‹ Histoire généalogique des TardieuChapitre 49 sur 87 · SEIGNEURS DE SERVISAS, MAS HUGON · texte numérisé non relu

SEIGNEURS DE SERVISAS, MAS HUGON

ETTE branche, qui vivait noblement et dont un membre, Pierre Tardieu,

a, cependant, cru devoir obtenir des lettres confirmatives de noblesse, en

«Ksai»! 1655, porte des armoiries qui ressemblent, en grande partie, à celles des

gV>*^ll| Tardieu de Maleyssye, ce qui prouve qu'elle a une souche commune

avec leur branche (probablement au xv= siècle). Les premiers Tardieu, du \'ivarais,

résidaient dans un village auquel ils avaient donné leur nom (les Tardieu), dans

l'Ardèche, paroisse de Saint-Étiennc de Fontbellon, près Aubenas.

— ii8 —

Armoiries : d'or, au chnron de sable; en pointe, un croissant de gueules, au chef d'a\ur, chargé de } étoiles d'argent.

Filiation I. Cirice Tardieu, notaire royal à la Chapelle-sous-Aubenas, ne vivait plus le II avril 1523, lorsque « noble et messire » Armand de Chalendar, de Chassiers, et Jeanne, sa sœur, enfants de Bertrand et d'Hélix de Borne firent une donation à une fille de ladite Jeanne de Chalendar, alors veuve dudit Tardieu. Il eut II. Giraud Tardieu, du Ginestet, marié, en 1540, à Isabelle de Servisas, d'une noble et ancienne famille du Vivarais, fille de Jean, seigneur de Vinezac et de Paule de Chalendar, dont il eut III. Jean Tardieu, du Ginestet, qualifié seigneur de Servisas, bailli de la Chapelle-sous- Aubenas, en 1609, résidant aux Tardieu; il eut : 1° Pierre, qui suit; 2° François, vivant en 1627, lieutenant au régiment de Montréal (v. Le soldat du Vivarais, p. 148); 3° Michelle, mariée, vers 15H5, à Claude Gévaudan, dont Anne, mariée en léii, à Guillaume Alamel; 4° Florimon, dit neveu, en 1573, de noble Guillaume de Servisas; il épousa Catherine Vidile, et probablement 5° Antoine qui s'établit à Largentiére et Chassiers et, le 10 février 1609, épousa Antoinette Beraud. Il est qualifié « noble » Antoine Tardieu. — IV. Pierre Tardieu ou de Tardieu, capitaine au régiment de Rochecolombe, puis juge royal du bas Vivarais et Valentinois, à Villeneuve de Berg, charge qu'en 1655 il exerçait depuis 32 ans, fut anobli ou plutôt confirmé dans sa noblesse, ladite année 1655, au mois de février, pour ses nombreux services à la couronne. Nous donnons in-extenso les lettres de noblesse, les voici :

« Louis, par la grâce de Dieu, roy de France et de Navarre, à tous présens et à venir, salut. Les roys, nos prédécesseurs, ayant reconnu combien ceux qui s'adonnent aux lettres de profession de robbe longue peuvent estre utiles tant en paix qu'en guerre à la chose publique et au service dé cet estât, les ont indiferemment vouleu eslever au tiltre de noblesse aussy bien que ceux qui font profession des armes, lorsque par de vertueuzes actions ils ont reconnu les mérites et fidélité de leurs subjets, au moyen de quoy nous désirons, à leur exemple, tirer hors du commun notre cher et bien aimé Pierre Tardieu, nostre conseiller juge royal au bas païs de Vivarez, siège de Villeneuve de Bere, en nostre province de Languedoc, pour avoir esté particulièrement informé des vertus et mérites qui se trouvent en sa personne et combien il se rend digne de recommandation par sa capacité, intégrité et louable exercice en sa dite profession et office qu'il a exercé avec beaucoup d'honneur et de satisfaction du public depuis trente-deux en çà, et laquelle fonction il nous a rendu et au feu roy, nostre très honoré seigneur et père (que Dieu absolve) plusieurs notables services aux occazions importantes qui se sont présentées et auxquelles il a esté employé pendent le mouvemens arrivez en nostre dite province de Languedoc et païs de Vivarès et en l'exécution de diverses commissions et ordres qu'il a receu de nostre conseil pour affaires consernant

nostre dit service, ayant d'ailleurs par sa prudence, courage et bonne conduite destourné beaucoup de désordres qui auroient esté capables de troubler le repos de nos subjets du dit pais, de la preuve desquels pour certaines bonnes considérations qui regardent le mesme bien de nostre sers'ice, nous l'avons relevé et dispensé, comme nous le relevons et dispensons par les présentes. Pour ces causes et autres considéra-

Page 1