II
A SAINT-PANTALÉON (DROME). Un Tardieu, secrétaire de la municipalité, 1748 (Arch. de la Drôme, E 5933).
A SAHUNE (DROME). Nous pensons que ce rameau venait de la branche des Tardieu de la Lauze (v. page 100); car déjà, en 1647, Gédéon et Zacharie Tardieu, fils de Jacques, seigneur de la Lauze, habitaient Sahune. (Voir aussi Arch. delà Drôme, 5216) ; un Tardieu était hôte à Sahune, en 1650. Un Tardieu, consul de Sahune, 1672. Un autre consul, en 1702 (Arch. de la Drôme, 5194). Un Jean Tardieu vivait à Sahune, en 1784. Il n'y en a plus, de nos jours, dans ce lieu.
Terrible drame arrivé a un tardieu de sahune : Voici ce que nous lisons dans les archives de la Drôme (E 5221) : Le 5 novembre 1721, Garde, âgé de 28 ans, et Tardieu, âgé de 22, en venant du Comtat, où régnait la peste, avaient forcé la ligne ou cordon sanitaire. 12 grenadiers les poursuivirent. Garde, déjà malade, fut blessé à l'épaule d'un coup de feu, puis poignardé et achevé à coups de baïonnette. Tardieu, plus hardi, se jetta dans l'Evgucs, en ce moment fort grosse, et s'étant dressé au milieu des eaux, reçut plusieurs coups de mousquet. En criant miséricorde, il essaya d'approcher de la rive gauche et fut emporté vers les grenadiers qui l'assommèrent dans l'eau à coups de roches et le percèrent de coups de baïonnette. Les cadavres des deux jeunes gens ne purent être brûlés, à cause de la pluie qui éteignit le feu; mais leurs vêtements furent livrés aux flammes. Cette histoire lamentable est consignée dans les registres paroissiaux de Sahune, non pas aux sépultures, mais dans une note de Tronquet, prieur-curé de Sahune.
A CRUPIES (DROME). 11 y a actuellement des Tardieu.
A CHAMARET (DROME). Ce rameau suivait, anciennement, la religion protestante, qu'il avait embrassée au xvi"^ siècle. Nous croyons qu'il se rattacherait à la branche des Tardieu, seigneurs de la Lauze (v. page 100). Filiation L Isaac Tardieu, consul de Chamaret, en 1698 (Arch. de la Drôme, E 5652), épousa Elisabeth Courtin, morte à 78 ans, dans la religion protestante, le n juillet 1747. De cette union : 1° Paul, né à Chamaret, le 9 décembre 1689 ; 2° François, né à Chamaret, le i" avril 1694; 3° Joseph, né à Chamaret, le 20 novembre 1697; 4" Jean, qui suit ; 5° Marguerite, née à Chamaret, le 11 mars 1707, mariée à Jean Isnard, dont François marié, à Chamaret, le 9 mars 1734, à Claude Sorbier. — II. Jean Tardieu, négociant en soierie, né à Chamaret, le 10 avril 1700, y mourut le 30 septembre 1777, dans la religion protestante; il épousa Madeleine Bertonnier, morte à 46 ans, le 9 mars 1744, dans la religion protestante; il en eut : 1° Paul, né à Chamaret, le 30 septembre 1728. Son parrain fut Paul Tardieu, de Clausayes ; 2° Jean, né à Chamaret, le 3 novembre 1731, établi à Orangeoù il fut négociant et épousa Marie-Claire Laugier; il y mourutle 21 août 1793 ;
- ii6 —
3° Joseph, qui suit. — Ul. Joseph Ttiniieu, né à Chamaret, le 1='' juillet 1735, mort audit lieu, le 6 septembre 1783, dans la religion protestante, négociant en soie, épousa Marie Morin. Il eut: 1° Ferdinand, qui suit; 2° Anne-Justine, née à Chamaret, le
3 août 1767, morte audit lieu en 1832, mariée, vers 1785, à Victor Bérenger, négociant en soie, originaire de Saint-Marcel de Bernis (Ardéche), dont : A. Ferdinand, marié en 1807, à Marie-Thérésc Maurin, dont six enfants, entre autres quatre fils : a. a. Auguste, décédé à Chamaret en 1878 ; h. h. Ferdinand, décédé à Bollène, en i866 ; c. c. Eugène, décédé directeur des contributions directes, à Privas, en 1888; i. d. le général de division Bérenger, commandant actuellement la 7^ brigade d'infanterie, à Soissons. — IV. Ferdinand Tardieu, né à Chamaret, vers 1775, mort à Courthézon (Vaucluse), le
4 mai 1835, où il était percepteur, épousa Marthe-Thérèse Rabillon, d'Orange. Il eut : 1° sœur Marie-Laurence de Sainte-Thérèse, religieuse carmélite au couvent de Carpentras, qui a laissé un grand souvenir dans son monastère où elle fut prieure à plusieurs reprises. Elle est morte le 25 novembre 1865. Elle s'occupa beaucoup des malades et s'entendait dans l'art de la médecine ; 2" Adrien, qui suit ; 3° Joseph-Ferdinand, né à Courthézon, le 10 décembre 1817, mort sans postérité ; 4° Adèle, mariée au docteur Masson, de Courthézon, dont un fils, le docteur Masson, créateur de l'établissement hydrothérapique de Saint-Didier (\'aucluse). — V. Jrf;/V« Tardieu, né en 1801, à Orange, mort en 1856, pharmacien dans cette ville, épousa Mélanie Rabillon. Il eut : i" Hippolyte, pharmacien à Orange, mort en 1874, marié à M"'^ Gilles, dont Adrien, Marie et Joseph, résidant à Orange ; 2° Urbain-Adrien, docteur médecin homœopathe, de grand talent, né à Orange, le 16 mai 1851, mort à Valréas (Vaucluse), le 13 août 1885 ; il termina ses études au collège d'Annonay; fit la campagne de Crimée comme chirurgien; exerça la médecine pendant quelque temps, à Sainte-Cécile (\'aucluse), et, dès le mois de mars i86i, à Saint-Etienne (Loire); s'y fit une réputation méritée comme médecin homœopathe ; aussi sa mémoire est-elle vivace dans cette ville. Il a écrit une intéressante brochure « contre l'ivrognerie ». Marié à M"« Ricou, il a eu .,4. Emile, docteur en médecine; B. Paul, architecte à Saint-Etienne; C. Clotildc, épouse de M. Souchon, dont Marcel; D. Jules; E. Léon.
A CHEYSSIEU (ISÈRE), arrondissement de Vienne. Sur une cloche de l'église de Cheyssieu, il y a Marie-Anne-Marie Tardieu, marraine (voir Inscriptions campanaires de l'Isère, par G. Vallier, n° 11 34, 1886, in-8°).
A SAILLANS (DROME). Il y a eu des Tardieu protestants. En 1694, à la suite d'une réunion de 20 à 30 personnes, à Espenel, et surprise par les catholiques de Saillans, Tardieu, Jean Faure et Jean Rey, tous les trois de Saillans, furent condamnés, pour leur foi, aux galères {Hist. des protestants du Dauphiné, par le pasteur Arnaud, t. ill).
RAMEAU ÉTABLI A MOUTIERS (Savoie)
(aujourd'hui a montchat, près LYON ; existant)
Une tradition prétend que ces Tardieu, de Moutiers, viennent du Daupliiné. Nous les croyons sortis de Saint-Ferréol (Drôme), branche des seigneurs de la Lauze (dont nous parlons, p. loo). Voici la filiation : Vivant- Esprit -Vincent Tardieu, époux d'Elisabeth DefFates, laissa Marie Perronne, épouse de Claude-Philibert Hybord, docteur médecin à Moutiers; celle-ci mourut à Moutiers, le i'^'' juin 1809; elle était probablement la sœur des deux suivants. I. François Tardieu, né en 1769, qui suivit la carrière honorable de l'enseignement, à Moutiers, était secrétaire de la mairie de ce lieu, en 1809, et le frère cadet de Pierre Tardieu, né en 1767, commis-greffier au tribunal de première instance de cette ville. [Ce dernier, marié à Jeanne-Marie Branche, de Moutiers, mourut âgé de 66 ans, à Moutiers, le 21 juillet 1833.] Ledit François Tardieu épousa Marie Oscar, dont il eut le suivant : II. Pierre-Viitcent Tardieu, né à Moutiers, vers 1794, marié, vers 1818, à Barbe-Joséphine Chenal, fille de M. Chenal, avoué à Moutiers ; il dirigea l'établissement thermal de Brides-les-Bains (Savoie), et mourut à Paris, en 1834. Il eut : III. Marie-Cyprien-Ballhaiard Tardieu, propriétaire et fabricant à Montchat (Rhône), né au bourg de Saint-Maurice (arrondissement de Moutiers, Savoie), le 4 août 1 829, marié, le 12 avril 1857, à Pierrette Morat, née en 1830, dont Geneviève-Claudine, née à Montplaisir (Lyon), le 28 avril 1862, mariée, le 25 août 1885, à Annet Masson, entrepreneur, fils d'Etienne, agriculteur-propriétaire, à Saint-Gervais-d'Auvergne, et de Gilbene Aubignat, né audit Saint-Gervais, en 1859, dont Perroline-Etiennette, née le 23 mai 1886, à Montchat, près Lyon.