EN LANGUEDOC
BEAUCAIRE. — Une branche des Tardieu habitait Beaucaire et était sortie, très probablement, de Tarascon (voir p. 95). M. Tardieu, propriétaire à Beaucaire, dont les ancêtres avaient, dit la tradition, une grande fortune, se maria deux fois et du premier lit naquit Pierre Tardieu qui vint se fixer à Arles où il entra à la Compagnie de Paris-Lyon-Méditerranée. C'était le début de cette puissante Compagnie et il fallait des hommes énergiques et bien trempés. Il fut admis comme chef de manutention, chargé de la direction des équipes pour les manœuvres des vagons et pour le chargement des marchandises. Il se maria, dans la même ville d'Arles, en 1847, avec Marguerite Brémond , originaire d'Arles; de ce mariage naquit : 1° Jean-Honoré, qui suit ; 2° Céleste, née en 1849, décédée à 11 ans. Jean-Honoré Tardieu, né à Arles, le 24 septembre 1848, où il est resté jusqu'en 1865, qu'il est venu s'établir à Marseille, au service de la Compagnie P.-L.-M., qu'il quitta en 188S, a pris, en 1888, avec une intelligence supérieure la direction de la maison Gondrand, de Marseille, maison des plus puissantes pour les transports et dans laquelle il est intéressé. Il a épousé, en 1877, Marie-Honorine-Louise Coutliver, fille de Thiébault, de Dornach (Alsace); de ce mariage : Emilie, née le 13 décembre i88é.
A cette branche de Beaucaire, appartient le rameau suivant. Un Tardieu, résidant à Beaucaire, eut un fils qui, vers 1830, s'établit à Nîmes, puis à Avignon (Vaucluse); il
se maria, dans cette dernière ville, en 1842, et vint résider à Toulouse, en 1846 ; il avait un frère et deux sœurs. L'une de celles-ci épousa, à Nîmes, M. Poise, dont elle eut M. Poise, musicien, auteur de divers opéras comiques, classés au répertoire. M. Tardieu (qui précède) établi à Toulouse, en 1846, a laissé un fils, F. Tardieu, (vivant à Toulouse), ancien imprimeur dans cette ville et propriétaire.
A THÉZIERS, CANTON D'ARAMON (GARD). 11 y a des Tardieu, propriétaires, à Théziers. Jacques, l'un d'eux, parti de ce lieu, se fixa à Tarascon (B.-du-Rhone) où résident de ses descendants. (\\ p. 96.)
A SÉRIGNAN (VADCLUSE), jadis, dans le Bas Languedoc. On trouve, lA, un Tardieu qui prit le bail d'une entreprise concernant la rivière de ce lieu, 1668 (Arch. de la Drôme, E 549).