‹ Histoire généalogique des TardieuChapitre 77 sur 87 · DANS LE BOULONNAIS · texte numérisé non relu

DANS LE BOULONNAIS

Une tradition de famille dit que les Tardieu, de Boulogne-sur-Mer, sont venus de Marseille, cette grande cité où tant de Tardiou ont vécu jadis. Une autre les fait sortir, très anciennement, de la Savoie et ajoute que le premier arrivé fut un marchand drapier. Notre opinion est que, de cette tradition confuse, il en résulte que ces Tardieu venaient du Midi et, probablement, directement, des Alpes.

JEAN-AKGE (ailleurs Augustin) thomas tardieu,

né à Marseille, vers 1759, y mourut, le 31 janvier 1819,

religieux grand-carmc, vicaire de la Magdeleine, à Aix,

docteur en théologie (1788) et grand prédicateur.

Il a prononcé (1788) une magnifique oraison funèbre de Louise-Marie de France,

carmélite, dans la chapelle des Carmélites d'Aix (imprimée).

Curé de Saint-Joseph, prés Marseille (1817-1S19).

(Ce portrait a été gravé d'après une belle peinture sur toile de 1789 environ.)

(V. pp. 90, 98 et V Appendice .)

PREMIER RAMEAU ÉTABLI A BOULOGNE- SDR -MER (EXISTANT). Filiation. I. Philippe Tardieu, négociant à Boulogne, épousa, le 19 mars 1721, Catherine Petit. Il eut : 1° Bonaventure qui suit; 2° N., auteur du 2>= rameau. — II. Bonaventure Tardieu, négociant à Boulogne, né audit lieu, le 13 juillet 1727, marié, le 12 septembre 1758, à Marie-Louise Picard, dont : 1° André-Mathieu, qui suit; 2° Louis-François- Maxime, frère de la Doctrine chrétienne. Au moment de la Révolution, il se maria. Possédant une écriture admirable, il fut nommé maître d'écriture du roi de Rome. On croit qu'il devint, plus tard, à Paris, négociant en toiles, rue des Bourdonnais (v. troisième rameau p. 177); 3° N., capitaine d'infanterie à la campagne de Russie, en 1812 (sort inconnu) ; 4" N., grenadier de la garde impériale, tué au passage de la Bérésina. — III. Louis-François-Maxime Tardieu, né à Boulogne, le 24 août 1761, mort audit lieu le 26 juillet 1839, était négociant dans cette ville au moment de la Révolution, et quitta femme et famille pour suivre le général La Fayette (vers 1784), dans un moment d'enthousiasme. Il revint à Boulogne, trouva, grâce à sa femme, son commerce prospère (celle-ci s'appelait Marie-Louise-Elisabeth Debaillon). Il fut en dernier temps appariteur, c'est-à-dire chargé, pour ainsi dire seul, de la police de la ville de Boulogne ; il eut : 1° Maxime, employé de commerce à Paris où il est mort, vers 1875, sans postérité; 2° François-Clémentin, qui suit; 3° Eléonore; 4° Victoire; 5° Constance ; 6° Alix. — I\'. François-Ciémeutin Tardieu, né le 4 fructidor an V, négociant à Boulogne, mort le 28 juillet 1858, épousa le 23 août 1823, Adélaïde-Robcrtine Valois, morte en octobre 1880; il eut : 1° Pierre-Clémentin, qui suit; 2° Maxime, négociant en tissus à Boulogne, mort en 1874, à 46 ans, époux de Eugénie Postel, dont : A. Henri, économe au collège communal de Boulogne ; B. Eugène, secrétaire particulier de M. Michaux, député de l'Aisne; il collabore à la rédaction de divers journaux de Paris (le Figaro, la Presse, etc.); 3° Victor-François, né le 29 septembre 1832, architecte de la Chambre de commerce .i Boulogne, ancien maréchal des logis dans les chasseurs à cheval (1851-1854), puis lieutenant dans la garde nationale (1870-1871), ancien membre de la commission municipale du 15= arrondissement, à Paris, etc., marié à Louise-Justine Vincent, dont : A. Victor, âgé de 37 ans, marié, ayant un fils et une fille; B. Cyprienne, âgée de 22 ans; 4° Louis, agent commercial pour les vins et denrées coloniales, mort vers 1884, à 48 ans, marié à Cécile Barten, sans postérité. — V. Pierre-Clémeiiliii Tardieu, né à Boulogne, en 1825, négociant dans cette ville, propriétaire à Samer (Pas-de-Calais), épousa Sophie Senave, née à Nieuport (Belgique), dont il a Henriette-Adèle-Sophie, née le 19 juin 185 1, mariée à Samer, à Louis Caudron, négociant-fabricant, à Amiens, dont un fils.

DEUXIÈME RAMEAU (EXISTANT). II. N... Tardieu, fils, dit-on, de Philippe, qui précède, et de Catherine Petit, fut le père de : 1° Charles qui, à la Révolution, s'enrôla comme

volontaire, fit les campagnes du i" Empire, fut décoré de la Légion d'honneur ( de la médaille de Sainte-Hélène ; 2° un fils, corsaire sous l'Empire ; il servit sous les ordres du célèbre Surcouf et fut fait prisonnier par les Anglais; enfermé sur les pontons, il parvint à s'évader; regagna Boulogne, épousa M""= Baronne-Robart, de Tourd'Adre, dont il eut : A. Charles, né en 181 3, employé dans l'administration du Montde-Piété, à Paris, depuis 1839 (!=■■ commis jusqu'en 1875, caissier jusqu'en 1887); il eut douze enfants dont l'un : a. a. Charles, lauréat, en 1867, à 20 ans, à l'Exposition nationale, i" grand prix de sculpture sur bois et sur marbre; b. b. Albert, né en 1856, officier marin; a obtenu diverses distinctions pour son courage, au Tonkin, au Dahomey, au Sénégal ; il a 24 ans de services militaires et 3 5 campagnes ; c. c. Edmond. Une Tardieu, cousine germaine de Charles Tardieu, caissier du Mont-de-Piété, traduisit Homère ; une autre fut professeur à l'Ecole de Saint-Denis (Légion d'honneur), morte en 1883.

TROISIÈME RAMEAU (ÉTEINT). III. André-Mathieu Tardieu, fils de Bonaventure qui précède et de Marie-Louise Picard, né à Boulogne-sur-Mer, le 15 février 1763, mort le 6 août 1827, négociant, épousa Marie-Catherine-Adélaïde Porion, née en 1768, morte le i"mai 1859, dont : i" Jean-André, né à Amiens, le 31 janvier 1793, mort à Paris, le 4 août 1866, grand négociant en gros en toiles (rue des Bourdonnais), père de Sophie-Adèle-Antoinette, née en 1834, morte le 21 juin 1863, mariée à Charles Tiberghien (d'Amiens)'; 2° Adélaïde-Eléonore, née en 1799, morte le 17 février iSéo. (Il existe au Père Lachaise, à Paris, un beau tombeau ayant une tète pyramidale avec les inscriptions aux noms et dates de ce troisième rameau.)

QUATRIÈME RAMEAU (EXISTANT). I. Antoinc-Arnoult Tardieu, né à Boulogne, paroisse Saint-Nicolas, y mourut le 15 janvier 1807. 11 fut professeur de langues (en connaissait sept), graveur, sculpteur habile. A la Révolution, il émigra et s'établit à Saint-Omer; il avait épousé, en Angleterre, une demoiselle de Saint-Omer; il eut II. un fils, mort en 1875, père de : 1° Charles-François, né en 1818, ingénieur de grandes industries, à Dorignies-lès-Douai (Nord), à Erèvent (Pas-de-Calais), et au chemin de fer d'Orléans où il a dirigé les ateliers de Tours ; 2° Edmond-Constant, né en 1827, ingénieur de grandes industries (agricoles) à Saumur, et (mécaniques) à Nantes, enfin industriel à Paris (fabrique de bronzes d'éclairage), marié à Victoire -Louise Allard, dont : A. Anne-Caroline, née le 4 octobre 1855, mariée, le 2 juillet 1878, à Georges-Joseph Lebrun, industriel à Paris; 3° Hermance-Louise, née en 1834, religieuse.

LES TARDIVI

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