834 ; 4° Jean-Claude, qui suit; 5° Marguerite, née le 28 août 1839. — V. Jean-Claude Tardieu, né le 17 juillet 1837, élève de l'école des Beaux-Arts, de Lyon (185 2- 18 57), dessinateur, industriel et négociant en soieries, à Lyon, a épousé, le 23 avril 1839, Berthe Ranquet, de Lyon, dont : 1° Tonyne, mariée à Auguste Guillermet, docteur en médecine, fils et petit-fils de docteurs médecins, à Saint-Germain-de-Joux (Ain) ; 2° François-Victor, né le 30 avril 1870, élève de l'école des Beaux-Arts, de Lyon, où il a eu de brillants succès, actuellement aux Beaux-Arts, à Paris, admis au Salon de Paris (Champs-Elysées), artiste de grand avenir.

RAMEAU EXISTANT A DIEULEFIT, ACTUELLEMENT FIXÉ A LYON (RHONE). Filiation. — I. Jean Tardieu, vivant à Dieulefit, en 1754, protestant, fabricant de drap, à Dieulefit, épousa Louise Tardieu. Il eut: 1° Jean-André, qui suit ; 2° Jean, propriétaire à Dieulefit ; 3° Jeanne, épouse de M. Defaysse ; 4° Louise, femme Noyer, née à Dieulefit, le 6 septembre 1750 ; 5° Louis, qui commença comme simple soldat, devint caporal (1791) ; fut fait capitaineà l'affaire de Laenzaen 1797; chef de bataillon au 4'^ d'infanterie (9 novembre 1810), chevalier de la couronne de fer (30 mai 1809), de la Légion d'honneur (17 juillet 1809), décédé à Lyon ; 6° un fils qui quitta Dieulefit (sort inconnu). — IL Jean-André Tardieu, résidant à Dieulefit, où il naquit le 29 décembre 1757, épousa M"'= Lombard ; il eut : 1° ... Tardieu, marié à M"<= Noyer, dont : A. André, négociant à Lyon, marié à Marie Morgue, dont Adrien ; B. Hilaire, établi à Lyon, célibataire; 2° une fille, épouse de M. Defaysse, dont Emilie, mariée à M. Defaysse, son cousin.

A VESC (DROME). Tardieu, premier consul, 1765 ; un premier consul, 1765 (Arch. de la Drôme 5595). Jean-Pierre Tardieu, résidant à Vesc, épousa Anne Varembon. Il vivait en 1792. Représentants actuels, sortis d'une souche commune jadis : Jules Tardieu. conseiller municipal à Vesc ; Adolphe T., propriétaire au hameau de Saint-Rosier, Adolphe T. et Joseph T., propriétaires au hameau des Chastans.

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