TARDY
ÉsiTER et supprimer les Tardy de cette nomenclature finale serait une omission; car on doit, peut-être, faire dériver aussi le nom français Tardy de celui, latin, Tardiviis ou • Tardliis. Agnès Tardy, héritière d'une noble maison du Forez, vers i 3 10, épousa un cadet, Aymar de Mcnlravel, fils de Robert, chevalier d'une antique famille d'Auvergne, des environs d'Ambert (Puy-de-Dôme) où existent encore les ruines du château féodal de Montravel. .\vmar eut l'obligation de joindre le nom de Tardy et les armes de cette antique maison aux siennes; ce qui a été exécuté jusqu'à nos jours. Le nom de Tardy est répandu, encore, en Forez. En Italie, à Modène, il y a, aussi, le docteur-professeur Tardy. Armes des Tardy : d'argeiil, à ) cvprès arrachés rangés en pal, de shiople; au chef de gueules, chargé de ) besaiils d'or. Représentants des Tardy de Montravel : 1° le comte Tardy de Montravel, père de plusieurs enfants (résidence : Lyon), et 2° le vicomte Louis Tardy de Montravel, son cousin germain, demeurant à Joyeuse (Ardéche), père de quatre garçons et de deux filles, auteur d'un précieux Nobiliaire du J'ivarnis (inédit) qu'il serait utile de voir paraître et pour lequel nous faisons tous nos vœux. L. de la Roque, dans son Armoriai du Languedoc (t. II, pp. 1 36-140), donne la filiation des Tardy de Montravel, de 1316a nos jours. Les Tardy de Montravel portent écarlelé, aux i et 4 contre-écarlelé d'or et d'azur (de Montravel) ; aux 2 et j, les armes des Tardy (ci-dessus). Le nom de Tardy compte, aussi, une très ancienne famille de Pont-de-Vaux qui remonte à Jean Tardy, juge de Bresse, de la \'albonne et de Dombes, en 1419. Jacques- Mary Tardy, son descendant, fut anobli en 1437. Pierre Tardy, descendant du précédent et deuxième syndic de Nantua, vivait en 1744. Armes : d'azur, au chei'ron
d'argent, accompagné de ) étoiles, 2 en chef i en pointe, de même ; au chef aussi d'argent. (\'oir Armoriai de Bresse et Bugey, par Révérend du Mesnil, t. II, p. 641.)
Branche des Tardy de Pont-de-Vaux établie, au xv^ siècle, à Chambéry, par François Tardy, secrétaire au Sénat de Savoie. Ces Tardy avaient alors une sépulture dans l'église de Lémenc, à Chambéry, échangée, en 1837, contre un terrain dans le cimetière de Lémenc. Ils ont eu, depuis, un procureur au Sénat de Savoie, plusieurs feuillants (collégiale, avec preuves de noblesse paternelle), des chevaliers de Saint- Maurice et Saint-Lazare, etc. Représentants actuels. I. Joseph Tardy, agent de change, à Lyon, mort en 1859, laissa : 1° Marie, épouse de Joseph de Blesson ; 2° Franceline, mariée au général Thierry (grand'croix J^); 3° Maurice, actuellement au Crédit Lyonnais, à Lvon ; 4° Joseph, érudit, qui recherche avec intelligence les documents sur la Savoie pour un ouvrage sur les mariages de la Maison de Savoie. Il a publié d'intéressants récits de voyage. ^ Il y a un Tardy, géologue, à Bourg (Ain).
;s d'ALDEBERT (v. page loo) ont été seigneurs de Raissac, Pradelles, Coméles, Nateline, Lavax, Bragassargues, Roux, en haut Languedoc. Pierre d'Aldebert, consul de Nismes, 1144. Branches : I. De Pradelles, Comèles (éteinte vers 1760); II. De Lavax, dont un chevalier de l'ordre du roi de Suède, diplomate (éteinte vers 1690). Ces deux branches maintenues nobles de race, en janvier 1671, par l'intendant de Languedoc. III. Branche (existante), dont la filiation remonte à Jean-Pierre d'Aldebert, qui quitta le diocèse de Narbonne pour s'établir à Sauve, en Bas-Languedoc, dans les Cévennes. 11 testa, en 1595 ; épousa Dauphine de Claris (de la famille des seigneurs de Florian) ; son fils, Gilles, fut bailli de Sauves (1590). De lui descend Jacques, docteur en droit (1701), qui eut deux fils : l'un Jacques, aïeul
de Jean-Charles-Alexis-Alexandre-César-Auguste d'Aldebert, marié, en 1819, à Pauline de Chaponc, dont Aglac et l'autre Jean-Louis d'Aldebert, seigneur de Bragassargues, commandant au régiment de Piémont, chevalier de Saint-Louis, père de Louis-Prospcr, né en 177 1, adjoint à la mairie de Nismes, marié, en 1818, à M""^ Boniol de la Coste, dont : 1° Pierre-Joseph- Hugéne-Léopold, receveur de l'enregistrement, né en 1822, marié à Zoé Berthier, dont Prosper et Charles ; 2° Louis-Auguste-René, né en 1825, marié à Clarisse Donneaud, dont : A. Marie-Louise, mariée, en 1890, à Louis Tardkti de la Peyrouse, et B. Marguerite; 5° Angélique-Françoise-Anaïs, née en 1819, épouse de M. Salundre, docteur médecin; elle est morte sans enfents, en 1879. Armes : d'azur, à l'aigle d'argent, accompagnée, en pointe, d'un croissant de même. Couronne : de comte. Supports : deux lions affrontés.
AMENC. Ancienne famille bourgeoise des Basses-Alpes, dont le nom indique une origine latine. — Filiatiox. I. N. Amène lâissd.: 1° André, qui suit; 2° Pierre-François, notaire à Cruis (Basses-Alpes), de 1779 à 1826, mort à Cruis, le 24 août 1826, marié à \'ictoirc-Adélaïde Isnard, dont Pierre-Noé-François, mort à Cruis en juillet 1799. II. André Amène, bourgeois, épousa : i" Marguerite Chevaly ; 2° N.. Il eut du premier lit : 1° Noël-Bernard, qui suit. Du second lit : 2° N.., mort instituteur à Saint-Etienneles-Orgues, en 1855. 111. Noé-Bernard Amène, résidant à Cruis, épousa en premières noces, en 1786, à Saint-Etienne-les-Orgues, Catherine Tardieu (v. page 80). Du premier lit : 1° Noé-Denis-André, qui suit ; 2° Jacques, époux de Emilie Magné, morte en 1883, dont A. Désiré, négociant à Paris ; B. Léon, résidant à Marseille ; C. N.., épouse de M. Bonnet, dont Etienne, Frédéric et Ferdinand, résidant à Saint-Etienneles-Orgues; D. Marie, morte en 1849, épouse Boyer. Noé-Bernard épousa en seconde noces, en 1800, Elisabeth Tardieu (v. p. 78). Du second lit : 3° Hippolyte- André, né à Cruis, le 24 janvier 1802, mort à Clermont-Ferrand, le 4 juillet 1863, négociant, marié à M"'^ Redon (d'Ussel, Corréze), morte en i8éi, dont : A. Léon, négociant à Clermont-Ferrand, mort, en 1879, marié à M"": Siguier, dont a. a. Léon, né en 1873 ; B. André, juge au tribunal de commerce, à Clermont-Ferrand, marié : 1° à M""= de Serravalle ; 2° à M"» Goutte; 4° Pierre, mort sans postérité; 5° Joseph, mort sans postérité ; 6" Marie, morte religieuse ursuline à Digne, en 1877. — III. Noé-Denis- André Amène, né en 1794, décédé le 23 janvier 1875, sous-brigadier des douanes, épousa Françoise Lemaire, née à Castellane, dont le père, François, gendarme à la compagnie des Basses-Alpes, fut tué, en^'iSio, à la bataille de Pampelune, après 17 ans de services et les campagnes de l'armée du Nord, de la Vendée, d'Italie, de la grande armée, de l'Espagne, etc. ; il avait épousé Catherine Cressy. Noé-Denis-André eut : l°Noé, actuellement curé à Eoux (B. -Alpes), né le 6 novembre 1835, à Meyronnes; 2°
Eugène, né en 1838, entré à l'octroi de Toulon, après 7 ans de service militaire; brigadier-chef au service actif; il a épousé Henriette Thonie, décédée en 1889, à Toulon, dont: A. Camille, née en 1870, institutrice à Saint-Maxime, mariée, en 1891, à Joachim Vachier, négociant, dont Eugène, né en 1892 ; B. Noé, né en 1892, élève au grand séminaire de Fréjus ; 3° Camille, né en 1849, engagé à 18 ans, dans les fourriers de marine; a voyagé à bord de ÏEuropéen, au Sénégal, au Brésil; à bord du Mareiigo ; actuellement receveur des contributions indirectes à Forcalquier, marié à Marie Brunias, sans enfants. — Il y a des Amène, à Sisteron, à Thoard et à Sièges (B. -Alpes). Un Amène, de \'olonne, conseiller général des Basses-Alpes, est cité dans Y Histoire de Sisteron, par de Laplane. Ses parents avaient fait fortune dans les bois et l'importante industrie des radeaux.
ANDRÉ DE LA FRESNAYE. Cette ancienne fiimille, fort honorable, a contracté de belles alliances. Originaire de Normandie, du château de la Fresnaye, près Falaise. Noël André, seigneur de la Fresnaye, épousa, en 1728, Marie-Madeleine Carrel, dame des Yveteaux, qui descendait de Jean Vauquelin, illustre poète, auteur de l'Art poétique, l'ami du roi Henri IV, d'une antique maison de Bretagne que l'on fait remonter au \iu<' siècle, des seigneurs et marquis d'Hermanville, \'rigny, les Yveteaux, barons de Bazoches ; Jean fut père de Nicolas Vauquelin, marquis des Yveteaux, précepteur de Louis XIII, mort sans enfants ; ledit Nicolas avait pour frère Guillaume, ancêtre de Marie-Madeleine Carrel, mariée, en 1728, à Noël André, seigneur de la Fresnaye au Sauvage, lieutenant du roi en la vicomte de Falaise, qui rendit de grands services sous Louis XIV, lors de la grande famine, en fournissant de grands approvisionnements de blé aux pauvres. Le fils de ce dernier, Noël-Urbain, mort en 1818, fut connu sous le nom de marquis des Yveteaux ; il fut père de Charles, seigneur de la Fresnaye, marié à M"'' des Brosses de Goulet, fille du général de Goulet, cordon rouge, qui s'illustra à la bataille de Fontenoy. C'est au profit dudit Noël-Urbain, en 181 1, que fut constitué, par Napoléon I", un majorât avec le titre de baron. Charles eut : i" Frédéric, qui suit; 2° le comte Hilaire, colonel, qui commanda le 18'' chasseurs, enfonça la cavalerie espagnole, et là, dans une lutte corps à corps, tua un officier (V. Histoire du 18' chasseurs) ; il épousa Elisa de Chappcdelaine, dont Constance, mariée, en 1857, à Arthur de Tardieu, comte, puis marquis de Maleyssie (v. page 54). Le baron Frédéric André de la Fresnaye a épousé Isaure Gueneau de Montbeillard, dont deux fils : i" l'ainè, Noël-François-Henri, porte le titre de baron donné à son aïeul, réside au château de la Fresnaye, près Falaise ; il est ancien officier de marine (^); a épousé, en 1865, Léontine de Félix du Muy, dont deux filles; 2° le cadet, Noël-Aimé-Georges-Fernand, est mort, en 187 5 , époux d'Henriette de Félix du Muy, dont deux fils et une fille ; le 5' est lieutenant-colonel d'artillerie; il a épousé Thérèse Ducrest
d'Herbelon, dont deux fils. Armes : i'a\ur, au cygne d'argent soutenu d'une mer, en Champagne de sinople et surmonté d'un comble d'or, chargé d'un quintefeuille de gueules accosté deux étoiles d'azur.
D'ARPENTIGNY DE MALLEVILLE (v. p. t66). Famille ancienne de Normandie. Eteinte.
D'AUDIBERT(voirp. 121). Famille du Vivarais. Armes: de gueules, au lion passant d'or.
DE BARENTIN (voir page 44). Cette famille célèbre est originaire de Blois, sous François l", et s'est illustrée dans le parlement de Paris, où elle compte neuf conseillers ; elle a donné un garde des sceaux, en 1788, etc. Armes : d'azur, à trois fasces, lapremière d'or et les deux autres ondées d'argent, accompagnées, en chef, de trois étoiles d'or.
DE BARILLON (voir page 48). Cette maison, originaire d'Issoire,
en Auvergne, s'est établie à Paris, sous François 1'='', et compte des célébrités au parlement, l'administration, l'épiscopat, la diplomatie. Eteinte au xix^ siècle. Armes : Ecartelé, aux i et 4, d'azur, au chevron d'or, accompagné de deux coquilles de même, en chef et d'une rose d'argent en pointe; aux 2 et ), d'aïur, au coq d'or, membre, crété, barbé de gueules, la patte droite levée.
BARJAVEL (v. page 102). Ancienne bourgeoisie. La branche de Carpentras (Vaucluse), qui compte feu le savant biographe, le docteur Barjavel, existe à Paris et à Marseille. (Voir 1' Appendice.)
DE BARROUSSEL. — I. Philippe de Barroussel, conseiller au présidial d'Agen, en 1647, épousa Charlotte d'Alleguedes, dont II. Odet qui eut : 1° Pierre, qui suit ; 2° Marie, épouse de Damien Tardieu, juge de Clermont-Dessous (v. page 144); 3° Marguerite, épouse de Pierre d'Aithenc, conseiller, procureur en l'élection d'Agen. — III. Pierre de Barroussel, écuyer, seigneur du Pin, en 1732, eut Marie-Joseph, marié, en 1780, à Françoise-Alexandre d'Augueros des Ebrards.
DE BARTHELMY. Baron de Saizieu. Très ancienne flimille, originaire de Provence. Elle est une branche des Barthelmy de Sainte- Croix (éteints) et remonte à Joseph Barthelmy, frère de Pierre, prêtre provençal qui, au siège d'Antioche, en 1098, sacrifia sa vie pour remonter le courage des croisés. Dans son Etat de la Provence, eu loi)} (t. I), l'abbé Robert de Briançon donne une longue notice généalogique sur les Barthélémy de Sainte-Croix. Il cite : Jean, consul et assesseur
d'Aix, en 1456, juge-mage de Provence, qualifié de iiiagiiifiqiie, de chevalier, en 146e, père de Rolin, président de la chambre de raison en Provence, maitre des requêtes de l'hôtel du roi, en 1507; Michel, reçu chevalier de Malte, en 1568; autre Jean, reçu chevalier de Malte en 1654. La branche aînée tomba en quenouille par Lucrèce de Barthélémy, mariée, en 16.., à François de Forbin, seigneur de laFare. Louis-Antoine- Lazare Barthelmy de Saizieu était consul général de France, à Tunis, et fut chargé comme plénipotentiaire du traité qui suivit la guerre avec la régence. Il fut anobli par le roi Louis XV et laissa : 1° Antoine-Etienne-Lazare Barthelmy de Saizieu, créé baron de l'Empire avec majorât, le 13 avril 181 1. Une ordonnance royale du 20 avril 1816, a continué le titre; 2° Louis-Richard, baron de Saizieu, colonel des marins de la garde, contre-amiral, officier des plus distingués. Armes. Ce sont à peu près celles des de Barthelmy alliés aux Tardieu de Séjas (v. page 128): d'azur, à la montagne à 6 coupeaux d'or, accompagnée de j étoiles de même. Cimier : une aigle couronnée d'or. Supports : 2 aigles couronnées d'or. Couronne : de baron. Représentant actuel : Charles-Antoine, baron de Barthelmy de Saizieu, à Montpellier (Hérault), marié à Claire de Boussairolles, dont Henri et Jeanne. Frères et sœurs : 1° Emmanuel; 2° Eugène, marié à Marguerite de Fesquet ; 5° Amélie, vicomtesse de Gardanne ; 4° Julia. Principales alliances : de Regina, Désidéri, de Ricaudy, de Blanchetti, de Calviére, de Fesquet, de Charrin, de Villèle.
BÊCHE. Ancienne famille, alliée aux Tardieu, de Saint-Etienne-les-Orgues(v.page7o). Elle compte trois maires de ce heu. M. Bêche, de 1793 à 1798 ; Jacques-Philippe Bêche, de 1852 à 1865 ; Marius Bêche, de 1877 à 1878. Bêche (Antoine) était notaire à Saint- Etienne-les-Orgues, de 1737 à 1774.
BERNARD (v. pages 62, 64, 69, 70, 72). Très ancienne bourgeoisie de Saint- Etienne-les-Orgues. Barthelmy Bernard, notaire à Saint-Etienne (1564-1601). Georges Bernard, prieur de Saint-Etienne, vicaire perpétuel dudit lieu (1685). Cette maison nous paraît une branche des Bernardy, originaires de Sisteron et nobles, dont le marquis de Bernardy de Sigoyer, à Marseille, en 1863. Armes : bandé d'or et de gueules, chargé d'un ours de sable accosté de 2 trèfles d'argent; au chef d'azur chargé de j étoiles d'or.
BERNARD DE MONTEBISE, en Orléanais. Cette famille remonte, par filiation, à François Bernard, écuyer, seigneur de Montebise, né le 16 septembre 1587, marié à Madeleine Parfait, qui lui apporta la terre des Tournelles, fille de Guillaume, écuyer, seigneur des Tournelles, conseiller au parlement de Paris, et de Marie Le Gros, dont descend N. Bernard, dit le marquis de Montebise, chevalier, seigneur des Tournelles, qui eut postérité de N. Houel, fille de Charles, marquis de
Houelbourg, à la Guadeloupe, maréchal de camp. M. Bernard, marquis de Monteblse, a laissé de M"<= de Trazegnies, son épouse : i° la comtesse de Lambilly, décédée; 2° Augustine, mariée, en 1868, au comte Henri de Tardieu de Maleyssie, mort sans postérité (voir page 54); elle s'est remariée au comte de Kergariou. Cousine germaine de ces deux dames : la comtesse de Croy-Chanel, dont le mari était ministre plénipotentiaire. Les Bernard de Montebise sont éteints dans les mâles. Armes : d'azur à la licorne d'argent. \'oir le Dictionnaire de la noblesse, par de la Chesnaye des Bois.
DE BEZD (v. pages 26-28). Seigneurs d'Audancourt, Blanville, de Soicourt. Famille noble, de Normandie, de laquelle était Jacques de Bezu, écuyer, seigneur de Soicourt qui, en 1696, dans Y Armoriai
général, fit enregistrer ses armes : d'azur, au chevron d'or, accompagné de j molettes, 2 en chef, i en pointe.
BIARD, en Bretagne. De cette famille, était Gilbert Biard, seigneur de la Colinière, avocat au parlement de Bretagne, en 1669. Armes : d'argent, à j aiglettes de sable.
BIZOT, quelquefois Bisot. Très ancienne famille bourgeoise, souvent alliée aux Tardieu, de Saint-Etienne-les-Orgues (v. pages 58 à 80). Bizot, notaire à Draguignan, 1323; autre, notaire à Montfort (B. -Alpes), 171 5; autre, notaire à Barfentane, 1618. Originaire de Provence, du comté de Forcalquier. Un excellent imprimé (Notes sur la généalogie de la famille Bi^ot, par M. Victor Bizot, Lyon, 1886, in-S") fait savoir que l'un des premiers connus est Romain Bizot, né vers 1525, père d'Antoine, bailli de Cruis, en 1534. Celui-ci eut Hector et ce dernier laissa Gaspard, qui eut: 1° Melchior, qui suit; 2° Jean, qui continua la branche provençale; son fils, Noél (mort en 1739) fut notaire à Cruis ; celui-ci eut Susanne, mariée, en 1725, à Antoine- François Gassaud, avocat à la cour. Melchior Bizot, officier dans les grenadiers à cheval du roi, s'établit dans le paj's de Gex, en 1685, où il fut nommé commandant du fort de l'Ecluse; il se maria à Collonges et laissa Jacques, avocat au parlement de Dijon, qui eut Claude-François, avocat, administrateur du département de r.\in, mort en 1793; celui-ci eut: 1° Antoine-Jean-François, mort en 1831, aïeul d'.\ntoine, maire de Collonges (Ain), et d'Eugène, avocat (frère d'Antoine) ; 2° Robert-François-\'ictor- Edouard, mort en 1877, avocat, négociant à Lyon, juge au tribunal de cette ville; il a eu huit enfants, parmi lesquels : i" Jean- Jacques-Jules, né en 1825, agent de change, père de deux filles : M™" Lalouette et Balay; 2° Sophie, épouse de M. Rondot (O. ^) ; 3° Emmanuel-Eugène, né en 1832, capitaine de génie, puis agent de change, marié à M''^^ Ranvier, dont \'ictor-Joseph-Emmanuel; Françoise; Jacques-Louis
Robert; 4° Edmonde, cpousc de M. Valette, chirurgien en chef de la Charité; 5° Jean- Victor-Athanase, néen 1845, négociant en soierie, marié, en 1872,3 Caroline Lalouette, dont Marie-Louise; Robert-Joseph-Adrien; Thérèse-Hélène; Julie-Marie-Madcleine. Armes : sur un cachet de Noël Bizot, notaire à Cruis : un cba'roii d'or aavmpagiu' de } roses. Une famille Bizot, très honorable, dont la filiation remonte à Langrcs, en 1585, porte ces armes : d'argeiil, an chevron de gueules accompagne, en pointe, d'un croissant de même; au chef d'azur, chargé de 2 étoiles d'argent. Représentant actuel : M. Bizot de Fonteny, sénateur.
DU BOIS-BÉRENGER(voirpages3o-5 3). Barons. Seigneurs du Bois- Bérenger, de la Masure (paroisse de Chàtillon), de la Tizonnière, de la Jousserie (paroisse de Mellé), de la Châteigneraye. Cette noble famille compte Guillaume du Bois-Bérenger, l'un des défenseurs de Dôle, assiégé par le roi d'Angleterre, en 1173; Geoffroy, écuyer (1386); Jean, marié, vers 1570, à Marguerite Vallay; un page du roi en 1762, et du comte d'Artois, en 1785. Elle figure, en 1449, dans la réformation de la noblesse de Bretagne, paroisse de Chàtillon, en Vendelais, évèché de Rennes, et dans une autre maintenue de noblesse, de 1670 (par l'intendant de Bretagne), remontant à quatre générations, et une autre maintenue, de 1702. Armes : d'or, à la bande de gueules. Représentants actuels : Théodore du Boisberrenger (il écrit de nos jours, ainsi son nom) résidant à Ernée (Mayenne), fils de Théodore et de M"'= Bouillicr de Branche, épousa M""-' Le Terrier de Clairmont. Il a : 1° Henri, sous-lieutenant d'artillerie à Fontainebleau ; 2" une fille, épouse de M. de Cenival. Voyez le Nobiliaire de Bretagne, par Potier de Courcy.
DE BOISSONNADE, Seigneurs d'Orty, Bellerive, Combes, Mailloc. En Agenais. Remontent à Penz (Pierre) Boissonnade, procureur au siège d'Agen, en 1597. Guillaume de Boissonnade fut évêque de Bazas, de 1668 à 1682. Armes : d'or, au bélier de sable, accorné d'argent ; an chef d'azur, chargé de j étoiles d'or.
BONFILS. Famille noble, existante, originaire, dit-on, de Florence, sous le nom de Bonjigli; venue en Provence, vers 1230, exilée d'Italie par les Gibelins. Diverses branches. Celle de Montcalquier (existante) compte des marquis. Armes : de gueules, a la patte d'ours onglée de sable. Toussaint Bonfils, agriculteur, consul de Lardicrs, 1689 (Pelloux, Histoire de Lardiers). Joseph Bonfils, vivant à Lardiers, en 1783. M. Bonfils, droguiste, originaire de Lardiers, se fixa à Clermont-Ferrand et y fit fortune; il acheta, vers 1816, le château de Chayna (Puy-de-Dôme), où il résida. Une famille Bonfils s'est distinguée à Aix. Joseph Bonfils (i 536-1609), lieutenant général civil et criminel, juge royal d'Aix, créa le quartier Villeverte, à Aix. Sa charge resta cinq
générations dans sa famille qui se fondit, en 1681, dans les Le Camus. Deux branches cadettes des Bonfils possédaient les fiefs des Canaux et de Pernese. Cette dernière maison portait : d'aïur, au chevron d'argent, accompagné en pointe, d'une étoile d'or. Un Bonfils (de la branche alliée aux Tardieu, de Saint-Etienne) était notaire à Ongles, en 1750 (v. page 65).
DE BOTMILIAU. Comtes. L'une des premières noblesses de Bretagne qui (tradition.) serait originaire d'Irlande et aurait passé en Ecosse, puis en Bretagne, au xiv« siècle, à l'époque des guerres anglaises. Fixée dans l'évêché de Tréguier, depuis 1350. Famille maintenue, en 1669, dans sa noblesse de race. Grand nombre d'officiers de terre et de mer. René-Louis de Botmiliau, époux de Marie Dupleix de Codignan, fut maire de Guingamp, membre de l'Assemblée nationale, en 1848 ; il signa la déchéance de Louis-Napoléon; fut enfermé, à Mazas, au coup d'Etat. 11 fut père d'Adolphe-François, consul général et chargé d'affaires, à Tunis, lequel proposa l'annexion de la Tunisie et mourut ministre plénipotentiaire (C. ^). Celui-ci avait épousé Marie de Tromelin, petite-fille du lieutenant-général comte de Tromelin, émioré, fait prisonnier à bord de la frégate le Dianianl. enfermé au Temple (d'où il s'évada), chevalier de Saint-Louis, colonel à Wagram, général à Leipzig, l'un des derniers combattants de Waterloo, ensuite lieutenant-général, mort sur le point d'être maréchal de France. Représentants actuels : Delphine de Botmiliau ; Mélanie de Botmiliau, veuve du comte André Boscal de Réals de Mornac. Neveu : le comte René de Botmiliau, membre du conseil général des Côtes-du-Nord, marié, le 7 juillet 1887, à Jehanne de Tardieu de Maleyssye (v. p. 54), dont : 1° Jehan ; 2° Elisabeth ; 3° Yvonne. Armes : d'a-jir, à ) cloches d'or, posées 2 et i. Branche cadette : Jules de Botmiliau (château de Pommerit-le-Vicomte, Côtes- du-Nord), marié à Anne de Kermartin.
DE BRAUX (v. page 69). Originaire de Champagne. Jean Braux fut anobli avec Jeanne Leroy, sa femme, en 1366, par le roi Charles V, en considération des services rendus dans les guerres. Illustrations : un gouverneur de Châlons, un contrôleur général des , finances, un maitre des requêtes, un premier président, un abbé de Morimont, etc. Branche ainée éteinte par Angélique de Braux, marquise d'Anglure, fille de Cosme; elle épousa Antoine Saladin d'Anglure, prince d'Yvetot, maréchal de camp. Branche de Lorraine (elle habitait Neufchâteau). Armes : de sueules, au dragon ailé d'or.
BRETHON ou BRETON (v. page 75). Ancienne famille de Provence. Marc Bretton, nc^gociant, à Marseille, en 1696, d'(i:^ur,à 2 épées d'argent passées en sautoir; les gardes et les poignées d'or, accompagnées, en chef, d'une étoile de même. (Armoriai général, Provence.)
BROUTIN ou BROTIN (v. page 106). Il y a eu, en Provence, trois chevaliers de Malte de ce nom, dont Jean, en 1546. Armes : de gueules, au portail d'argent, côtoyées de 2 tours i\iéoalcs de même, crénelées de j créneaux de sable.
BRUN DE CASTELLANE (v. page 178). Provence. Ecartelè aux i et 4d'aiur, à une hache d'armes d'argent emmanchée d'or (Brun) ; aux 2 et }, de gueules, au château ouvert, crénelé et donjonné d'or, maçonné de ^«Wir (Castellane). Cette maison compte plusieurs chevaliers de Malte, au xvii= siècle. L'abbé Robert de Briançon en donne la filiation en 1693, depuis Jean Brun, fils de Fouquet, vivant en 1560 (v. l'état de la Provence, I, p. 450).
BRUN. Cette famille est représentée par M. A. Brun, bibliothécaire de la ville de Marseille. Il est le petit-fils de M. Brun, originaire du Quercv, marié à M"'' Villecroze, de Marseille, qui habita Cadix (Espagne) et mourut à Marseille, dont la fille fut mariée, en 1797, à Jacques-Gaspard Tardieu (v. page 92).
BUECH (v. page 80). Jean -Baptiste Buech, capitaine d'un vaisseau marchand, en 1696 : d'argent, à un arbre de sinople, surmonté de j étoiles d'a^iir, rangées en chef, et un bœuf d'or passant devant le tronc de l'arbre. (Armoriai général; Marseille.)
BURNETT-STEARS. Ancienne famille de lords anglais. La dernière fille de lord Burnett a épousé un Stears, avec condition de porter les deux noms. Un Stears, capitaine de l'armée anglaise, a défendu la tour de Pomfret-Castle, sous Charles I", contre Cromwell et, plutôt que de se rendre, a fait sauter sa forteresse. En souvenir de ce glorieux fait d'armes, Charles II a conféré à Morbe)^ Stears et à ses descendants le titre de baron et, comme couronne, une couronne murale, avec une griflPe de lion émergeant du cimier et, comme devise : Nil desperandum . (La couronne murale était donnée par les rois anglais, en souvenir d'un service signalé rendu sur terre.) M™= Burnett- Stears, la mère de la comtesse de Tardieu de Maleyssye (voir page 54), est fille du général comte de Trobriand '. Armes : de gueules, au cha>ron d'or, accompagné de ) têtes de léopard de même.
I. Les Denis de Kerdern de Trobriand figurent parmi la noblesse de Bretagne dès 141s. Charles IX accorda, en 1573, des lettres à Alain Denis de Trobriand, qui sauva la flotte française
DE CASTELLANE (v. page 182). Marquis. Illustre maison noble qui possédait en suzeraineté la ville de Castellane (Basses- Alpes), conquise par elle sur les Sarrazins, dès avant le x= siècle. 11 archevêques ou évoques, i maréchal de France, 2 lieutenants généraux, plus de 100 chevaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, etc. Représentants actuels. i"= branche. Chef de noms et armes, Lionel, marquis de Castellane-Norante, à Paris. 2<^ branche : le marquis Hippolyte de Castellane-Esparron, à Aix-en-Provence, et Antoine, marquis de C, son cousin, ancien député, au château de Rochecotte (Indre-et-Loire); 3' branche : Sébastien de Castellane de Salerne, à Alias (Gironde). Armes : de gueules, à In tour d'or, ajourée et maçonnée de sable, sommée de } tours de même, celle du milieu plus haute.
CHABUS Ancienne famille de Provence (v. page 78). Il y a, à Sisteron, actuellement, une très vieille et honorable famille de médecins, de ce nom, dont était M. le docteur Chabus, mort en 1891. (\'oyez aussi les Additions.)
DES CHAMPS DE RAFFETOT ET DE BOIS-HÉBERT. Famille noble remontant à Robert des Champs, écuyer, vivant en 1470. Représentée par le marquis de Bois- Hébert. ,\rmes : d'argent, à ) perroquets de sinople, hecqués et ongles de gueules, 2 et i.
CHEVANDIER (v. page loi). .\ncienne bourgeoisie du Dauphiné. Coseigneurs de \'aldrome. Un pair de France, dont la fille épousa Eugène, baron de Prailly, mort en 188$; un ministre de l'intérieur sous Napoléon III, né en i8io. (Le descendant habite la Meurthe.) Armes : d'argent, à l'arbre terrassé de sinople; au chef d'azur, chargé de j étoiles d'argent. Deuxième branche : Le docteur Antonin-Daniel Chevandier, médecin, né à Serres (Hautes-Alpes), en 1822, a été nommé député de la Drome, en 1871, 1876, 188) ; puis sénateur (mort en 1893 ). Il a un fils.
CLAVIÈRES (v. page 147). Jacques Claviéres, bourgeois du Port-Sainte-Marie ( 1665-1681 ). J.-B. Claviéres, avocat en parlement, mort à Clermonl-Dessous, en 1782, âgé de 75 ans.
CLÉMENS. Les Clémens, originaires de la paroisse des Clémens, commune de Villars, prés .\pt, ont formé deux branches : 1° les seigneurs de Fontienne (éteints), qui ont eu pour héritiers les Renaud de Fontbelle, aujourd'hui représentés par le vicomte de Selle; 2° les Clémens la Riane. Jacques Clémens, bourgeois de \'illars,
au siège de la Rochelle. En 1788, le comte de Trobriand signa la protestation de la noblesse de Bretagne. Cette maison compte deux pages du roi, 1778, 1781, des chevaliers de Mahe et de Saint-Louis; trois généraux, des capitaines de vaisseau, etc. .\rmes : d'argent, au sautoir de gueules. Devise : Flans var nior Ija var douar (brillant sur terre et sur mer).
lyoo. Sa branche porta pour armes celles des Clémens, gentilshommes, de Tarascon; d'argent, A ) puis de gueules. Godefroy Clément, longtemps avocat, conseiller général du canton de Banon, épousa : i° M"'-' de Miravail; 2° M"'= Blanc; de celle-ci, une fille, M'"= de Laforgue de Bellegarde, mère de M""" de Salve-Vachères. Jean-Baptiste démentis, bourgeois de Manosque, 1700.
DE CLDGNY (v. page 48). En Bourgogne. D'aïur, à 2 clefs antiques adossées d'or, losangées, pannctces et entrelacées. Représentant : Marie-Léopold, marquis de Clugny (à Paris), marié à Sophie d'Arsenieft", dont : ï° Oscar Demetrius, comte de C. ; 2° Marie- Jules, vicomte de Clugny. Cette famille est originaire d'Autun, et compte plusieurs chevaliers de Malte, un cardinal, mort en 1483. Filiation depuis Guillaume I de Clugny, vivant à Autun (1510). Jean-Etienne-Bernard de Clugny, baron de Nuits-sur- Armançon, né en 1729, intendant de l'Ile-sous-le-Vent, à Saint-Domingue, intendant de la marine, en Bretagne, et mort contrôleur général des finances, épousa, en 1755, Charles-Thérèse de Tardieu de Maleyssyc (v. page 48), dont Antoine-Ch. -Etienne- Bernard, marquis de Clugny, maître des requêtes, retiré à la Guadeloupe, où son oncle, le baron de Clugny, était gouverneur général; sa fille, Marie, née à Bordeaux, en 1778, épousa le chevalier J.-B. de Nard, officier supérieur des colonies, chevalier de Saint-Louis.
DE CRAPONNE DU VILLAR (v. page loi). David de Craponne du Villard, lieutenant-colonel au régiment d'infanterie de Vauge, en 1676, fit enregistrer ses armes à l'Armoriai général : de gueules, à i chevron d'or, accompag\ié de 2 étoiles d'argent en chef et d'un faucon d'or en pointe.
DUFODR. Les Dufour ont occupé, à Saint-Quentin (Aisne), une grande situation. M. Dufour-Denelle, arrière-grand-père de M'"= Tardieu, née Dufour (v. page 174), était organiste des Prémontrés, près Laon. Il quitta l'abbaye vint, à Saint-Quentin, créer l'apprêt des linons et empêcha, en 1795, la guillotine d'entrer à Saint-Quentin. En 1800, il fut nommé député de cette ville qui le porta en triomphe jusqu'à Ham, sur un brancard.
DUMOULIN. Famille honorable de la Bourgogne, résidant à Savigny-lès-Beaune. M. Germain-François Dumoulin, notable négociant, propriétaire de beaux vignobles, près de Beaune, chevalier de la couronne d'Italie, mort le 6 juin 1887, âgé de 65 ans, époux de M"^ Elisa Paulis, a laissé : 1° Bertha, épouse du docteur Aniédée Tardieu, chevalier de la Légion d'honneur (v. p. 79) ; 2° Fernand, propriétaire, époux de Pauline Moxhet, dont Paul et Germaine.
ESCOFFIER (v. page 75). Bourgeoisie de Saint-Etienne. Etienne Escoffier, notaire royal à Saint-Etienne, 165 1. Jean-Spérit Escoffier, notaire à Saint-Etienne (1644-1680).
Antoine Escoffier, notaire audit lieu (1681-1696), maire de Saint-Etienne. Celui-ci fit enregistrer ses armes à l'Armoriai général (Provence), en 1702 : d'or, à un loup de sable, coupé de gueules à une fasce d'argent; mais, sur un sceau de 1683, il portait : un chevron accompagné de ^ forces ; au chef chargé d'un lambel, accompagné de 2 mouchetures d'hermine. Joseph Escoffier, apothicaire, en 1700 (Armoriai gén. Provence). Jacques Escoffier, docteur médecin à Grasse, en 1700. Henri Escoffier, né à Sérignan (Vaucluse), en 1857, mort en 1891, journaliste de talent, connu sous le nom de Thomas Grimm, au Petit Journal, était d'une branche de cette famille. En 1700, Jean Escoffier était lieutenant du juge à Reillane. Jean-Antoine Escoffier, fils d'Antoine, notaire à Saint-Etienne-les-Orgues, et avocat en parlement, acheta le fief de Lange et hérita de la terre de Raboli, près de Mane; il avait un frère prêtre. Il épousa Catherine d'Antane et laissa : N., seigneur de Lange, père de : 1° Mathieu-Joseph Escoffier de Lange, magistrat, conseiller d'arrondissement, père de : ^-i. Joséphine, mariée à Charles Depieds, juge d'instruction, conseiller général des Basses-Alpes; B. Camille, épouse de N. Dabos, receveur des douanes.
ESMÉNARD (v. page 71). Originaire de Lambesc (B.-du-Rhône). Connue depuis 1370. Deux rameaux, de Lambesc et de Pélissanne. Pierre Esmenard, notaire à Pelisanne, 1696; Etienne Esmenard, bourgeois dudit lieu, 1696; François Esmenard, marchandbourgeois, d'Arles, 1696. François d'Esménard portait, en 1696, ces armes, qui sont celles de sa maison : d'azur, à une bande d'or, chargée de } fers de dards de gueules et accompagnée de 2 étoiles d'argent, une en chef, l'autre en pointe. Cette famille existe à Pélissanne (Bouches-du-Rhône) et à Forcalquier. Joseph Esmenard, de Pélissanne (1769-1811), est connu par son poème de la navigation, et son frère J.-B., par des traductions de théâtre espagnol. Les filles du poète ont laissé quelque renom, deux comme peintres de genre et de fleurs, une comme traducteur. Esmenard du Mazet a été préfet des Basses-Alpes, en 1870-1871. Armes de ce dernier : d'azur, au lion tenant un arc en barre et accompagné en pointe d'un cœur, le tout d'argent. M. Martial Sicard, actuellement maire et conseiller général de Forcalquier, a épousé M"« Esmenard, sœur du banquier (celui-ci réside à Forcalquier).
D'ESPALUNGDE. Barons. Illustre maison de Béarn qui remonte au xi<= siècle. Berceau : l'Espagne. Filiation certaine, depuis le xvî siècle. Barons d'Arros. Représentant actuel (^branche aînée') et le seul : le baron d'Espalungue (au château d'.\rros, Basses-Pyrénées). Il a trois garçons : Arnaud, Bertrand et Henr}-. Branche établie dans la Gascogne, à la fin du xvi>= siècle (éteinte et alliée aux Tardieu; voir page 147). \"oici sa filiation. I. Jrnaud d' Espalungue, 4" fils de noble Bertrand,
seigneur de Casaux, de Lourie-Juson, en Béarn, fut lieutenant aux gardes, sous Henri IV ; cité par d'Aubigné {Hist. universelle) et chargé de garder ce souverain à la cour de France (1576), l'un des plus fidèles capitaines d'Henri IV. Celui-ci lui donna (1577) le château de Beyre, près Lescar. Ledit Arnaud s'établit en Gascogne où il mourut en 1618 et fut enterré dans l'église de Montesquieu en Bruilhois; il avait épousé, en 1582, Madeleine de la Fargue, dont François, mousquetaire de la garde du roi, capitaine-commandant dans le régiment de Bellebrune (163e), gentilhomme servant du roi, marié, en 1644, à Jeanne de Sarresource, dont Jean-François, seigneur de Pelon, Montagnac, Vesdot, marié, en deuxièmes noces, à Marguerite de Frère, fille de Charles et de Sérène du Puy, dont Jean-Baptiste qui (24 janvier 1757) rendit hommage au roi pour la seigneurie de Pelon. Il épousa Marie de Boisset de Torsiac et laissa : Serène, mariée, en 1765, à Damien Tardieu (v. page 147). Armes. La branche ainée (Béarn) : de gueules, à 2 lévriers d'argent courant l'un sur l'antre, accoles de gueules et bouclés d'or. Devise : Addit calcaria virtus. Lors de la recherche nobiliaire de 1666, Daniel d'Espalungue, baron d'Arros, et son cousin Jean, seigneur de Mont, maréchal de camp, présentèrent ces armes : Parti au i de gueules, à 2 lévriers courant d'argent; au 2<: d'aïur, à 2 lions d'or affrontes. La branche de Gascogne : de gueules, à une tour d'argent, maçonnée de sable, supportée pari lions affrontés d'or et armés de gueules. ( Armoriai général de 1696 et cachets de 1750). \'oir Armoriai des Basses-Pyrénées, in-8°.
ESTÈVE (v. page 188). Comtes. Très ancienne et estimable famille originaire de Montpellier. Pierre Estéve, magistrat du prèsidial de Montpellier qui, en 1696, fit enregistrer ses armes à l'Armoriai général : d'a:^ur, à 2 palmes d'argent passées en sautoir et une sphère d'or brochant sur le tout surmontée d'un soleil de même. Branche ancienne à Perpignan. Elle compte Jean Estéve, conseiller au conseil souverain de Roussillon, en 1786. I. M. Estéve fut, sous Napoléon l", trésorier général et grand officier de l'Empire; il épousa M"'= Villeminot, dont : 1° un fils, qui suit ; 2° un fils jésuite, mort missionnaire en Chine ; 3° un fils jésuite, vivant (à Rouen). — IL M. le comte Estéve, marié à M"'-' la Blotais, dont : i" Paul, époux d'Angèle Bayet du Lourzat, sans enfants ; 2° Henri, résidant au château paternel d'Heudicourt, marié à Blanche Babled, dont il a : 1° Joseph; 2° Anne-Marie; 3° une fille, épouse de 'S^ Claude de Monte de Rezé ; 4° une fille, femme de Bernard de Monte de Rezé; 5° une fille, épouse de Gaston de Lescaude. Armes des Estéve, données sous le premier Empire : écartelé d'azur et de gueules; au i, au temple égyptien avec son portique ; au 2, à l'étoile d'argent; an }, au lévrier d'argent contourné et colleté d'argent; au 4, à la tête d'Isis d'or.
ESTORNEL, quelquefois EstourneL Famille d'ancienne bourgeoisie. Dans l'Armoriai général (Provence), en 1700, Jacques « Estournelle », bourgeois, de cette famille, qui résidait à \'alernes, près la Mothe du Caire, fit enregistrer ses armes : d'argent, à 6 merlelles de sable, ), 2 et i. Autre Jacques « Estournelle », bourgeois de Melve (prés de la Mothe du Caire), vivait aussi en 1700. I. N. Estoruel, vivant en 1660, laissa : 1° N., qui suit; 2° Charles, né en 1666, mort en 1735, curé (en 1719) de la Mothe du Caire (B. -Alpes). — II. N. Estoniel, vivant en 1680, eut : 1° André, qui suif, 2° Charles, né en 1699, mort en 1763, curé de la Mothe du Caire; 3° Jean, né à la Mothe du Caire, le 2 octobre 1702, mort en 1786; il fut nommé curé de Champagne (diocèse de Sens), en 1743. — IH- André Estoniel, épousa Elisabeth Arnaud. Il eut : 1° Charles, qui suit; 2° Augustin, né le 9 mars 1730, mort le 14 juin 1793, curé de la Mothe du Caire, cure qu'il résigna, en 1788, à Charles, son neveu. — IV. Charles Estonie!, né le 18 janvier 1726, épousa Agathe Audiffret, veuve Bonnafoux, morte en 1786. Il eut : i" Joseph, né le 29 octobre 1748, médecin à la Mothe du Caire, marié : 1°, en 1778, à M"= de Lanaute d'Espinac, morte en 1779; 2°, le 1 1 janvier 1782, à Marie Hodoul ; du second lit : i" Charles, avocat distingué, adjoint de Digne, sous la Restauration, sous-préfet de Forcalquier ( 1830), président du tribunal civil de Barcelonnette, où il mourut, en 1844, marié à Thérèse Bleur, morte sans postérité ; 2° Susanne, née le 14 octobre 1750, mariée, le 27 janvier 1772, à Jean-André Tardieu (v. page 71); 3° Charles, né le 13 août 1753, appelé Estornel de Beaumèle, ordonné prêtre à Troyes, eiî 1778, curé de Saint-Saturnin (diocèse de Troyes), enfin, en 1788, de la Mothe du Caire; il résigna cette cure, en 1789 (son portrait est conservé par M. Tardieu, pharmacien à Sisteron); 4° Elisabeth, née en 1756, mariée, en 1782, à Jean-Joseph Massot.
EYSSADTIER (ou Essautier). Ancienne famille noble de Barcelonnette (Basses- Alpes) qui remonte à Paul Eyssautier, vivant en 1471 (\'oir l'Etat de la Prmence, par Robert de Briançon, t. II). Seigneurs de Cartier, Blégier, Chassole. Eyssautier (César), né en iéo2, à Barcelonnette, mort à Toulon, en 1646, assassiné sans vouloir déclarer le nom de son meurtrier, fut prêtre de l'Oratoire, savant professeur de belles-lettres. Jean-François Eyssautier, avocat, né à Manosque, a fait de grandes recherches et laissé un manuscrit précieux sur sa ville natale (v. l'abbé Feraud, Géographie des Basses- Alpes). Pierre et François Eyssautier, avocats à la cour, 1700; André Eyssautier, procureur au siège d'Aix (1700), portaient les armes des représentants actuels : d'azur, à ) fasces ondées d'argent ; au chef d'or, chargé de } roses de gueules. Représentants : M. Eyssautier, chef de bureau au ministère de la guerre, a laissé : 1° Philippe, ingénieur; 2° Gustave. — Autre branche : N.. père de Gaston et René. Esprit Eyssautier
était hotc en Gcgord, en Provence (1700). François E^-ssautier, assesseur des échevins de Marseille, en 171 1, portait d'aiiir, au cœur cTor, sunuontc d'une comète de même el soutenu d'un croissant d'argent. Ce nom existe encore en Basses-Alpes. (V. pp. 70-80.)
FADCHIER ou FAULCHIER (v. p. 60). Cette famille compte un notaire à Montlaux (Basscs-Alpcs), de 1594 à 1607; et trois notaires à Cruis (Basscs-Alpcs), l'un de 1656 à 1617; Noël F. de 1699 à 1745 ; un autre de 1759 à 1785. Jean-François Fauchier, bourgeois de Flayosc (Var) portait, en 1696 : d'azur, à une bande d'argent cliargée de } rocs d'échiquier de gueules (Armoriai général, Provence). Les véritables armes des Fauchier, de Cruis, étaient : d'argent, à un F de sable, et unefaulx au naturel, disposés en sautoir. La dernière, Anne Fauchier, épousa, en 1792, Joseph Gassaud, plus tard maire de Forcalquier, sous la Restauration. Une branche de cette maison s'était établie à Forcalquier, où Toussaint Fauchier était peintre en 1684. D'autres furent peintres de faïence, à Moustiers, dans la première moitié du xvin= siècle (voir E. Fouque, Moustiers et ses faïences). Peutêtre faut-il rattacher à ce nom Laurent Fauchier, artiste célèbre, néàBrignolcs, vers 163 1 ?
FAUQUE. Seigneurs de Jonquières, de Soleilhas, de la Garde, de X'cnasque, de Saint-Didier, etc., etc. Noble et antique maison, originaire deNaples (Italie). Son nom s'est écrit Foulco, faulco, Faucon, Faulquc, Fouque, Foulque et enfin Fauque. Filiation : depuis Guilhcn Foulco, qui fut l'un des gentilshommes qui accompagnèrent le frère de saint Louis à Naples, où il se maria. Gabriel Fauque, son descendant, servit longtemps dans les armées de Henri III et de Henri IX, épousa Anne des Baux, de l'illustre maison des Baux, anciennement souverains d'Orange; cette dame lui apporta la terre de Jonquières. Il eut deux fils qui firent branche. L'aîné François, marié à Marguerite de Saint-Maurice. Son fils, Gabriel, est le premier qui ajouta, à son nom, celui de Jonquières; il épousa, en 1638, M"'= de Paparin de Chaumont. De ce dernier descend, au xviii= degré, Jacques-Philippe Fauque de Jonquières, né en 1748, marié, en 1778, à M"'= de Charlet, dont : A. Louis-Victor, né en 1782, à Roussillon, marié, en 1815, à Hortense Bruslé ; il eut : a. a. Philippe-Auguste-Victor, père d'un fils, Louis (vivant) ; /'. /'. Eulalie, épouse du général comte d'Algarra de Vargara ; B. Elzéar-Vincentde Paule, né en 1785, marié, en 1 844, à Stéphanie de Monnier d'Arnaud, dont : a. a. Louis-Auguste, né en 1845 ; b. b. Jules, né en 1848 (^), lieutenant de vaisseau, marié à Charlotte Richard de Chicourt, dontNoélie et Henri; c. c. Paul, né en 1850, lieutenant de vaisseau ; il a une fille; C. Frédéric-Auguste, marié, en 1818, à SophieGraèb, dont : a. a, Amédée, époux de M""^ de Bragard ,dont : a. a. a. Maurice, sous-chef de bureau au ministère de la marine (*), marié à M"'' de Lavocé, dont Amédée, Camille, Carlos, Jeanne et Thérèse ; /'. b. b. Marie-Thérèse, épouse de Fernand Langoit ; D. Jean-liaptiste-
Eugène, né en 1789, marié, en 1819, à Elisabeth de Briche, dont : a. a. Jean-Philippe- Ernest, né en 1820, vice-amiral en retraite, membre de l'Institut (G. O. *), marié, en 1847, à Marie-Pauline-Aglaé Cresp, dont : a.n. a. Marie-Pierre-Eugène, capitaine de vaisseau (O. *), né en 1850, marié, en 1877, à Marie-Honorée Amie, dont quatre filles; b. b. h. Louise ; c. c. c. Geneviève ; b. h. Amable- André, né en 1827, mort capitaine de frégate, en 1870(0. *), marié, en 1855,3 Anne Cresp, dont: a. a. a. Raymond, né en 1857; b. b. b. Stanislas, né en 1859; lieutenant de vaisseau (*);c. ce. René, né en 1862, lieutenant de vaisseau ; d. d. d. Gaston, lieutenant de vaisseau, né en 1863 ; e. c. e. Elisabeth, née en 1871 ; c. c. Elzéar-Paul, né en 1838, capitaine de vaisseau (O. *), marié, en 1872, à Stéphanie Burel, dont: André-Marie, né en 1874; Charles, né en 1879, et Carmen ;£. Philippine, mariée : fàM. le comte deBonadona, capitaine d'infanterie; 2°, en 18 10, au chevalier de Briche. — Branche de Goult et de Bonnienx (\'aucluse) existante. — XIII. Hierosme Fanque, fils cadet de Gabriel et d'Anne des Baux, dame de Jonquières, né à Roussillon, le 12 mars 1591, qualifié écuyer, épousa Marthe de Solier. Il eut : 1° François, qui suit; 2° Charles, né en 1622 ; 3° Jehan, né le i*:' octobre 1630, auteur du rameau de Montlaux; 4° Gabriel, né en 1636. — XIV. François Fauque, épousa Jeanne de Guiramant. Il eut XV. Pau] Fauque, marié, en premières noces, à Claire Boudet, dont XVI. Charles Fauque, chirurgien, viguier de Groult, marié, en 1705, à Magdeleine Farges-Blanchard , dont XVII. Jean-Joseph Fauque, notaire royal à Saint-Saturnin-lès-Apt, receveur des douanes du roi, dont X\'lII./('(T»-/oi(?/i/.' F(7;/(;!((;, notaire à Goult, licencié en droit, marié en secondes noces, en 1790, à Delphine André, fille de J.-B., notaire à Bonnieux, dont XIX. Joseph- Marie Fauque, né en 1797, à Bonnieux, marié, en 1829, à M""= de Terris, sœur de Monseigneur de Terris, évêque de Toulon (mort en i88é). Il eut : i" Jean-Joseph-Félix, docteur médecin, à Bonnieux, médecin militaire (*), marié, en 1886, à Julie Vachier ; 2° Paul- Joseph, né en 1838, conservateur des hypothèques à Riom (Puy-de-Dôme), marié, en 1873, à Blanche Tindcl, dont : 1° Germaine, mariée, en 1892, à Henri Defrêche, avocat; 2° Félix, né en 1874; 3° Mathilde; 4° Madeleine; 5° Sébastienne ; 6" François Xavier, notaire à Orgon (B.-du-Rhône), époux de Félicie Truchement, dont Charles, Paul et André. — Branche de Montlaux {Basses-Alpes). — XIV. « Maître a Jean alias Andrc-Jean- Fauque, né le i"' octobre 1630, vint se fixer à Montlaux, en épousant Jeanne de Bouyeul. Il eut : XV. « Maître » Jacques Fauque, bourgeois établi à Saint-Etienne-lès-Orgues, en 1684, marié, le 30 août 1687, à Delphine Maurel, fille de François, bourgeois, et de Catherine Bernard; elle testa le 21 août 171 1 et laissa : 1° Jean, qui suit; 2° Joseph, résidant à Saint- Nom (1739); 3°Anne, mariée, le7mai 171 5, à J.-B. Fauchier, bourgeois, fils de Jacques et de Marguerite Tardieu. —XW. Jean Fauque, bourgeois, né à Saint-Etienne, le 15 mai 1701, épousa Anne Magnan, sœur de l'abbé Magnan, curé de Pierrerue (1775). Il eut : i" Catherine, mariée, en 1767, à Etienne Tardieu (v. page 79); elle est morte à Saint- Etienne, en 1815 ; 2° Rose, morte à Saint-Etienne, en 1819, mariée, en 1767, à Esprit
Tardieu, bourgeois de Saint-Etienne (v. page 78). — Ratneau à Forcalquier. Il doit descendre de Balthazard Fauque, marié à Forcalquier, sous le règne de Charles VII. A lui, appartient Joseph Fauque, élu prieur de la confrérie du Saint-Esprit, à Forcalquier, en 1671, 1679. Armes : de gueules, à 2 frênes rangés d'or, accompagnés en chef d'un faucon de même (La généalogie se trouve dans le Nobiliaire univ. de France, par Saint-Allais, t. II.)
DE LA FERTÉ SENNETERRE (\'oir THIBAULT DE LA CARTE).
T)X^ T) ^^ FRANCOLINI. Comtes. Noble et antique famille de l'Italie.
' ' Elle n'y existe plus; mais a laissé de grands souvenirs à Florence,
Pise, Gênes. Berceau de la maison : Fermo, dans les États de l'Église. En 1509, les Francolini se battaient avec le duc de Ferrare contre les Vénitiens. A cette époque, dans l'histoire de Bayard, il est souvent parlé de la forteresse de Francolino. Un des Francolini accompagna Catherine de Médicis, lors de son mariage avec le duc d'Orléans (plus tard, Henri II), en I53?. Un autre se trouva à la bataille de Moncontour (i 569) ; un autre, enfin, .i la tête
CHATE.^u DE PLEURS (Marnc)
Propriété du comte de Francolini dont la fille a épousé M. Jules Tardieu (de Limoges. (V. p. 81.)
d'une troupe d'archers équipée à ses frais, combattit dans les rangs français commandés par le duc d'Anjou (plus tard, Henri III). Alliés aux familles patriciennes de Fermo : les Riciardi, les Savini. Alliés aussi aux Mastaï (la famille du pape Pie IX). En 1863, le comte Antoine de Francolini, étant Français, fut délégué, par la ville de Fermo, auprès du gouvernement français, afin d'obtenir des ingénieurs pour un institut à Fermo. Le même fut père de M"= Blanche de F. et du comte Victor-Antoine- Raymond, ancien maire de Pleurs (Marne), agriculteur, et propriétaire du château de Pleurs, marié,
en iS6o, à Gcncvicve-Lcontinc de \'e\-rinas, morte en i86S, d'une- famille noble du Limousin, dont : i" : Léon, officier au i^^' hussards, marié à Marie-Thérèse de Gonflans, dont Marguerite et Hubert; 2° Pierre, sous-officier d'infanterie; 3° Cécile, épouse de Jules Tardieu (v. page 8i); 4° Marthe, épouse de M. Paleirac ; 5° Marie. Armoiries : d'or, à j montagnes d'argent ; au chef d'a\ur, portant une comète d'or accostée de 2 croissants d'argent contournés à dcxtre. Cimier : un Hou issaut, dans la couronne, aruié d'un glaive.
DE LA FRESNAYE (\"oir ANDRÉ DE LA FRESNAYE).
^> iA^ ^^ FRESNE. Comtes. Seigneurs de Virel, Renac, Saint-Gilles, etc.
'^ Très noble et antique famille, originaire de Bretagne, de la paroisse de Renac, prés de Redon (Ille-et Vilaine). Connue dés iioo. Dom Morice (^Hist. de Bretagne^ cite des membres de cette famille au nombre des officiers de l'illustre du Guesclin (fin du xiv' siècle). Un du Fresne de\'irelfut tué àNanc}-, au début de la Révolution, mort héroïque qui eut un certain retentissement. Cette famille compte des chevaliers de Malte, des conseillers au parlement de Bretagne. Branche I de Renac (éteinte); II de Saint-Gilles (éteinte) ; III de \'irel (existante). Représentants actuels : le comte du F. de Virel, marié, le 9 avril 1869, à Henriette de Tardieu de Maleyssie (v. p. 52), décédée le 25 janvier 1892, dont : 1° André, élève de l'école de Saint-Cyr; 2° Henri; 5° Conrad; 4° Alban ; 5° Marie; 6° Marguerite ; 7° Léonine. Le vicomte du F. de \'irel (sans enfants), frère du comte qui précède. Armes : d'argent, à la fasce de siuople, accompagnée de ^feuilles de frêne de même, 2et i.
GALICE ou GALLICE (v. pp. 74, 75, 80). Cette famille compte Joseph de Galice, conseiller au parlement de Provence (1681), qui fit enregistrer ses armes, en 1696, à l'Armoriai général (bureau d'Aix) de gueules, à un coq d'argent, crété, larhé et membre d'or ; au chef d'axiir, chargé de } étoiles d'or. César de Gallice, seigneur de Villevieille portait, en 1696, de même. Claude Gallice, bourgeois de la ville d'Aix (1696). Jacques Gallici, de Saint- Etienne-les-Orgues, Thomas et Louis Gallici, que l'on croit fils de Barthélémy, vivaient en 1 528. Cette famille exerça les fonctions de viguiers de Saint-Etienne, au xvi": siècle. Une branche s'éleva assez haut. Nicolas Galice, conseiller à la cour des comptes de Provence, y mourut doyen, en 1572. Son fils, Claude, et son petit-fils, François de Galice, occupèrent la même charge. Joseph, fils de ce dernier, fut reçu conseiller ^u parlement, en 1686; il fut père de Joseph-François, doyen du parlement d'Aix, mort sans postérité. Les Gallice furent seigneurs d'Aumont et de Bedejun. On ùcnx.ùxGalici ou Galice.
DE GAUDEMAR(v. p. 181). Famille anoblie, en 1518, par l'empereur Maximilien I'^^' d'Allemagne. Elle habitait alors le Hainaut. Elle passa, depuis, en Provence, à Toulon, et enfin à Marseille, où elle existait encore en 1855. Armes : Parti an i coupé d'or et d'a\ur, l'or chargé d'une aigle éplovée de sable; aux 2 et 4, d'a-jir, à } coqs d'or, 2 et i.
GAUTHIER ou GAUTIER (v. p. 74). Cette très ancienne famille bourgeoise, de Provence, compte de nombreux notaires, savoir : à l'orcalquier, en 12 19, où un Gauthier était attaché à un comte de Provence; à Marseille, 1224; à Avignon, 1344; à Riez, 1254; à Digne, en 1544; à Manosque, en 1397, 1421 ; à Aix, en 1490-1557; à Saint- Paul (Basses-Alpes), 1620; à Castellane, en 1602. Armes :
d\r^ur, an coq passant cTor. Il y a eu deux familles nobles du nom de Gautier, en Provence.
(V. R. de Briançon, t. II.)
DE GEORGES DE BENEDICTI DE CABANIS. D'argent, à une balance soutenue d'une verge accolée d' un serpent, le tout de sable (y. p. 106). Jean-Paul de Georges de Bencdicti de Cabanis, maire d'Avignon, eut : Jean-Antoine-Xavier, maire de Carpentras, chef de bataillon, mort à Carpentras, le 22 frimaire an XII, qui eut : i" Paul-Alexandre- Siffrein, mort sans postérité, en 1826; 2° Marie-Thérèse-Claire, épouse de Laurent- Thomas Mazen; 3°Jeanne-Thérése-Claire, mariée à Jacques-Louis Tardieu deToulonne, en 1805 (v. p. 106). Cette famille paraît éteinte.
GERMAIN. Les Germain, qualifiés nobles, jouèrent un certain rôle, à Forcalquicr, à partir de la fin du xv= siècle. « Noble » Pierre Germain eut Clément, consul de Forcalquier en 1535, 1548, 1555, 1562. Jean Germain, frère de Clément, et docteur en droit, publia, en 1536, un poème macaronique sur l'invasion de Charles-Quint en Provence. Louis Germain fut consul à Forcalquier, en 1552, et le capitaine Jean Germain, en 161 1. Jean Germain, bénéficier du chapitre de Forcalquier, fut, en 1657, l'un des fondateurs de la chapelle bâtie sous le vocable de saint Jean-Baptiste dans la concathédrale ; il eut pour héritiers Pierre et Jean Germain : le premier avocat, le second docteur en médecine. Un autre Jean Germain, bénéficier, a écrit une notice sur Saint-Mary (manuscrite, bibliothèque Méjanes, à Aix). 11 fut prieur de la confrérie Saint-Mary, en 1727-1731. Louis Germain et François Germain, marchands, en 1700, portaient : d'azur, à une croix jletironnce d'or (^Armoriai général, Marseille). Dominique Germain, maire de Berre, en 1700. Germain, fils, a été maire de Saint-Etienne-les Orgues, en 1793, Joseph Germain le fut en 1848. (V. pp. 70, 72, 73.)
GONDRAN. Ancienne famille de Provence. Un vicaire à Limans, 1700. On rencontre des Gondran dans le livre de la confrérie du Saint-Esprit, de Forcalquier; Antoine Gondran en est prieur en 1772; Joseph, en 1806; André, en 1811; Jean-François, en 181 5, 1821 ; Noé, en 1824; Antoine, en 1834 ; Louis, en 1839. Joseph-Noël Gondran, deuxième échevin de Marseille, en 1780, portait : d'argent, à un coq au naturel, sur une colline de sinople, accompagnée de j étoiles de gueules en chef, soutenues d'un trangle d'aitir (O. Teissier, Armoriai des échevins de Marseille'). Jean Gondran, docteur en théologie, chanoine de la collégiale d'Aups (1696), Honoré, fils d'Antoine Gondran, bourgeois
d'Aups (^^ar), en 1696 : d'aïur, à 2 lions affrontés d'or (Armoriai général, Provence); Poncet Gondran, bourgeois d'Ongles (1696). (V. pp. 64, 70.)
DE GOULAINE. Marquis, Antique noblesse de Bretagne. Filiation depuis Jean I, seigneur de Goulaine, capitaine de Nantes pour Henri II, roi d'Angleterre (i 149). Gabriel, marquis de Goulaine, seigneur de Faouët, de Loroux, de l'Espine-Gaudin, obtint, de Louis XIII, l'érection de la terre de Goulaine en marquisat (octobre 1621). Armes : parti d'Angleterre et de France. Devise : A cestiiy-ci, à cestuy-là, j'accorde les couronnes. Représentants actuels : Henri -Donatien -Alphonse, marquis de Goulaine (château de la Grange, près Rocheservière, Vendée), né en 1848, marié, en 1867, à M"= de Béthune- Sully, dont : A. Robert, né en 1873 ; B. Jeanne, née en 1868, mariée à Bruno, vicomte de Chasseval ; C. Yolande, née en 1871. Frère, le comte Geoffroy, né en 1844, marié à M"= de Perrieu de Crenan, dont : Anne, née en 1877; Alain, né en 1879; Yvonne, née en 1882; Marie, née en 1891. Oncle, le comte Arthur, né en 1822, marié à M"= Sallentin, sans postérité. (V. p. 50.)
DE GOZON. Antique noblesse. Originaire du château de Gozon, en Rouergue; connue dès 1250. A donné un grand maître de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, en 1346, et de nombreux chevaliers de Malte. Marthe de Gozon, héritière du nom et des armes de la branche ainée, épousa, en 1583, Louis de Montcalm. Branche cadette dite d'Ays, établie en Quercy, vers 1524; elle existe de nos jours. L'abbé de la Vaissiere en a donné la généalogie en 1766. Voici sa filiation : I. Jean de Gozon, fils de Jean et de Savie d'Estaing, écuyer de Gaston de Foix , épousa, en 1490, Isabeau d'Olhet; il eut : 1° Gilbert, qui suit; 2° Pierre, chevalier de Rhodes, grand-prieur de Saint-Gilles, en 1559; 3° François, chevalier de Rhodes, bailli de Manosque (1565). II. Gilbert de Gozon, né en Hongrie, épousa : i°, vers 1524, en Rouergue, Catherine de Gautié de Savignac, dame d'Ays, en Quercy; 2°, le 17 août 1533, Charlotte de Tardieu (v. pp. 14, 1 50). Du second lit : 1° Charles, qui [suit ; 2° Ra3'mond, chevalier de Malte en 1557, grand prieur de Toulouse, en 1597; 3° Bernard, chevalier de Malte, en 1567. III. Charles de Gozon, baron d'Ays, est l'ancêtre de Pierre, chevalier, seigneur d'Ays, commandant de bataillon au régiment de Bourbonnais, en 1778, et celui-ci du comte de Gozon, résidant, de nos jours, au Vigan (Lot). Branche de Montmaur, dans le bas Languedoc, maintenue noble au xvii« siècle. Armes : de gueules , à la bande d'argent bordée d'azur, à la bordure crénelée d'argent. (V. L. de la Roque, Armoriai du Languedoc, t. I, pp. 243-244.)
GRILLET, barons de Brlssac et de Pomiers, seigneurs de Taillades; originaires de Bresse; connus dès 1460 comme nobles. Saint- Tri vier, ville de la Bresse, fut inféodée avec le titre de comté, par lettres du duc de Savoie, en 1573, à Marie de Gondi, veuve de Nicolas de Grillet, seigneur de Pomiers. Cette maison a donné un premier cham-
bellan du duc de Savoie, un colonel général de l'infanterie française pour le pape, au Comtat-Vcnaissin-, des capitaines de 50 hommes d'armes, nombre d'officiers supérieurs, etc. Armes : de gueules, à la fasce ondée d'argent, accompagnée eu chef d'un lion léopardé d'argent, et eu pointe, de j lésants bien ordonnés de même. (\'. p. 40.)
DE GUARDIA (v. pp. 188-189). En Roussillon. Très antique et très noble maison, dont le premier personnage connu est Bérenger de Guardia, qui fit une donation, en 1167, au couvent des Augustins établis à Espira de l'Agly, près de Perpignan. Filiation : depuis Jean de Guardia, en léoo, fils d'autre Jean. En 1636 (28 juin), Jérôme de Guardia reçut, de Philippe IV, roi d'Espagne, le titre de citoyen noble de Barcelone, tant pour lui que pour ses descendants. Représentants actuels : I. Félix de Guardia, notaire à Perpignan (fils d'Abdon et de Claire de Tardiu). Ses cousins germains : Hortensius de Guardia, directeur des écoles chrétiennes, à l'Ile Bourbon, et son frère Joseph (celui-ci décédé a eu Louis, André et Joseph de Guardia, résidant à l'Ile Bourbon). II. Félix de Guardia, avocat à Perpignan, conseiller municipal de Villeneuve-de-la- Raho. Armes : de gueules, à un œil d'or, parti d'or, à un arc hattdé de gueules, encoche d'une flèche de ménw; coupé d'a\ur, à une tour d'argent donjonnée d'or ouverte et ajourée de gueules, maçonnée de sable, à dextre; et un dextrochère paré d'or mouvant du flanc scnesire, la main de carnation, tenant une épée d'argent, ayant la garde et la poignée d'or. L'écu : timbré d'un casque de front, orné de ses lambrequins d'or, de gueules et d'argent. (Voir la généalogie de cette fomille dans le Livre d'or de la noblesse de France, par le marquis de Magny, t. I.)
GUINTRANDI (v. p. 104). Armes : d'argent, à une fasce d'azur, portant une fleur de lys d'or, accompagnée de 2 étoiles de même; eu cluf, une étoile aussi d'or.
D'HAUVILLE (v. p. 24). On trouve dans l'Histoire généalogique de la maison d'Harcourt, par de la Roque (t. II, pp. 141 3, 1414, 1997), Colette d'Hauville, femme de Guillaume Murdriac et mère de Jean Murdriac, écuyer en 1454. Il y a eu en Normandie une maison noble d'Ouville (peut-être la même) ? de race chevaleresque : Robert d'Ouville, chevalier, 1272. Armes : d'or, nu lion de gueules grimpant. (\\ de Courcelles, Dictionnaire universel de la noblesse.)
HEBERT DU BDC en Normandie. Cette famille a pour auteur André- Pierre Hébert, seigneur du Bue et de \'illiers, maître des requêtes ordinaire de l'hôtel du roi, mort le 22 mars 1707, dont l'aïeul était ,v^^¥ conseiller au parlement; le bisaïeul, conseiller à la cour des aides en
1597; le trisaïeul, receveur du chapitre de Notre-Dame de Paris, en 1 3 80. Armes : d'or, au lion grimpant de sable armé et lampassé de gueules.
DE HËÈRE. Famille cclcbre de la haute bourgeoisie parisienne, anoblie par des charges. Jean de Héère, seigneur de Sèvres, marchand de draps de soie à Paris, mourut en 1521 ; il eut Noël, bourgeois de Paris, marchand de draps de soie, mort en 1561, qui eut : 1° Denis, seigneur du Poncel, conseiller au parlement de Paris, mort en 161 5 ; 2° Philippe, conseiller à la cour des aides de Paris en 1585; 3° et 4" Noël et Claude, marchands de soie, à Paris.' Cette famille compte, depuis, des gouverneurs de places, des conseillers d'état, un maréchal de camp, un chevalier de Malte en 161 5. (Voir Laine, Dicliomiaire véridiqiie des origines, t. II.) Armes ; d'argent, an chevnm de sable accompagné de 2 coijuilles de même et, en pointe, d'une étoile de gueules. Le mariage de M. de Tardieu de Maleyssye avec M"' de Héère dut être tenu secret, la marquise de Maleys.sye s'y étant opposée (v. p. 46). Cette famille a pris le titre de marquis aux assemblées de la noblesse en Orléanais, en 1789. Représentants actuels : Henri-Armand, marquis de Héère, marié à M"= de Baillivy, morte en 1875, dont deux enfonts, savoir : A. Jean-Marie-Marc, marié à M""^ Le Dauphin ; B. Caroline, mariée, en 1880, à Camille de Farcy, comte de Pontfarcv) \'. Atinnairc de la noblesse, par Borel d'Hauterive. — Une généalogie, conservée dans la fiiniille, dit que les premiers de Héère étaient nobles, en Flandre.
HUGUES, seigneurs de Benivent. Le petit château de Benivent se voit encore près d'Orpierre (Hautes-Alpes). I. François Hugues, sieur de Benivent, en 1620, épousa Olympe Bouffier; il eut : 1° David, qui suit; 2° Anne, femme de François Lombard, d'Orpierre; elle testa en 1622. — II. David Hugues, sieur de Benivent, eut : 1° David, qui suit ; 2° Anne, épouse de Jacques Tardieu (v. p. 100). — III. David Hugues, sieur de Benivent, avocat, juge de diverses terres au siège de Serres, épousa Anne Pelorce et subit de nombreuses vexations, étant protestant; sa femme fut enfermée à la tour de Crcst, il vivait en 1650-1710; il eut : 1° Pierre (175 1), qui eut N., arrêté comme suspect en 1795, et exécuté à Orange, en 1794, comme accapareur de numéraire; il mourut le dernier de sa race; 2° Anne, femme de Cyrus de Laget, seigneur d'Eygnians (1781). Armes : d'a-^ur, an chevron d'argent accompagné de j besants de même.
HURAULT DE VIBRAYE (v. p. 54), marquis. Maison noble de Tourainc d'où sont sortis les seigneurs de Saint-Denis, de la Tour, de Villeluisant, de Chevcrny, de la Grange, de Vibraye, d'Huriel, d'Onzain, de Galardon, de Roinville, de Bélesbat, de Vignay, etc. Armes : d'or, à la croix pleine d'a~iir, cantonnée de 4 ombres de soleil de gueules. (\\ le P. Anselme, t. \'I.) A cette famille, Philippe Hurault, comte de Chevernv, chancelier de France, né au château de Chevernv, en 1528, mort
B If
en 1599. II fut gouverneur de Chartres; il a laissé des Mémoires, parus en 1656, in-40 (souvent réimprimés), où il donne la généalogie des Hurault. Le plus ancien membre connu est Jean Hurault, chevalier venu de la Grande-Bretagne en 1505. Son fils Philippe fut tué à la bataille d'Auray. Représentant actuel : M. Hurault, marquis de Vibraye, à Cour-Chcverny (Loir-et-Cher).
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LE CHATEAU DE FONTIENXE (ActUel)
Près de Saint-Etienne-les-Orgucs (Basses- Alpes),
où naquit Marguerite d'Isoard, fille du seigneur de Fontienne,
mariée, en 1697, à Claude Tardieu (v. p. 75). Ce château appartient actuellement à M. le vicomte de Selle '.
D'ISOARD. Maison de haute noblesse, divisée en trois branches, ^^rx. «.>=>«? s-i'is souche connue. L Branche des d'Isoard de Chenerilles, origi-
/ % /i. naire de Provence. Antoine Isoard acheta la terre de Chenerilles en 1427. Représentant : le marquis d'Isoard de Chenerilles (à Aix, Provence). — II. Branche d'Isoard de \'auvenargues. Sortie du Dauphiné; elle remonte à 1269. Elle compte un cardinal-archevêque d'Auch, duc et pair, mort en 1839. Son frère, Louis de Gonzague, né en 1771, mort en 1836, est l'aïeul de Jean-Gonzague-Léon-Edward , marquis d'Isoard, né en 1858, marié, en 1865, à Marguerite de Rougé, dont trois enfants (résidence, Aix, Provence). II a deux sœurs et un frère célibataire. Cette branche a des
I. Après les d'Isoard, le château de Fontienne passa à Joseph-Ange-Clétnens, seigneur de Fomienne, marié, en 1760, à Anne-Marguerite Renaud de Foasbelie; celle-ci laissa Fontienne à M. Renaud de Fonsbelle, aïeul de M. le vicomte de Selle actuel.
lettres patentes de marquis d'Isoard. — III. Branche de Fontienne (éteinte au xviiF siècle), alliée aux Tardieu. Filiation. I. Robert d'Isoard, seigneur en partie de Romoules, épousa Catherine de Rougiers, qui testa en 145 1; il eut : Pierre, seigneur de Romoules (145 1), père de III. Louis, seigneur de Romoules, marié à Françoise de \'intimille, fille de Louis, seigneur de Montpezat, dont IV. Honoré, seigneur de Romoules, marié à Florimonde Tornatoris (en provençal Tourniaire), fille de Jean, seigneur de Fontienne, terre située près de Saint- Etienne-les-Orgues (Basses-Alpes) ; il eut : V. Melchior, seigneur de Romoules, lequel hérita de Gaspard de Tornatoris ou Tourniaire, son oncle, de la terre de Fontienne; il épousa, en 1573, Marguerite de Glandevès, fille d'Helion, seigneur de Puimichel et de Magdeleine de Barras, dont \T. Charles, seigneur de Fontienne, marié, en 16 10, à Lucrèce de Demandols, des seigneurs de la Palu, dont : 1° Jean, qui suit; 2° Elisabeth, religieuse, morte en 1697. VI. Jean, seigneur de Fontienne, née en 1680, maintenu dans sa noblesse, le 5 mars 1668; il épousa, en 1650, Anne de Pontevés, fille de Jean, seigneur de Silans et d'Anne d'Ademar de Castellane, morte à Fontienne le 16 octobre 1701 ; il eut : 1° Joseph, qui suit; 2° Claude, prieur de Fontienne, 1683; 3° Charles, 1701 ; 4° Marguerite, mariée, le lé avril 1689, à Laurent Gallice, chirurgien oculiste à Saint-Etienne-les-Orgues, fils de Claude et de Marguerite Leau; 5° Magdeleine, morte, à Saint-Etienne, le 22 octobre 1740, mariée, le 18 février 1697, à Claude Tardieu, chirurgien oculiste (v. p. 73); 6° Isabeau, épouse de Jean Magnan, de Saint-Etienne (1704); 7° Thècle ; 8" Anne, femme de Jean de Bonfils, seigneur de Peyrès, à Aix. \TI. Joseph d'Isoard, seigneur de Fontienne, Prieurat, épousa Marguerite de Levesque, dont VIII. Alexis, baptisé à Saint- Etienne, le 7 avril 1692, mort sans postérité le dernier de sa branche; il épousa Marguerite d'Arguier, remariée, en 1750, à Jean-Louis Testaniére, fils de Louis, seigneur de Châteauneuf-Miramas. Armes : d'or, à la fasce de gueules, aceompaguèe de j isards naissants de sable, laiiipassés, armés de gueules, 2 en chef, i eu poiulc. (Voyez VEial de la noblesse de la Provence, par l'abbé Robert de Briançon, t. II, p. 249); Nobiliaire des Botiches-du-Rhâne, par H. Gourdon de Genouillac et le marquis de Piolenc(pp. 114-115).
JOUVE. Languedoc. D'azur, au cheval d'or accompagné en chef de 2 croissants d'argent et en pointe d'un cœur de même, au chef cousu de gueules, chargé de trois étoiles d'or.
LACROIX (v. p. 68). Caroline Tardieu épousa Jules-Etienne-Hippolyte Lacroix, ingénieur en chef des ponts et chaussées, chevalier de la Légion d'honneur, mort à Nancy, le 7 novembre 1880. Leurs enfants : 1° Paul, capitaine d'artillerie breveté d'état-major, ofiicier d'ordonnance du général de Négrier, à Besançon, marié, en 1883, à Jeanne Moreaud ; 2° Pierre, capitaine au 2' hussards, à Melun.
DE LALIVE D'EPINAY. François-Christophe de Lalive, fermier général, fut taxé, en lyié, à 1.200.000 livres de restitution, et fut, depuis, conseiller au parlement de Metz (1728); il mourut à Paris, à 79 ans, le 28 décembre 1753, ayant épousé Catherine Fayard en premières noces et Marguerite Dubuisson en secondes ; il eut : A. Joseph- Christophe de Lalive, seigneur de Pailly, brigadier des armées, mort en 1780, à 73 ans. B. Jean-Baptiste de Lalive de Sacy, mestre de camp, mort en 1762.
LOUIS-JOSEPH DE LALIVE d'ÉPINAY,
né à Paris, le 26 septembre 1746,
conseiller au parlement de cette ville, hsitorien et musicien ;
reçu bourgeois de Fribourg (Suisse), en 1787,
mort à Fnbourg, en 181 3.
Fils de M. de Lalive d'Epinay et de M"° de Tardieu d'Esclavelles.
(Portrait pris sur un physionotrace, par Qjienedey, en 1789.)
— I. Louis-Denis de Lalive de Belhgarde , seigneur d'Epinay, fermier général en 1721, épousa Marie Prouveur, morte en 1740, dont : 1° Denis-Joseph, qui suit; 2° Ange- Laurent, né à Paris, le i" octobre 1725, seigneur de Jully, baron du Châtelet, marquis
de Rcmonvillc, mort le i8 mars 1779, introducteur des ambassadeurs, connu par son goût pour les arts (il a gravé, en 1754, un joli portrait, de lui); marié : fà Elisabeth Chambon; 2° à Joséphe de Nelline ; 3° Marie-Charlotte-Françoise, née le 7 juin 1728, épouse de l'intendant Pineau ; 4° Elisabeth-Joséphe-Françoise, née le 18 décembre 1748, femme charmante, mariée au comte César d'Houdetot, né en 1724, créé maréchal de camp en 1761 ; 5° Alexis-Janvier de la Live de la Briche, né le février 1735, qui succéda à son frère comme introducteur des ambassadeurs, marié à Edmée Prévost, dont deux filles : la comtesse de Mole, grand'mére de la duchesse de Noailles actuelle, et une fille qui fut la mère du duc de Montesquiou-Fézensac. — II. Denis-Joseph de Lalive d'Epinay, né à Paris, le 2 août 1724, écuyer, épousa, en 1745, L.-F.-Pétronille de Tardieu d'Esclavelles (v. p. 40); il mourut à Paris, le 16 février 1782 et laissa III. Louis-Joseph de Lalive d'Epinay, né à Paris, le 26 septembre 1746, historien, musicien, marié, en 1775, à Fribourg (Suisse) où il se fixa, à Elisabeth de Boccard; il mourut, dans cette ville, en 181 3 ; il avait été conseiller au parlement de Paris; reçu bourgeois de Fribourg (1787) ; il eut : Louis, introducteur des ambassadeurs près du roi Charles X, qu'il accompagna jusqu'à Cherbourg, en 1830, créé baron parce souverain ; il se retira ensuite en Suisse et y devint un agronome distingué ; il avait épousé Cléophée de Surbech de Sobure, nièce du célèbre marquis de Busenval ; il eut Gaspard, agronome, marié, en 1856, à M"<^ de Buman, dont : un fils Louis, préfet à Morat (Suisse); un autre fils, résidant à Paris : Armes : d'argent, à un pin de sinople, accompagné de 2 étoiles d'azur. Couronne : de comte. Supports : 2 licornes.
LATIL ou LATY. C'est un nom répandu soit sous la forme provençale Lity, soit sous la forme française Latil. Ont été notaires à Sisteron : Gilles Latil, en 1334; Joseph Latil, 1697-1701 (il portait : coupé au i d'azur, au soleil d'or, soutenu d'une fasce d'argent ; au 2, de gueules, au lion d'or') ; J.-B. Latil, en 1708- 17 31 ; Joseph-Claude Latil, en 1732- 1782. M. Latil est actuellement maire de Sisteron. Il v avait des Laty, plus tard Latil, à Mane, qui se fixèrent à Manosque et s'y distinguèrent. Louis-Marie-Honoré-Joseph Latil, né à Manosque en 1790, vice-président du tribunal de Digne, conseiller général, a laissé un nom comme créateur du canal de Labrillane à Manosque. Sa famille s'est éteinte avec son neveu, docteur en droit. (V. p. 70.)
DE LADRIS (v. p. 181). Famille noble. Deux branches : une à Marseille connue dès 1262; l'autre des seigneurs de Valbonnette, les Taillades, connue dès 1276. Armes : d'argent, à } bandes, celle du milieu de sinople, les 2 autres de gueules. (\'oir l'Etat de la Provence, 1693, par R. de Briançon, belle notice.)
LEAU (v. p. 76, 80). Ur. notaire de ce nom, à Aix, au xvii« siècle. Très ancienne l'amilie, à Saint-Etiennc-Ies-Orgues. Thomas Lcau, marchand-bourgeois de la ville de Lyon, en 1696, fit enregistrer ses armes : d'argent, à un chevron de simple, chargé d'une pomme de pin d' argent {Armoriai généra] , Lyon). Le nom de cette famille se prononce, en provençal, kit (Jéou, en une seule syllabe), du latin kvis, léger. Alain Leau ou Leaut, valet de chambre et barbier du roi René, fut pris en affection par ce prince qui lui octroya la seigneurie de Labrillannc, à titre viager, en 1462, puis à titre héréditaire en 1474, et, pour donner une tournure aristocratique à son nom, celuici le transforma en Le Haut. Le 31 décembre 1853, le docteur Antoine Leau (v. p. 80) fit à la fabrique de cette localité et à l'église de Notre-Dame de Lure des legs qui amenèrent un décret impérial (1857) érigeant ce vénérable sanctuaire en chapelle de secours. Les Leau s'étaient ramifiés à Forcalquier, où l'un d'eux, Jean Leau, était prieur de la confrérie de Saint-Jean-Baptiste en 1677, 1694, et un autre, Antoine Lcau, prieur du Saint-Esprit, en 1805.
LE PELETIER ou LE PELLETIER (v. p. 52), comtes des Forts, de Saint-Fargeau ; seigneurs de Souzy, de la Houssaye, d'Aunay, de Rosambo, de Beaupré, de Morfontaine, Montmilian, V'illeneuvele-Roi, etc. Famille originaire du Mans, illustre dans la magistrature; elle remonte à Pierre Le Peletier, bailli de Tourvoye au Maine, vivant en 1508, marié à Jeanne Le Roger. La branche aînée a fini dans Hélène Le Pelletier, morte en 174e, mariée à Pierre Godard, marquis de Belbeuf, mort en 1742. De la seconde branche, est sorti, au cinquième degré, Claude Le Peletier, seigneur de Morfontaine, fils aîné de Lonis et de Marie Lechassier, né en 1631, à Paris, prévcSt des marchands de Paris en 1668, ministre d'Etat (1683) après Colbert jusqu'en 1689; il mourut en 171 1; il avait épousé Marguerite Fleuriau. Michel le Peletier de Soucy, frère du précédent, mort en 1725, fut intendant des finances, du conseil de régence. Michel-Robert Le Peletier des Forts, comte de Saint-Fargeau, fils du précédent, ministre d'Etat (1729). De lui descend Louis-Michel Le Peletier de Saint-Fargeau, assassiné à Paris, au Palais-Roval en 1793, député de la noblesse aux Etats généraux; celui-ci épousa, en 1780, M"= Joly de Fleury, dont une fille, mariée : 1° à N. de Wit, et 2" à son cousin Le Peletier de Morfontaine, dont deux filles : M""-' de Boisgelin, femme du pair de France de ce nom, et M""^ de Talleyrand, mère de la princesse de Ligne. M. Le Peletier des Forts, père de la vicomtesse de Tardieu de Maleyssye, avait épousé M"= de Baërt, fille d'une Montboissier-Canillac et petite-fille du célèbre Lamoignon de Malesherbes, défenseur de Louis X\'I. Branches : 1. De Rosambo (existante
en Bretagne et à Paris). II. d'Aunay (existante dans la Nièvre et à Paris). \'oir la filiation dans le Diclioiinaire de la noblesse, par de la Chesnaye des Bois. Armes : iVa-^ur, à la croix paltée d'argent, chargée en cœur d'un chrcron de gueules ; accostée de 2 molettes d'éperon de sable, et, en pointe, d'une rose de gueules.
DE LESTENDART, marquis de Bully (par érection d'octobre 1697), barons d'Angerville-la-.\Iatcl (érection de 1653). Maison d'ancienne chevalerie de Normandie, où elle florissait dès le xi' siècle, et qui portait alors le nom de Baine qu'elle quitta au xii= siècle. Elle compte plusieurs généraux, des officiers supérieurs, des personnages de marque. Armes : d'argent, au lion de sable, chargé à l'épaule d'un éciisson d'argent, Vècussou à ^ fasces de gueules. (V. p. 26.)
DE LOSTANGES (v. p. 50), marquis de Saint-Alvére, en Périgord ; seigneurs de Cadrieu, Beduer, Pailhès, etc. Berceau : la terre de Lostanges, prés de Brives (Corrèze). Le nom primitif est Adémar ou Aymar. Marthe Adémar, dame de Lostanges, épousa, en 1335, Bertrand de la Brande, damoiseau, coseigneur de Beyssac, à la charge par les descendants de ce dernier de porter les nom et armes d'Adémar de Lostanges. Jusqu'en 1448, ils ont porté ces deux noms; mais, depuis, ils passèrent en Périgord et se sont appelés de Lostanges. Dans le Nobiliaire du Limousin, par l'abbé Nadaud, la filiation des de Lostanges commence à Jean-Aimar de Lostanges, marié, en 1448, à Antoinette de Veyrines, dite de Limeuil, dame de Saint- Alvare, en Périgord, où il alla demeurer. Depuis lors, nous trouvons ces alliances notables : de Salagnac de la Motte-Fénelon (1508), de Montberon, des Granges, de Gourdon de Genouillac, de Crussol, Ebrard de Saint-Sulpice, de Cadrieu, du Maine, de Larmandic de Longua, de Gallucio de l'Hôpital, etc. Il y a eu de nombreuses branches fort distinguées. Armes : d'argent, au lion de gueules, armé et couronné d'a-^ur, accompagné de / étoiles de gueules en orle. Représentants actuels : 1° le marquis de Lostanges Saint-Alvére, en Périgord (branche aînée); 2° le marquis de Lostanges- Bedriers.
DE LOUTEREL, seigneurs des Hauts-Chêne, de Saint-Aubin-sur-Relle et des Jardins, en Normandie. Jean de Louterel, écuyer, seigneur de Saint-Aubin-sur-Relle et des Jardins, commandant de la compagnie des cavaliers du seigneur de Maubuisson, en 1631, portait : d'azur, à 2 loups cerviers d'or. D'autres Louterel portaient : d'azur, à l'aigle éployèe d'or (ceux-ci alliés aux Tardieu de Maleyssye).
DE LUC. Luc-Fontenay : d'a\ur, au brochet d'argent surmonté d'une étoile d'or.
LULHET. (v. p. 140). Pierre Luilhet, bourgeois d'Ax, fit enregistrer ses armes à V Annorial gcncral, en 1696 (bureau de Pamiers) : d'or, à mi liilh de gueules pose en bande.
MAGNAN (v. p. 74, 75, 78). Les Magnan, de Saint-Etienne-les-Orgues sont probablement une branche des Magnan de Barzons, qui s'établirent aux Mées, vers 1420, et firent hommage pour Bczaudain, en 1481 (éteints à Aix en 1887). André Magnan, de Forcalquier, dit lo vieil, fils de Jean, coseigneur de Leas et petit-fils de Guilhcm, de Barsoos, épousa, à Saint-Etienne-les-Orgues, avant 1470, Aicarde de Rome, fille de feu Jean. En 1528, nous trouvons, à Saint-Etienne-les-Orgues, Léon Magnan, prêtre, et Jean, fils d'André, qui marient leur neveu, Guilerme, fils d'Etienne. Ledit Jean a un fils- Jean. En 1572, Mari Magnan, notaire à Saint-Etienne, épouse Jeanne de la Sablière, fille d'Antoine, marchand de Séderon. Il était parent de Toussaint Magnan, notaire à Saint- Etienne (i 585-1607); Louis-\'incent Magnan, notaire à Saint-Etienne (1656-1707); Jean-Antoine-Louis, notaire de ce lieu 1689-1699. On trouve Esprit Magnan, droguiste, à Aix, 1696 (avec les armes de cette famille). Augustin Magnan, docteur en droit, juge royal de Forcalquier (1546-1586), possédait, à Saint-Etienne, une maison qui fut pillée pendant les guerres de religion. Il épousa Anne d'Escalis, d'Aix, dont : i" Gaspard, docteur en droit, conseiller du siège de Forcalquier, marié, en 1579, à Anne de Mathieu du Revest; 2° Balthazar, capitaine huguenot en 1576; 3° Melchior, juge royal de Forcalquier (i 589-161 1); celui-ci épousa Anne de Joannis, dont : 1° Jacques, avocat, dont le fils Jean épousa, en 1659, Diane de Fauchier ; 2" Michel, consul de Forcalquier, en 1618, marié à Jeanne de Bermond Malcor, et coseigneur de Malcor; il eut : 1° Jean, docteur en droit, coseigneur de Malcor (1672), juge de Saint-Michel, père d'Etienne, docteur en droit, coseigneur de Malcor et de Vachères (1689), dont la fille Anne épousa, en 1693, J. -P. Eymar; 2" César, co;>eigneur du Revest de Brousse et du Gubian. Dominique Magnan, né en 1731, à Reillane, mort à Florence (Italie), en 1796, religieux minime, savant antiquaire, fut supérieur, à Rome, de la maison de la Trinité du Mont; il y écrivit des ouvrages estimés. Armes : d'argent, à j fasees d'azur ; au chef de gueules chargé de ) étoiles d'or. Il existe encore des Magnan, à Aix et à Marseille, qui semblent se rattacher au même tronc.
DE MAILLY. Flandre, Artois, Picardie. Armes : de sinople, à ) uiaiUcts d'or, 2 et 1. Cri : Mailly-Mailly! Devise : Hogne qui voura. Couronne semblable à celle des princes du sang en souvenir de Colart de Mailly, corégent pendant la démence du roi Charles VI, tué à Azincourt. Branche ainée : le marquis de Mailly et de Nesle, prince d'Orange (château de la Roche -Mailly (Sarthe), marié à Suzanne de Cholier de Cibens, dont deux fils : Augustin et Louis, et Madeleine. Frère
cadet Robert, comte de Maillv (à Paris), né en 1856. Sœurs : 1° Henriette, comtesse Aymer}' de la Rochefoucauld ; 2° Blanche, comtesse de Kcrsaint. Branche cadette : Humbert, comte de Mailly-Chalon, prince de l'Isle Montréal, né en 1858, a épousé Renée de Morell, dont un fils Anselme et une fille Elisabeth (château de la Duvière, Sarthe). Sœurs : 1° Jeanne, comtesse de Tardieu de Maleyssye (v. p. 54); 2° Jacqueline, comtesse Stanislas de Gontaut; 3° Amicie, épouse de Jacques de Gontaut-Biron. Les Mailly sont une des plus illustres et des plus antiques maisons de la noblesse française. C'est l'une des plus grandes alliances des Tardieu que celles des Mailly. Origine : Ils remontent aux comtes de Dijon. Anselme de Mailly, tuteur de sa nièce (la comtesse de Flandres), est cité au siège de Lille, en 1072. Perrj' de Mailly était l'un des trois chefs de la première croisade avec Godefroy de Bouillon. Saint Louis (à ce que rapporte Joinville) les appelait les vieux Mailly. Ils étaient de grands feudataires assez puissants pour faire la guerre aux rois. Le maréchal de Mailly commandait aux Tuileries, le 10 août 1792; il était l'aïeul de la comtesse de Maleyssye, et le père de celle-ci, le comte de Mailly, chef de bataillon des mobiles de la Sarthe, fut tué, pendant la campagne de 1870, le 47« de son nom, tombé pour la France, sur un champ de bataille. (Voyez Extrait de la généalogie de la maison de Mailly, par le P. Simplicien, Paris, 1757, in-folio.)
MALARTIC ou DE MALARTIC (v. p. 144-145). Claude Malartic, greffier de Clermont- Dessous (1669), avocat audit Clermont (1677); Jean Malartic, négociant à Bordeaux, parent du précédent; autre Jean Malartic, né à Bordeaux, chevalier de Saint-Louis, capitaine de cavalerie, en 1696-1717 (que nous croyons fils du précédent), vivait en 1717. Ce dernier fit enregistrer ses armes à VArniorial général, en 1696 (Guyenne) : d'or et d'û^iir écartelc de sable, au lion d'or.
DE MARC (v. p. 12S), seigneurs de la Calmette. Famille noble maintenue, en 1760, par l'intendant de Languedoc, sur filiation remontant à Pierre de Marc, vivant en 1 5 50. Armes : d'argent, à 2 lions affrontés de gueules soutenant un anneau de sable, à la bordure d'aïur, à S fleurs de lys d'or. (V. L. de Roque, Armoriai du Languedoc, t. I.)
MARGUERIER (v. pp. 60, 62, 70, 73) Ce nom se prononce A/rtr^ariV en provençal. A cette famille, parait se rattacher Claude Margalhet, né à Saint-Paul-lès-Durance, jurisconsulte, dont les œuvres ont été estimées. En 1696, Jean-François Marguerier fut inscrit à V Armoriai général avec ces armes : d'or, à un sautoir de sable, coupé if a^;;;-, /; un loup d'argent. 11 était trésorier du bourg de Saint-Etienne-lés-Orgues. Marguerier, notaire à Saint-Etienne-les-Orgues, de 1696 à 1740.
MAUREL (v. p. 58, 65, 76). Trcs vieille famille de Provence. Nom éniiin.'niment provençal, et qui, pour nous, remonte au séjour des Maures dans les Alpes, au ix= siècle. Cette fitmille compte beaucoup d'anciens notaires : à Marseille, en 1355; à Conloulvoux (Basses- .Mpcs), en 1380; à Aix, en 1574; à Digne, en 1608; à Saint-Symphorien (Basses-Alpes), en 1621; à Volonne, en 1662; à Maligny (Basses-Alpes), où Michel Maurel était notaire, en 1696; à Thoard, en 1802; à Fayence (Var), actuellement. Les Maurel comptaient des branches dans les Basses-Alpes (à Melvc, Claret, Curban, Sisteron, Maligny, Volonne, Saint-Symphorien), en 1700; dans le \'ar (à Salerncs, à Flayosc, à Pontevès), en 1700; dans les Alpes-Maritimes (à \'ence), en 1700; à Marseille, en 1700. La branche noble (la plus notable) résidait à Aix et a possédé les fiefs de Chafaut, de \'albonnette, de Pontcvez, de \'oIonne, etc. Elle remonte sa filiation à Antoine Maurel, écuyer, résidant à Aix, en 1551. Ses petitsfils, Antoine et Pierre, firent acte de commerce, dérogèrent, mais achetèrent des charges qui anoblissaient. Antoine acquit la terre de Chaffaut, et, en 1641, devint trésorier de France; Pierre, auditeur des comptes, fut seigneur de Volonne; ils obtinrent même, en 1672, des' lettres de réhabilitation dans leur noblesse. Dudit Pierre, descendent diverses branches qui ont possédé les charges d'avocat général, de conseillers au parlement d'Aix et de grand sénéchal de Toulon. L'abbé Robert de Briançon ÇEIat de la Provence, t. II, année 1693) donne la filiation des Maurel, d'Aix, qui précèdent. Ces derniers Maurel se sont éteints dans la maison d'Espagnet, dont le chef actuel a épousé M"<^ Girard du Demaine. Armes des Maurel, du parlement d'Aix : iVor, à un cheval effrayé de sable; au chef d'azur, chargé de } étoiles d'or.
DU MESNIL DE SOMMERY. Normandie. D'argent, à 2 fasccs de gueules et au lion passant de sable, armé d'or, posé en chef. La terre du Mesnil-Sommery, en Normandie, fut érigée en marquisat, sous la dénomination de Roquefort-Sommen-, en faveur de Louis du Mesnil, seigneur de Sommery. (V. p. 42.)
DE MONTEBISE (voir BERNARD).
MORNAC, jadis DE MORNAC, seigneurs de la Geneste, Badour (Corrèze). Très ancienne famille du Limousin, à Ussel. Michel Mornac, notaire de l'ofîicialité, à Clermont, en Auvergne (1487), et son fils, Martin, notaire de ladite officialité, audit lieu (1348). « Noble » Antoine Mornac, célèbre avocat au parlement de Paris, dès 1579 (que l'on dit né à Tours, en Touraine), mort à Paris, en 1619, épousa Marie Nynan, sœur de Jelian, élu en l'élection de Paris, et de Jacques, avocat
au parlement. Filiation'. I. Antoine de Movnac, consul d'Ussel en 1 532, 1545, tut l'aïeul de II. Jean de Mornac, seigneur de la Geneste, près d'Ussel (1636), marié à Jeanne Fion; il eut III. Pierre Mornac, seigneur de la Geneste, docteur en médecine à Usscl, époux de Marie de Loyac, sœur de Jean, curé d'Ussel (famille noble du Limousin), dont : i*^ Jean, qui suit; 2° Joseph, chirurgien, qualifié lieutenant du premier régiment du roi, à Ussel (1683), marié, en 1670, à Antoinette Q.ueyriaux ; il eut : A. François, né à Ussel, en 1687, docteur en théologie, curé de \'eyriéres, en 1731, puis de Grandsagne (1763) ; B. Jean, chirurgien à Ussel, époux de Catherine Pauty, dont : a. a. J.-B , mort en 1782, doyen des chirurgiens d'Ussel, marié à Jeanne-Marie Bouchaud, dont Mathieu, docteur médecin, marié, en 1775, à Jeanne Ribiére; h. b. François, docteur en médecine à Ussel, époux de Marie Longevialle ; 3° Jean-François, chirurgien, né à Ussel, le 28 mai 1645, marié, le 13 février 1685 (à la Brugére, près de Messeix, Puyde-Dôme), à Michelle Borde, fille d'Antoine, châtelain de Ruére, procureur d'office de Savennes et de Peyronnelle Crouzet. Il mourut en 1719. Son fils Gaspard, chirurgien, mort en 1727, épousa, en 1721, Anne Désortiaux, et laissa Michel-Gabriel, chirurgien, mort en 1788, marié, en 1753, à Antoinette Peyronnet, de Voingt, dont Charles-Gilbert, propriétaire à Messeix (Puy-de-Dôme), né en 1754, marié, en 1787, à Marie-Jeanne Rispal, dont Marie-Jeanne, dernière de sa branche, mariée, en 1809, à Jean-Joseph Tardieu (v. p. 79). — 1\'. Jean Mornac, né à Ussel, en 1641, docteur médecin de cette ville, épousa Jeanne Aybral ; il fit enregistrer ses armoiries, en 1696, à V Armoriai général ; il eut Y. Jean-Baptisie Mornac, seigneur de Badour, qui épousa : 1° Marguerite de Bonnet ; 2° Marie-Anne Blaziot ; il eut du premier lit : i'' Jean-Baptiste, seigneur de Badour, père de François, né en 1740, principal du collège d'Ussel, en 1789, curé de Saint-Dizery, en 1790, et une fille, épouse de Jean-Baptiste Chabannes, notaire; du second lit : Martin, docteur médecin à Ussel, marié, en 1741, à Jeanne Bedabour, dont Jean-Baptiste, docteur médecin, époux de Marie-Anne Désortiaux, dont Jean-Baptiste, né en 1778, marié, en 1806, à Catherine Dupuy, dont Jean-Baptiste, né en 1808, marié, en 1830, à Marguerite Moncourier, dont Antoine, docteur médecin à Ussel, né en 1832, marié à M"^ Forsse, dont Marie, épouse de Léon Chaduc. Armes : d'or, à une lige de laurier de sinopk inclinant à dextre, an chef chargé de } étoiles de gncules.
NERET, seigneurs de Sery, en Valois. Remontent à Denis Neret, échevin de Paris, en 1592. Anoblis en 1753. Armes : d'axjir, au lion d'or, au chef cousu de gueules, chargé d'un épi de blé d'or. Cette famille a donné des personnages distingués dans la magistrature.
NICOLAS. Ancienne bourgeoisie de Valréas (Vaucluse) (v. p. 108). Jean Nicolas, prêtre, protonotairc de \'alrèas, testa en 172e. Jean Nicolas, abbé de Montmartel, prévôt de Conques (1765); Pierre Nicolas, chanoine (1765). Ces deux derniers, frères de Joseph Nicolas, comte palatin, né à \'alrèas.
DES NOS, seigneurs des Nos, de Vauméloisel, Hemenard, la Gerbaudiére ; comtes de la Feuillée ; marquis de Painard , etc. Illustre maison noble de Bretagne, d'origine chevaleresque, qui compte Roland des Nos, présent à la cinquième croisade (1248). La branche des comtes de Champmeslin s'est illustrée dans la marine. Consultez de la Chcsnaye des Bois , le Nobiliaire de Brelagiie, de Potier de Courcy. Représentant actuel : le comte Charles-Anatole des Nos, né en 181 5, mort en 1890, marié, en 1842, à Laurence de ThcUusson, dont : 1° le comte Charles, chevalier de Malte, ancien secrétaire d'ambassade, ancien capitaine des mobiles de la Mayenne, en 1870, né en 1844, marié, en 1877, à Louise de Cumont (château de Pannard, prés Ernée, Mayenne), dont Hélène et Jeanne; 2° Eugénie, épouse de Guy Huchet, comte de Q.uenetain ; 5° Madeleine, mariée à Louis, vicomte de Maquillé. Armes : d'argent, au lion île sable, armé de gueules, hinipassé et couronné de gueules. (V. p. 52.)
D'OSMOND (v. p. 52), seigneurs de la Rocque, de Beuvillier, de Mcsnilfrogcr, de Boitron. Une des plus anciennes maisons de Normandie. Un Osmond était général, en 900, de Charles le Simple, premier duc de Normandie. Rainulphe Osmond, seigneur de Centeville, vers 944, était gouverneur de Richard, iils de Guillaume, second duc de Normandie. Filiation depuis 1212. Alliances : de Bouquelot, de Franqueville, de Bures, de Tournebut, de Dreux, de RonseroUes, de Sabrevit, de Hautemer, de Clinchamp, de Tilliéres, de Rouxel-Medavi, de Laval- Montmorency. Le marquis d'Osmond (René-Eustache), pair de France, ambassadeur, épousa Eléonore Dillon, dont Charles-Eustachc-Gabriel, colonel, époux de M"= de Rochcgude, dont le marquis Rainulphe-Eustache, marié, en 1854, à M"^ de Tardieu de Maleyssye (v. p. 52), dont Eustache-Conrad , née en 1855. Sœur (de Rainulphe- Eustache), Jeanne, mariée, en 1845, au duc de Maillé, etc. Armes : de gueules, au vol d'argent, semé d'hermines. Devise : Nihil obstat. (V. les reg. t. I et II de V Armoriai, de d'Hozier). Par lettres de mars 1719, les terres d'Aubry-le-Panthou, la Fresnaye, Fayel, Royville, Le Mesnil- lés -Roger (Orne) furent érigées en marquisat, sous le nom d'Osmond, en faveur de René-Henri d'Osmond, qui devint maréchal de camp. Autre érection de la terre Boitron en comté, en 1720, en faveur d'Eustache d'Osmond.
PAIGNON, d'aïur, au paon marchant d'or; au chef d'argent chargé de } oignons de gueules. Le beau -père de M. de Tardieu de Maleyssye (v. p. 50) était secrétaire du roi, et celui-ci était le cousin germain de M. Paignon, conseiller au parlement de Paris.
DE PAIS ou DU PAYS, seigneurs de Moracet (v. p. iio). Jean de Pais épousa, en 1595, Thérèse de Clari, fille d'un garde du corps du roi Henri 1\'; il eut un fils qui fut
l'auteur de la branche de Moracet et qui épousa Claire de Simiane, fille du comte François de Simiane, lieutenant-général en Provence, en 1646, cordon bleu. Cette famille compte de nombreux officiers; elle s'est éteinte en la personne de Joseph-Simon de Pais de Moracet, qui servit dans l'armée de Condé pendant l'émigration (fin du xvni= siècle). Armes : d'argent, au chevron de sable accompagné de 2 hure!: de sanglier de même, et en pointe, d'une rose de gueules.
DE PALLAS (v. p. 180). Joseph de Pallas, capitaine de vaisseau du roi, entretenu au port de Toulon, fit, en 1700, enregistrer ses a.rmes à. V Armoriai général (Provi^nct:) : d'ainr, à } écussons d'argent, posés 2 et i et un lion d'or posé en cœur ; au chef d'argent, chargé de jj étoiles de S raies de giwules.
DE PAYAN (v. p. 104), comtes palatins et de \'iviers, seigneurs de la Garde-Parial. Noble maison, originaire du Dauphiné; elle compte des chevaliers de l'ordre du Pape, des officiers supérieurs d'armée, ' 'V^\ \ dont un brigadier des armées, en 1745. Maintenue noble (1670) par '^/^ \/» M. de Bezons, intendant du Languedoc. Filiation I. Philibert de Payan, résidant à Saint-Paul-Trois-Chàteaux, testa en 1495, il épousa ; 1° Catherine Blanc; 2° Marie de Champiers. Du premier lit : Raymond, qui testa en 1560; de lui descend Louis-François-Antoine, né en 1761, à Orange. Du second lit : 2° François, résidant à Sainte-Cécile; il épousa Anne Genevés et fut l'aïeul de Charles, protestant, mort en 1678, marié, en 1650, à Lucrèce de Marsanne, dont : 1° Gédéon, qui suit; 2° Jean, mort en 1710; il se fit catholique; épousa, en 1676, Catherine Morin et fut l'aïeul de Joseph-François de Payan-Champiers, né en 1719, marié, en 1741, à Thérèse de Turc des Arènes, dont : A. Joseph-François, marié, en 1788, à Marie-Jeanne de Lausure, celui-ci aïeul de Louis-Amédée, marié, en 1863, à Denise de Payan de Champiers, sans postérité; B. François, né en 1760, à Saint-Paul-Trois-Chàteaux. — V. Gédéon de Payan, épousa, en 1667, Louise de Sibert de Moutieres de Cornillon ; il eut : 1° Hector, qui suit ; 2° Benjamin-François, qui se fit catholique, marié, en 1708, à Elisabeth Niel, dont François, marié, en 1753, à Marthe Isoard, dont Joseph-François, né en 1759, conseiller-maître à la cour des comptes du Dauphiné; il épousa, en 1809, Sophie Mellerct et mourut en 1852, laissant Charles-François-Félix-Ernest, né en 1811, mort en 1887, conseiller à la cour d'Aix, marié, en 1836, à Pauline Faure, dont : A. Charles, né en 1839, célibataire, capitaine de frégate en retraite, officier de la Légion d'honneur (réside à Paris); B. Georges, né en 1840, marié, en 1867, sans enfants, il est greffier en chef du tribunal civil de Valence (Drôme); C. Albert, né en 1843, marié, sans enfants, commandant d'un régiment territorial, chevalier de la Légion d'honneur (réside à Avignon) ; D. Gabrielle, veuve d'Alcide Micol ; 3° Henri-Laurent-
François, né le 26 avril 1760, père d'Henri, et celui-ci d'Henri-François, marié à Monaco (y réside), père de plusieurs enfants. — VI. Hector de Payan, resté protestant, né en 1669, épousa, en 1707, Lucrèce Richard de Belvezet; il eut : 1° Joseph de Payan de Lestang, né en 1711, tué à l'armée, étant colonel; il épousa, en 1744, Marie- Thérèse, baronne de Beaussier, et laissa Marie-Anne-Henriette, née à Dresde, en 1774, mariée, en 1761, à Marc-François de Ribère d'Antremont, capitaine d'infanterie, chevalier de Saint-Louis ; 20 Louis, qui suit. — VII. Louis de Payan, né en 1717, demeurant à Aubenas, épousa, en 1744, Louise-Léonarde Bernard, dont : 1° Marie-Anne, née en 174$, mariée, en 1768, à Jacques-François-Xavier Tardieu de Toulonne (v. p. 104); 2" Marie-Anne, née en 1764, mariée, en l'an XI, à Gaspard Malleret, receveur de l'enregistrement à Saint-Paul-Trois-Chàteaux. Armes : d'azur, à un chnron d'or accompagné de } nwletles d'éperon de même. (Voir Armoriai de France, par d'Hozier, registre \', partie III.) — M. de Payan de Saint-Martin, dernier de sa branche, officier dans l'armée de Condé, mourut à Aix en Provence, en 1865.
DE PECHPEYROU (v. p. 130). Antique noblesse de chevalerie, originaire du Quercy. Gaillard de Pechpeyrou fut à la croisade, en 1248. Henri reçut, à la bataille de Jarnac, diverses blessures dont il mourut, en 1569. Branche des comtes de Guilaut, marquis d'EspoIsses (seule existante). Elle remonte à Guillaume de Pechpeyrou, qui, en 1661, épousa Madeleine de la Grange d'Arquiem et recueillit, en dot, le marquisat d'Espoisses, en Bourgogne. Pons de Pechpeyrou épousa, en 1396, Françoise de Comminges, fille unique et héritière du seigneur de Guitaut, dont il prit le nom et les armes. Représentants actuels : .\thanase-Charles-François de Pechpeyrou- Comminges, comte de Guitaut, marquis d'Espoisses, chef de nom et d'armes, né en 1859, marié, en 1863, à Brigitte -Louise- Jacqueline de Mornay-Soult de Dalmatie, petite-fille du maréchal Soult, dont : 1° Charles, décédé en 1876; 2° Emmanuel, né en 1868; 3° Brigitte ; 4° Marie ; 5° Marguerite-.\nne. Il a deu.x sœurs : MM""^ d'Irrumber}', vicomtesse de Salaberr}', et Thibaud, comtesse de la Rochetulon. Oncles et tantes (enfants du comte Achille, mort en 1879, et de Pauline de MejTonnet) : 1° le comte de Guitaut (Alphonse-Charles-René-Joseph), né en 1822, marié à Carlotta Fitz-Patrick, dont postérité; 2° Louise-Charlotte, mariée, en 1842, au comte de Bresson, ambassadeur, pair de France, veuve en 1854; 3° Jeanne-Henriette-Marthe, mariée, en 1845, au baron Charles de Wendel décédé, remariée, en 1874, au comte O'Donnel. Armes : (/'('/■, (/)( lion de sable, arme, lampassè et couronné de gueules. La branche (existante) de Pechpevrou-Comminges écartellc aux i et 4, des armes précédentes ; aux 2 et }, de gueules, à 4 otelles d'argent (qui est de Comminges). Laine, dans les Archives de la )iohlesse, donne la sénéalogie de cette vieille maison.
PERRAUD (v. p. 70, 73). Un notaire à Saint-Etienne-les-Orgues, de 1595 à 1595. Jacques Perraud, avocat au parlement, fit enregistrer ses armes, en 1700, à V Armoriai général (Provence) : d\v, à une bande d'azur, éairtelc d'azur, à ) bandes d'or.
PEYRONNET, alias PEYRONNEL, PEIRONNET, seigneurs de la Chaumette, de Trachèze, du Ronzet, de la Ribière, du Puy-Vidal, de Saunazeix, de la Recherie, coseigneurs de Saunade, de Guyraont, de Lastic, de Puyrénaud, etc. L'une des plus anciennes familles de bonne bourgeoisie des montagnes de la basse Auvergne. Originaire de Voingt (Puy-de-Dôme); connue en Auvergne dès 1284. Filiation : 1550. Cette famille compte de belles alliances, des baillis, des châtelains, des notaires royaux, etc. I. Branche aînée (à Voingt), représentée par Blanche Peyronnet (résidence, château de Chàteaubrun, Pu\'-de-Dôme), mariée, en 1879, au vicomte Edouard de Cressac de la Bachcllerie, dont un fils Léonce et une fille. Cousines : M"= Olympe Peyronnet de la Ribière et sa sœur; celle-ci, mariée, en 1846, à Félix Grellet de la Deyte, député de la Haute-Loire (petit-neveu de Barthélémy Grellet, baron de la Deyte, président en l'élection d'Issoire, en 1789), dont des fils. Cousin : le docteur Coupard, à Paris, l'un des premiers médecins de la Capitale pour les maladies du larynx (petit-fils d'une Peyronnet, de Voingt, par sa mère). Cousin éloigné : Georges Peyronnet (château du Moulin-Neuf, près Maringues, Puy-de-Dôme), marié, en 1876, à M'i« Lasteyras. IL Branche cadette; fixée à Herment (Puy-de-Dôme), en 1722, par le mariage d'Annet Peyronnet, né à Voingt, bourgeois; ce dernier épousa Antoinette Simonnet de Lascos et laissa Jean-Marien, mort à Herment, en 1783, notaire royal et procureur fiscal de cette ville, marié, en 1759, à Anne Chaix de la Varenne, fille de Joseph-Alexis, lieutenant d'infanterie au régiment d'Agenais et de Dauphine Gorce de Boisset^, dont Louis, notaire, administrateur du directoire du district du Puy-de-Dôme (1790), ensuite pré-
I. La famille Coup.\rd est fort ancienne et compte, en 1743, Michel Coupard, écuyer, conseiller secrétaire du roi; en 1756, Jean-Joseph-Michel Coupard, baron de la Guerche, secrétaire du roi ; en 1764, M"'-- Coupard, épouse du comte d'Igny ; en 1789, Jean-Marie Coupard, avocat à Dinan, député du tiers-état aux Etats généraux pour la sénéchaussée de Dinan, né en 1740, à Châteauneuf (Ille-et-Vilaine). | 2. Dauphine Gorce, fille d'Antoine, seigneur de Boisset et de la Ccppe, avait une sœur, Marguerite Gorce, dame de Boisset, morte en 1783, épouse de François du Bois, chevalier, seigneur de Saint-Julien, baron de Bigoulette ; cette dernière laissa Jeanne- Delphine du Bois de Saint-Julien, mariée, en 1791, au marquis Pierre de Tournemire, aïeul de M. le comte de Tournemire (résidence, le château de Pierrefitte, près Bort, Corréze), marié à Berthe Seroux de Bienville, dont cinq fils. Les de Tournemire appartiennent à l'une des familles nobles de haute chevalerie, des plus antiques de la France. Le plus ancien est Rigaud de Tournemire, en 1030. Berceau : le château fort de Tournemire, en haute Auvergne. Armes : d'or, à j bandes de sable ; au fraiic quartier d'hermines et à la bordure de gueules chargée de 1 1 besants d'or.
sident du canton d'Hernient, mort à Herment, en 1824, marié, en 1780, à Marguerite Désortiaux de la Ccppc, dont, entre autres : 1° Joseph-Etienne, né en 1787, juge de paix, père de Pliilippe, docteur en médecine, chevalier de la Légion d'honneur inspecteur de l'établissement thermal de la Bourboule, qui a laissé Joseph ; 2° Fran>;ois-Marie, époux de Anne Hugon, dont, entre autres entants, Louis propriétaire à Herment, époux de M"»-' Gannat, dont trois filles; 3° François-Félix, mort à Herment, en 1821, marié à Jeanne Hugon, morte à Auriéres, en 1874, dont Marie, mariée, en 1838, à Charles- Gilbert Tardieu (v. p. 79). IIL Branche des seigneurs de Saunnazeix, fixée à Herment, en 1690 (éteinte au xix= siècle). IV. Branche fixée à Bordeaux, en 1670, par Antoine Peyronnet, d'abord chirurgien dans un régiment, en Roussillon, ancêtre de M. de Peyronnet, créé comte, en 181 5, par Louis XVIII (postérité existante). Armes : (fniur, au chevron d'argent, surmonte d'une molette d'éperon de même ÇArmorial généra! de France, 1696). Nous avons donné la généalogie de cette famille dans F Histoire généalogique de la maison de Bosredon (in-4°, 1865) et l'Histoire de la ville d'Hernient (1866, in-40). Les comtes de Peyronnet, de Bordeaux, portent une diflïrence dans les armes ci-dessus, c'est-à-dire : fonds d'argent, chevron de gueules accompagné de ^ étoiles d'a\ur, celle en pointe, surmontée d'un croissant de gueules; au chef d'azur, chargé d'une épée d'argent, garnie d'or.
PHILIBERT (v. page 107). Seigneurs de Wnterol et de Saint-Romain, en Dauphiné. Famille anoblie pour services militaires, en 1392. A fourni des officiers supérieurs. Armes : d'a:iur, au chevron d'or, accompagné de deux roses d'argent en chef et de j étoiles de même en pointe mal ordonnées. Les Philibert de Venterol étaient protestants. Branche bourgeoise, à X'alréas. L'abbé Robert de Briançon donne une notice généalogique de cette maison dans son Etat de la Provence, en 1693, tome II.
DE PONS (v. page 26) d'argent, à la fasce bandée d'or cl de gueules.
PONSON ou PONSSON (v. pp. 70,71,76). Les Ponson sont anciens à Simiane. Ils comptaient, vers l'année 1810, un ancien officier de la maison du roi, marié à l'héritière des Archias du Clos, seigneurs de Rustrel. Il obtint, à la Restauration, des lettres de noblesse. Son fils aine est mort à Rustrel, non marié. Le cadet épousa N. Toscan du Terrail, sœur du général, dont : 1° Alix de Ponson du Terrail, le célèbre romancier, marié à N. Jarry-Morand, sans postérité; 2" Henri, marié à N. Baume, dont Alexis, romancier comme son oncle ; 5° Hortense, sans alliance. Une branche des Ponson, établie à Manosque, s'est éteinte de nos jours en N. Ponson-Rochon, époux de N. de Champs-Lagarde. Armes : Les primitives portaient un pont et une cloche. Ce blason parlant a été remplacé par un autre, à l'époque des lettres de noblesse.
DE PRÉTIANNE (v. page 141). Seigneurs de Fontfreyde, \';uchis, de Las Coumes. En Roussillon. Armes : if argent, au chêne de siiwple, moiivaiil iTuii croissaiil i/'rt:^»;' et soutenu de 2 lions de sahle ; le premier portant sur sa tète un hàton de gueules; et le second une épée de même cl un chef de gueules chargé d'une êpée et d'un hêlton d'argent, passes en sautoir. (\\ Arnwriiil gênerai; généralité de Montpellier. Montauban.)
RAYNE (v. pp. 70, 80). Famille fort ancienne de la Provence. Jean Rayne était notaire à Bolléne (Vaucluse), en 1386. Antoine Rayne ÇRa\nerii) était notaire de la cour de Sisteron, en 1387 (de Laplane, Histoire de Sisteron, t. I, p. 545). Pons Rayne habitait Ongles, en 1528. De lui descend, sans doute, M. Rayne (vivant), résidant à Ongles, où il collige les antiquités locales. Esprit Rayne fut notaire à Saint-Paul (Basses- Alpes), de 161 1 à 1623. Il y a eu des Ra3'ne à Forcalquier : Jean, prieur de la confrérie du Saint-Esprit (1624); Jean, son fils, prieur de cette confrérie (1632); autre Jean, prieur de ladite confrérie 1667, 1680, 1688. Branche de Limans (Basses-Alpes); existante. I. Dominique Rayne, fut notaire à Limans (de 1799 à 1817); ses minutes sont consei-vées, en l'étude Comte, à Forcalquier; il épousa Marie Pourpre ; il eut : i "Antoine, qui suit; 2° N.., qui s'établit à Clermont-Ferrand, où il devint notable négociant; il épousa Julie Tardieu, fille d'André, bourgeois de Saint-Etienne et d'Anne Tardieu (voir p. 80). Il eut : A. Antonin, mort à 25 ans environ, sans alliance; B. Jules, qui fit, comme officier d'artillerie, la campagne de Prusse; il est mort lieutenant -colonel , directeur de l'école d'artillerie, à Clermont-Ferrand; il épousa M"'-' Nicolas, dont il eut : n. a. René, lieutenant au 36"^ régiment d'artillerie; /'. /'. une fille, épouse de M. Coilfier, capitaine au 105"= régiment d'infanterie; C. Emilie, mariée à M. Gacbassin, directeur de la compagnie d'assurances V Union, à Clermont-Ferrand. — II. Antoine Ra\ne, d'abord géomètre (1818), s'établit à Clermont-Ferrand, où il devint notable négociant. Il épousa, à Saint-Etienne, en i8i8 (v. page 78), Marie-Catherine Testaniére, fille de Jean-Joseph et de Catherine Tardieu. Il eut : A. Frédéric, résidant à Clermont-Ferrand, lequel a laissé : a. a. Ferdinand, époux de M""^ ^'erny, dont postérité; b. h. Louise, épouse de M. Chatenet, architecte à Paris ; B. Louis, résidant à Clermont-Ferrand, marié à M"« Vial, dont Paul, négociant à Aix-en-Provencc, marié à M"= Condamine ; (il a postérité) ; C. Marcellin, marié à M"'-' Testaniére. Il y a, actuellement, des Rayne, à Limans.
'" ~\ DE REDON. Seigneurs des Fossés, de Maussonville, des maisons
nobles de la Chapelle et de Fousseries, de Montplaisir et de las Cassagnes. En Condomois, Agenois. Armes : d'azur, à 2 tours d'argent, posées l'une à côté de l'autre. Filiation depuis Robert de Redon, seigneur de Limport, en 1521. De lui descend, Laurent de Redon, écuver, seigneur de Montplaisir, qui épousa, en 1659, Marie de .Metau, fille de Bertrand, lieutenant particulier d'.\iguiIlon, dont François, seigneur de
Montplaisir, capitaine dans le régiment de Beauce, en 1704, mort le 5 février 172e, marié, en 1716, à Marie Tardieu (v. page 147). Il eut : Jean-Joseph, ccuyer, seigneur de Montplaisir, lieutenant dans le régiment de la marine, marié, en 1756, à Jeanne de Bap de Pélambert, dont Marie-Antoine, né en 1758; René-François, né en 1739. (\'oir Jniiorial gi'iiéral de France, par d'Hozier, en 1764, la généalogie. ) Représentants actuels. I. Sébastien de Redon, décédé en 1858, résidait au château de Moncel, prés Conflans (Moselle). Il épousa M"« Pacotte, dont il eut : 1° Henri, qui suit ; 2'^ Lucie- Amélie, épouse de Arthur de Ladonchamp, dont : Adrien, René, Henri et Marie- Thérèse. — II. Henri de Redon, né en 1826, mort en 1880, épousa, en 1858, Albertine Gallet de Rugy, dont il eut : i" Sébastien-Albert, né en 1860, capitaine commandant au iS'-" chasseurs, marié, en 1885, à Thérèse-Caroline Piguemol, dont : A. Marie- Charles-Henri, né en 1888, décédé en 1889; B. Marguerite-Joseph, née en 1891; 2° Amélie, née en 1859, mariée, en i88i, à Joseph Esquirou de Parieu (château de Fabrègues, Cantal), dont Thérèse, née en 1882. — M. de Redon de Laval représente la branche cadette à la Martinique.
DE ROBERT D'ACQUÉRIA DE ROCHEGUDE (v. page 52). Marquis. Seigneurs de Rochegude, Lagarde Pariai, Vcnasque, Saint-Didier. Famille noble, originaire d'Avignon. De 1309 à 1791, cette maison comptedes gentilshommes ordinaires de la chambre du roi ; des charges de viguiers. Titre de marquis conféré, le 17 juin 1742, par le royal infant don Philippe de Parme et confirmé par le Pape. Pierre-Joseph- Jacques de Robert, marquis d'Acquéria, seigneur de Rochegude, etc., épousa Anne de Moyraux et acheta le fief de Rochegude, en 1743. Son fils, Louis-Jean-Joseph-Dominique, chevalier de Saint- Louis, consul d'Avignon, attaché au maréchal de Créquy, épousa : i" Antoinette de Capellis, morte sans postérité ; 2" Angélique-Gabrielle de Pcillon ; il fut massacré par les révolutionnaires, à Avignon, en 1790. Il eut Armand- Joseph-Marie, lieutenant de chevau-légers, puis capitaine dans la garde royale ( 181 3), marié à Marie-Joséphine-Aglaé de Capellis, fille du comte Antoine, capitaine de vaisseau, et de Marie-Félicité de Flahaut de la Billardiére, dont sept enfants : r' le marquis de R., ancien receveur particulier au Havre; 2" le comte de R. ; 3" la vicomtesse de la Rivière ; 4" la marquise de Tardieu de Maleyssye (v. page 32) ; 3° la comtesse Louis de Guilhermier; 6° la comtesse de la Riboisière, femme du sénateur; 7° Edwige de R. Armes : Ecartelé au i et 4 d'azur, à la colombe d'argent tenant dans son Ih'c un rameau d'olivier au naturel ; au chef d'or, chargé de } roses de gueules; au 2 et j, à l'échiquier de 4 tires d'or et de gueules chargées de 6 roses d'argent, i , 2, i , 2.
DE ROCHEGUDE (\oir DE ROBERT).
ûSpû
DE ROCHER ou DE ROCHIER (v. page iio). Noblesse du \"ivarais. Originaire de Largentière. Pierre Rochier, 1269. Filiation depuis Antoine Rochier. Maintenue noble en mars 1709, par lettres patentes données à \'ersailles qui la déclarent remontant à 1373 comme noble. Seigneurs de la Sablière et de Sanilhac, le Prat, la Beaume, etc. En 1789, Joseph Rocher de la Beaume et Antoine, Jacques, Louis Rocher furent admis à l'assemblée de la noblesse, à Villeneuve de Berg (Ardèche). Mais, déjà, en 1742, Joseph Rocher, bailli de Joyeuse, avait présidé les Etats du \'ivarais. Cette famille existe en \'ivarais. Armes : d'argent , à j pals â'a-^ur; au chef de gueules, chargé d^ un cœur d'or accosté de 2 étoiles de mente.
ROLLAND ou Roland (v. pp. 62. 66, 72). L'une des tours du village de Montlaux (canton de Saint-Etienne-les-Orgues) se nommait, au xii'= siècle, la tour des Rollands. Il existe un moulin des Rollands, dans cette commune. Il v a eu des Rollands à Lurs et à Entrevennes qui ont existé jusqu'à ces derniers temps. Pierre RoUandi, bourgeois de Lurs, en 1700. Feu M. Rollandi, d'Entrevennes, collaborait, il y a peu d'années, aux séances de r.\thénée de Forcalquier. De nombreux Rolland firent enregistrer leurs armes, en 1700, dans l'Armoriai général (Provence). Nous citerons ceux-ci : Jean Rolland, notaire à Claret, près Sisteron (Basses-Alpes) ; Jean Rolland, consul de Clemensanne ; un Rolland, bourgeois de Perthuis (Vaucluse); Louis Rolland, bourgeois d'Aix (celui-ci portait : d'a:^ur, à un cor de chasse d'or, lié d'argent surmonté de } étoiles de même en chef;) Claude de Rolland, président en la cour des comptes de Provence, à Aix (il portait : d'a:^ur, à un lis au naturel posé en pal). Branche à Marseille : Elle compte Etienne Roland, marchand, 2<= échevin de Marseille, en 1693. Il portait de gueules, à un monde d'azur cintré d'or, sommé d'une croix fleuronnée de même; au chef cousu d'a\ur, chargé de } molettes d'or; Etienne Roland, marchand, i" échevin de Marseille, en 1701 (mêmes armes); Simon Roland, i" échevin de cette ville (1762), mêmes armes. La branche de Saint-Etienne-les-Orgues compte Jean-Antoine Rolland, lieutenant du juge de ce lieu, 1780; Rolland, maire de ce bourg (1799-1800).
ROMAN (v. page 96). Cette famille est très ancienne dans les Basses-Alpes. Jean Roman, greffier au bailliage de Sisteron, en 1700, est l'ancêtre de M. J. Roman, le savant archéologue et érudit des Hautes-Alpes, marié, en 1880, à Isabelle de Rayaaud, dont trois fils. Les armes de cette famille sont : d'ar^ur, au chrcron échiqueté d'or et de gueules, accompagné de ) grenades d'or, 2 et 1. Les Roman sont nombreux en Provence et en Dauphiné ; il y en a à Aix, à Valensolles, à Embrun, à Sisteron, etc. Un Roman qui portait d'argent, au taureau de gueules, fut compris à l'Armoriai de France, en 1696.
ROUCHON ou ROCHON (v. pp. 62, 66, 72). Denis Rouchon, bourgeois de Saint- Michel, 1700; M. Rouchon, maire du même lieu (1700). Les Rochon, de Saint-Michel, se sont éteints sous Louis-Philippe, en la personne de l'abbé Rochon, ancien chanoine de Manosque, qui institua pour héritier, son neveu, Frédéric-Joseph Ponson, de Manosque, à charge de relever le nom de Rochon « vénéré dans la contrée ». Celui-ci est mort sans enfants. Une famille Rouchon, d'Ongles, a été illustrée par Etienne-Charles Rouchon-Guigues, conseiller à la cour d'Aix, auteur d'un précieux Résumé de l'histoire de Provence (1828), qui a eu deux éditions. Il y avait des Rouchon, à Saint-Etienneles-Orgues. Claude Rouchon acheta, lors des ventes nationales, le domaine de l'abbaye de Lure, au prix de 14.200 livres. En 1776, J.-B. Rouchon était procureur fiscal de Lardiers (Pelloux, Notices sur le canton de Saint-Etienne). André et Honoré Rouchon habitaient déjà Lardiers, en 1580. En 1783, Jean-Baptiste, Jean-Joseph, Sébastien et Toussaint Rouchon, habitaient Lardiers (Pelloux, Histoire de Lardiers). Une branche, de notables négociants, passa d'abord à Saint-Etienne-les-Orgues, puis à Marseille. Claude Rouchon, droguiste, à Saint-Etienne, fils à Jean, d'Ongles, et d'Elisabeth Bizot, épousa, le 10 février 1770, Marguerite Rolland, fille d'Antoine, droguiste, et de Marie Tardieu. Il eut : i" Laurent, négociant à Saint-Etienne-les-Orgues, en 1781; 2° Marguerite-Adélaïde-Barbe, née à Saint-Etienne-les-Orgues, le 4 décembre 1785, mariée, en 1805, à Marseille, à Marien-Laurent Tardieu (v. page 66). Joseph Rouchon, notaire du lieu du Dauphin, portait, en 1700, d'or, à une giiive d'a\ur, coupé de sable à un pairie d'argent (Armoriai général, Provence).
ROUX (v. pp. 75-76). Famille noble. Originaire d'Italie; en . italien, Riiffi. S'établit, en Dauphiné, vers le milieu du xiii' siècle;
X/X/X/VN plus tard, en Provence, Armes : coupé cudenté d'argent et de sable. Branche à Ongles (Basses-Alpes) alliée aux Tardieu, de Saint- Etienne-les-Orgues (v. page 76). Un notaire à Ongles (1757-1759). Autres notaires à Manosque (1315); à Aix (1666); à Draguignan (1510) ; àThoard (1614); à Avignon (1587). Gaspard Roux, juge et maire de Saint- Saturnin-lés-Apt, en 1696 (Armoriai général) : d'agir, à ) têtes de lion arrachées d'or, lampassées de sable, 2 et i. Il fut la tige des seigneurs de Sainte-Croix à Lauze, juges d'.\pt, éteints, de nos jours, à Aix. Joseph Roux, bourgeois de Limans, en 1696, épousa Madeleine de Bermond-Malcor; il acquit une partie du fief de Malcor; épousa Thérèse d'Andé. Quant aux Roux, d'Ongles, alliés aux Tardieu, restés bourgeois, ils se sont éteints aussi. M. Roux, notaire à Ongles, eut onze enfants, dont la plus jeune. Rose, épousa, à Ongles, Joseph Borel, propriétaire-agriculteur; de ce mariage : i" Léontine, morte à Marseille, à 30 ans, et 2° M. Borel, actuellement juge de paix à Volonne (Basses-Alpes), officier de l'Instruction publique (O. «•), qui, antérieurement, a dirigé
un pensionnat pendant 35 ans, à Cruis (Basses-Alpes), avec le plus grand succès. Il a obtenu toutes les distinctions universitaires décernées à un membre de l'enseignement, ayant le premier rang parmi ceux des Basses-Alpes.
DE SAINT-MARTIN (v. p. 150). On croit que cette ancienne iamille nohk- a pris son nom du fief de Saint-.Martin de Salvagnac ou de Caussenilles, dans le bailliage de Sept-Fonds (Tarn-et-Garonne). Mais elle serait, croit-on aussi, une branche de la maison de Lohiiie, l'une des plus anciennes du Quercy. Les de Lolmie sont connus depuis Guillaume de Lolmie, en 1 176 ; puis vint Bernard de Lolmie, en 1247; .\rnaud de Lolmie, en 1273-1293. Parmi leurs descendants, citons : Bernard de Lolmie (1525), damoiseau; Guillaume de Lolmie (13 31); Gosbert de Lolmie, chevalier (1370); Guillaume et Raymond de Lolmie (1376). Robert de Lolmie, seigneur de la Penche (1440), fief situé dans le département de Tarn-et-Garonne, eut pour fils Guillem, seigneur de la Penche, Rams (14)7), marié à Gaillarde de Capdenac, que l'on croit dame de Saint-Martin Caussenilles, fille de Bertrand, chevalier, maitre d'hôtel du Souverain Pontife. Ceux-ci laissèrent Bertrand, seigneur de Saint-Martin, la Penche (1506), qui eut Antoine, seigneur de Rams (1529), mari de Françoise de la Tour (1540). Après viennent Jean de Lolmie, chevalier, seigneur de Rams, lieutenant de robe courte du sénéchal de Quercy (1558); N. de Lolmie, seigneur de la Penche, qui se fit huguenot, en 1561 ; .\ntoine de Lolmie, seigneur de Lavelie (1578); Jean de Lolmie (1588); le même ou autre Jean de Lolmie, seigneur de Rams (1619) ; Jean- Jacques de Lolmie, seigneur de Comboulan, Rams (1651). En 1700, un de Lolmie, seigneur de la Penche, fut maintenu noble par l'intendant de Languedoc, sur preuves remontées à 1 5 17 ; il portait : ccarteU aux i et 4, d'argent, à l'oniieau de simple ; aux 2 et }, d'a-^ui\ au lion d'or. Henri de Lolmie, comte de la Penche, en 1786.
SCODRION ou SCORION, en Normandie, seigneurs de Friancourt, de Bégodel , de Boismorand, d'Antigny. Les Scorion de Léaucourt, en Tournaisis, furent anoblis en 1725 et portaient : (for, à 2 cygnes affrontés, supportant chacun un rameau d'olivier, le tout au naturel.
SÉAS ou CÉAS (v. p. 66). Laurent Séas, notaire au lieu de Noyers, en 1696. Armes : losange d'or et de sinople. (^Armoriai général, bureau de Sisteron.) Gaspard Séas, maire de Noyers, 1696. 11 y a eu de nombreux notaires Séas, à Noyers, de 1562 à 1770 (v. Généalogie des études de notaires de l'arrondissement de Sisteron, par M. Licutaud, 1871 , in-12). Grégoire Séas, lieutenant particulier, vérificateur des défauts au bailliage de Gap, en 1696 : de gueules à j bandes d'argent.
SEGUIER. Marquis (v. p. 28). Illustre l'aniillc parisienne qu remonte à Etienne Séguier, né à Snint-Pourçain (Allier), apothicaire lies rois Charles VII et Louis XI, mort en 1465. Son fils Biaise', apothicaire du roi Louis XI, mort en 15 10, eut Nicolas, grénctier, élu à Melun (1493). ^^ Biaise, descendent toutes les branches si célèbres dans le parlement, à Paris. Citons Pierre Séguier, chancelier de France, né en 1588, à Paris, mort en 1672, instrument servlle du cardinal de Richelieu. Il avait réuni une belle bibliothèque et contribué à la création de l'Académie des inscriptions (1665); cinq présidents à mortier, treize conseillers au parlement, deux avocats généraux audit parlement, sept maîtres des requêtes. Le baron Séguier, célèbre magistrat, né à Paris, en 1768, y mourut en 1848, premier président à la cour d'appel. Branche de la Verrière (alliée aux Tardieu). I. Claude Séguier, descendant de Biaise, qui précède, fut seigneur de la Verrière et d'Antilly, maître des eaux et forêts, gentilhomme servant de Charles IX. Il épousa, en 1567, Judith du Puy, dont : 1° Jean, colonel de i.ooo chevaux, au service de l'empereur d'Allemagne, mort sans postérité; 2° Jacques, qui suit; 3° Judith, femme de Charles de Tranchelion, seigneur d'Ermenonville. — II. Jacques Séguier, seigneur de la Verrière, garde des offices de France, maître d'hôtel ordinaire du roi, conseiller en ses Conseils d'Etat et privés (lettres du 6 avril 1636), épousa, le 20 avril 1607, Marguerite de Tardieu (v. p. 28); il eut : 1° Jacques, d'abord aumônier du roi, chanoine et théologal de l'église de Paris, évêque de Lombez (1662-1671), puis de Nismes (1671-1687); 2° Guillaume, enseigne du régiment de Nerestang; 3° Claude, seigneur de la Verrière, Liancourt, reçu page de la petite écurie du roi, en 1637, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Notre-Dame du Mont-Carmel, commandeur d'Auzon ; il épousa, en 1669, Françoise de Lannoy. Sa postérité paraît s'être éteinte à la fin du \vni= siècle; 4° Jean, qui suit; 5° François, chanoine régulier de Sainte-Geneviève, abbé de Châteaulandon ; 6° Anne, morte en mars 1674, mariée à Jean Vialart, seigneur de Herse et de la Forêt, maître des eaux et forêts de Normandie, en 1656 ; 7° et 8° deux religieuses. — III. Jean Séguier, seigneur de la Verrière, épousa Geneviève du Puy, dont postérité tombée en quenouille, au xvii'^ siècle. Représentants actuels : le marquis Séguier de Saint-Brisson, résidant près de Gien (Loiret); autre branche : le baron Séguier, à Paris. Voyez le Père Anselme (t. II, p. 385); La Chesnaye des Bois; Armoriai de d'Ho'Jer (registre 1, partie II;)
I. On a essayé de rattacher la maison du chancelier Séguier par Biaise Séguier, apothicaire (mort en 1510), ci-dessus indiqué, à Arnaud Séguier, seigneur de Pouserme, en Languedoc, qui testa en 1320. Mais cette prétention n'est d'rucune solidité; car les anciens Séguier sont de Saint- Pourçain, en Bourbonnais, et non du Languedoc. Au surplus L. de la Roque, dans son Armoriai lin Languedoc, t. I, p. 479, fait remarquer que le marquis d'Aubaïs n'a pas fait cette jonction et pour cause.
Laine, Dictionnaire véridique des origines (t. II, p. 396). Armes : d'aiiir, au chnrou d'or, accompagné en chef de 2 étoiles de même, et en pointe d'un mouton arrêté d'argent.
DE SERVISAS (v. p. ri8), seigneurs de Mashugon, Servisas, Vinezac, le Prat, etc., en Mvarais. Famille noble, connue depuis Armand de Ser\-isas, en 1308, éteinte à la fin du XVI' siècle. Jean de Sen,isas, seigneur de \'ine2ac, épousa Paule de Chalendar, qui testa en 1527; il eut : 1° Guillaume, seigneur de \'inezac, le Prat, marié : 1° à Anne de la Tour, et 2° à Marie d'Agulhac; il vivait encore en 1573 ; 2° Guillaumette, épouse, en 1528, de Jacques de Gaude; 3° Antoine; 4" Agnès, mariée à « noble » Antoine de Virgile, veuve (1539); 5° Claude ; 6° Jeanne ; 7° Isabelle, femme de Géraud Tardieu, de Ginestet (v. p. 118).
DE SEVIN, marquis de Q,uincy, de Baudeville et de Pennautier. Très noble famille qui remonte sa filiation à Jean de Sevin, seigneur de \'illeran, en Orléanais, marié, en 1410, à Isabelle Pizet; son petit-fils Jacques, fils de Guillaume, fut nommé juge-mage d'Agenois, en 1508. Illustrations : Nicolas de Sevin, évéque, comte de Cahors, en 1659, mort en 1678; Louis de Sevin, marquis de Baudeville, colonel d'un régiment, tué à l'armée en 1674; Charles de Sevin, lieutenant-général d'artillerie, lieutenant au gouvernement de la province d'Auvergne, auteur de l'Histoire militaire de Louis XIV. Cette famille compte des présidents aux parlements de Paris, Toulouse, Bordeaux; de nombreux chevaliers de Malte, dont un tué en 1658, commandant un vaisseau de son ordre; Jean-Christophe de Sevin, maire d'Agen (1802), député au Corps législatif. Famille convoquée dans le ban et l'arrière-ban de l'Agenais, de 1480 à 1557. Armes : d'ax ur, à la gerbe d'or liée de même. Devise : Virexit vulnere virtus. Représentants actuels : Armand de Sevin, baron de Ségongnac, à ,\gen ; sa sœur Pauline, épouse d'Albert Jacobé de Naurois (v. p. 146). Oncles : i» Anatole de Sevin de Ségongnac, marié à Catherine Drégé, dont : A. Anatole, résidant à Toulouse, époux de Marie du Bourg, dont Roger, Henri, Bernard, François et quatre filles; B. Théodore, résidant à Toulouse, époux de Jeanne Jacobé de Naurois, dont Edouard, Jean, Joseph et deux filles; 2° Adrien (résidence, le château de Larroque, par Gimont, Gers), marié à Emilie Bagneris, dont Louis. Autre branche : Gustave de Sevin, à Nérac; Raoul de Sevin, à Evron (Mayenne).
DE SILLANS DE CRLVÏLLY. D'argent, au sautoir de gueules, hretessé, contre-bretessé et chargé de J besants d'or en sautoir. Originaire de Provence. Gilbert de Sillans, le premier établi en Normandie, épousa Alix de Montmorency. Les tombeaux de cette maison sont classés parmi les monuments historiques dans la chapelle qui les renferme (à Creuiily, Calvados). Antoine de SUlans, marquis de Creuilly, seigneur du Bréau, Saint-
Pclerin, épousa Silvie de Rohan , fille de Louis, prince de Gucméné, dont Marie, mariée, en 1664, à Aristarque de Tardieu, baron d'Esclavelles (v. p. 38). Cette famille s'est éteinte dans les Carbonnct, marquis de Canisy, vers 1702.
DE SORES ou DE SORRE. De gueules, au lion iT or grimpant (v. p. 24).
SUBBE ou SUBE (v. p. 74). Jean- Joseph Subbc, notaire à Aix, fit enregistrer ses armes à V Armoriai général (Provence, en 1696) : émargent, à un liège de yinople ; au chef d\r^ur, chargé de ) étoiles d'or. Un Père Sube est mort en odeur de sainteté dans le monastère des minimes de Mane, près Forcalquier. Son petit-neveu, M. Charles Descasse, notaire honoraire, à Forcalquier, possède son portrait et d'intéressants détails sur sa vie. Un Sube, avocat au parlement d'Aix (1743), et un autre, secrétaire du roi, audit lieu. D'autres Sube, établis à Forcalquier, ont donné quantité de prieurs à la confrérie du Saint-Esprit : Mary (1673); Pierre (1720); Pancrace (1772); Pancrace et François (1790); Pancrace (1805); François (1811); Jean (1820, 1825); Thepse (183 1, 1839); Jean (1847). Un Sube, de Mane, fut décoré de la Légion d'honneur sous Napoléon. Sube, imprimeur-libraire, à Marseille, 1790.
SYLVA ou SILVA (v. p. 48). Uaxur, au dauphin d'argent, accompagné d'une bordure d'argent, chargée de 8 fleurs de lys d'azur.
TADLANY (v. pp. 72, 78). Le nom de Taulani, en français Taulane, est celui d'une commune de Provence, à laquelle cette famille a emprunté son nom, et d'où elle était évidemment originaire. Marguerite T.iulani fut, en 1636, l'une des religieuses qui fondèrent l'ordre de Notre-Dame de Miséricorde. Elle se nommait en religion sœur Marie du Saint-Esprit et appartenait à une famille de Berre (Bouches-du-Rhone). La branche fixée à Saint-Etienne-les-Orgues compte Charles Taulany, notaire à Saint-Etienne, de 1725 à 1739; autre Taulany, notaire audit lieu, en 1767-1768. A elle appartient Melchior Taulany, vivant en 1750; il épousa Marie-Catherine de Guiramand, d'une noble et antique maison de Provence. Henri Taulan (nom francisé de Taulany), manufacturier à Saint-Quentin, en Languedoc, fit enregistrer (1696) à Y Armoriai général (bureau d'Uzès), ses armes : de gueules, à une bande losangée d'argent et de sable.
TESTANIÈRE. Tradition d'origine sarrasine. Le nom de Testa nera semble l'appuyer. R. Testaniera, dans l'obituaire de l'église d'Apt (1262-1303). Diverses branches : 1° Testanière Miravail. L Jean- Louis Testanière, bourgeois de Redortiers, semble avoir épousé, vers 1643, Anne Peyrou, des sieurs du Bousquet. Il mourut en i68i, il eut : IL Jean-Louis H, châtelain de Redortiers, marié, vers 1655, à Jeanne Banuol ; il eut III : Jean-Louis lU, marié, en 1705, ;\ Geneviève de Gaftarel. Il
eut la rétrocession (1710) des fiefs de Chàteauneuf-Miravail, Gensiac, Malcor, et prit depuis le nom de Châteauneuf; il laissa : 1° Jean-André, dit M. de Chàteauneuf, mort sans postérité, marié, en 1732, à Marguerite Peyrou du Bousquet; 2° Joseph-Victor, qui suit ; 3° Jean-Louis IV, mort sans postérité, en 1772, dit M. de Gensiac, voyer, à Saint-Etienne-les-Orgues, marié : i" en 1750, à Marguerite d'Arguier, veuve d'Alexis d'Isoard, seigneur de Fontienne, et 2° en 1765, à Marie -Charlotte d'Andrée de Renoard ; 4° Jean-Joseph, dit M. de Malcor, prieur-commandataire de \'olonne (1736- 1784); 5° Madeleine-Thérèse, mariée, en 1744, à Jean-Joseph de Ferr\- la Garde. — IV. Joseph-Victor Teslanière de Miravail, épousa, en 1745, Virginie-Eléonore Pallier, sœur du député aux Etats de Provence, dont : 1° Jean-François-Louis, dit l'abbé de Miravail, mort en 1775 ; 2° Jean-Joseph Rémy, qui suivra; 3° Gaspard, bachelier en ■^wt- théologie. — V. Jean-Joseph-Rémy Teslanière de Miravail, licencié en droit, seigneur de
Malcor, Miravail (1770), épousa, en 1771, Rose de Ferr\- de la Garde; il eut : 1° François-Xavier, avocat général à la cour d'Aix, président du second collège électoral des Basses-Alpes (^), etc., marié à Joséphine de Monier des Taillades, dont : A. Adolphe, conseiller à la cour de Montpellier (^), marié à Anaïs Amie, dont : a. a. Camille, juge au tribunal de Nice, marié à M"'^ Poulie, nièce du premier président de la cour d'Aix, mort sans postérité; /'. h. Louise, mariée à Léonce Abric de Fenouillet; B. Théophile, capitaine commandant de lanciers (■?^), marié à Anaïs la Live, morte sans postérité; 2° Thérèse-Elisabeth-Rose- Virginie, mariée, en 1794, à Jacques-Pierre de Berluc-Perussis, né en 1761, mort en 1838. • — VI. Auguste Testairière de Miravail, dit M. de Malcor, maire du Revest de Bion, conseiller général des Basses-Alpes, etc., épousa Henriette de Bcrnardi, fille d'un membre de l'Institut, dont : 1° Amélie, qui suit; 2° .\ugustine, mariée à Charles de Courtois. — Vil. Amèdce Testaiiicre de Miravail, maire du Revest du Bion, épousa : 1° Louise Raibaud l'Ange; 2° Dora Combe. Du premier lit : Henriette, mariée, en 1859, à Louis de Brassier, marquis de Jocas. Armes de cette branche : d'or à 2 lions affrontés de...; au chef de gueules, chargé d'une tète d'ange de... — Testanitres-Vachtres. Armes : d'argent à ) tètes de maure de sable, couronnées d'argent ; au cJjef d'azur, chargé d'un croissant d'argent, accosté de 2 étoiles de même (allusion à l'extraction sarrasine). Jean-Joseph Testanières, bourgeois de Vachères, acquit (1748) une partie de la juridiction de Vachères; il eut Jean-Joseph, coseigneur de \'achères (1778) (postérité masculine éteinte). — Testanière-Fuveau. Denis Testaniére, né à Apt, vers 1670, riche négociant, eut Mathieu anobli par l'acquisition d'une charge de secrétaire du roi, marié à M"'= d'Estienne du Bourguet, il mourut à Apt, en 1756, laissant Marie-Thérèse, qui, en 1770, acquit la coseigneurie de Fuveau ; elle épousa ^'ictor d'Hupays. Armes : d'a\^ur, à un châtaignier fruité d'or, sur une terrasse de siiwple. — Testanière-Sèranon. Alexandre Testaniére, bourgeois de Fayence, acheta, en 1774, la coseigneurie de Séranon. — Autre branche (alliée aux Tardieu). Jean-Joseph Testaniére
épousa, en l'an III, à Saint-F.tienne-les-Orgucs, Catherine Tardieu (v. p. 78); il eut : i°Mnnc-CatluTinc, ncc le 15 brumaire an X, mariée, en 181 3, à Antoine Rayne, géomètre (v. p. 232); 2" Biaise-Georges, né à Saint-Etienne-Ies-Orgucs, le 28 septembre 1804, chef de bataillon, puis commandant de !a garde nationale et conseiller municipal de Châteaudun, officier de la Légion d'honneur. II s'est immortalisé, s'étant mis à la tète de la ville de Châteaudun, en qualité de commandant de la garde nationale (18 octobre 1870), lors de la belle défense de cette localité contre les Prussiens; il fut grièvement blessé et reçut, à cette occasion, le grade de chef de bataillon honoraire. Il avait épousé Eulalie Déniau, et mourut sans postérité; 3" Jacques; 4° Noc
LE COMMANDANT BLAISE-GKORGES TESTAXIKRE,
ne a S.iiiit-Htienne-les-Orgucs, le 28 septembre 1804, mort .i Ch;ileaudun, le 29 mars 1879.
Illustre héros, défenseur de la ville de Châteaudun contre les Prussiens, en J870.
Fils de Joseph Testaniére et de Catherine Tardieu. (V. pp. 78 et 241.)
THIBAULT DE LA CARTE (v. p. 54), marquis de la Ferlé Seiinlcrc. M""-' de Tardieu de Maleyssye a épousé, en 1891, Henry Thibault de la Carte, marquis de la Ferté Senectère, dont un fils. Les Thibaiill de la Caiie, seigneurs de la Carte, barons de Beaupuy, en Poitou, très ancienne maison, distinguée par ses alliances et ses services. Filiation, depuis Jean Thibault, écuyer, seigneur de la Férc, marié à Catherine des Francs, dont Colas, écuyer, marié, en 1442, à Marie
Mestivière, dite Je la Carte. Cette maison compte beaucoup d'officiers distingués. Les Thibault de la Carte représentent les illustres de Saint-Nectaire ou de Senectére, d'Auvergne, qui comptent Henri II de Saint-Nectaire de la Ferté, maréchal de France, duc et pair, en 1655, mort à la Ferté, en i68i. De Magdeleine d'Angennes, sa seconde femme, il eut Henri-François, duc et pair de France, lieutenant général, mort en 1703, marié à M"= de la Mothe-Houdencourt, dont : 1° une fille, mariée dans la maison Thibault de la Carte, et pour laquelle le roi érigea en marquisat le duché éteint, et 2° la marquise de Lévis-Mirepoix. Armes : ccaiiclc, aux i et 4 d'a;^ur, à une tour d'argent crénelée (qui est Thibault de la Carte); aux 2 et } d'aïur, à j fusées d'argent accolées en fasce (qui est de Saint-Nectaire de la Ferté).
DU TILLET (v. p. 152), marquis du Tillet et de la Bussière. Origine : l'Angoumois, où vivait, en 1200, Guillaume du Tillet, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem. Abraham du Tillet, seigneur des Dauphins, épousa, en 1601, Peyronne d'Ampanaud, il eut Jean III, seigneur des \'ergnes, juge-sénéchal de Serr}', Maziéres, Chambon, marié, vers 1650, à Jeanne Tardieu (v. p. 132), avec laquelle il vivait au château de Chambon, en i6éo, veuve en 1670. Des nombreuses branches, il existe : 1° la branche de Montramé, représentée par le marquis Elie du Tillet, qui a épousé, en 18)4, M"<^ de Murât; leur fils, non marié, a publié récemment un petit roman, Cœur d'actrice; 2° la branche de \'illars : Raymond du Tillet, né en 1814, a épousé M"'" de Laboutraye ; sa fille, Marguerite, est aujourd'hui veuve du général Millot. Armes : d'or, à la croix pattà et alaisée de gueules (voir la généalogie, dans de Courcelles, Dictionnaire généalogique des pairs, t. III).
DE TORCY (v. p. 27). En Normandie, Picardie : de sable, à la bande d'or.
TOURNIAIRE (v. pp. 70, 78), en latin Tornatoris. JeanTournatoris, seigneur de Canillac, conseiller au parlement d'Aix, en 1508. Très ancienne bourgeoisie de ''Provence. Jean Tourniaire, notaire à Sisteron, 1327; Guillaume Tourniaire, notaire à Turriés, 1408; Jean-Henri Tourniaire, avocat à la cour, en 1696, portait : de gueules, à une tour crénelée d'argent, maçonnée de sable et ouverte du champ (Armoriai général. Digne); Pierre Tourniaire, bourgeois de Digne, en 1696, mêmes armes (même ArmorinT); Maximilien Tourniaire, consul de \'albelle (Basses- Alpes), en 1696; Gaspard Tourniaire, notaire royal, 1753. Rose-Delphine Tardieu, morte à Saint- Etienne, le 4 octobre i8é6 (v. p. 78), épousa, en 1808, Jean -François Tourniaire, propriétaire, dont : 1° Joseph, célibataire; 2° Jean, célibataire; 3° Louis, propriétaire, à Saint-Etienne-les-Orgues, marié, le 22 juin 1853, à Adélaïde Marguerier,
dont : A. Rosine, mariée, le 23 avril 1884, à Léopold Chabus, greffier à Saint-Etienncles- Orgues; B. Marie, mariée, en 1892, A Désiré Thonce, propriétaire à Peipin ; C. Louis; D. Claudine, mariée, en 1889, à Clément Grégoire, à Sigonce. — Il y a des Tourniaire à Marseille; il y en avait à Courbons (Basses-Alpes), en 1600-1630. Actuellement, il y a aussi une famille riche de ce nom dans le sud des Hautes-Alpes.
DE TULLES, marquis de Villefranchc. Cette noble et illustre maison, connue dès 1120, originaire de Naples, s'est établie en Piémont, de là à Avignon (vers 1380), et en dernier temps, au \viii« siècle, en Bourgogne. Filiation depuis Jacques de Tullia ou de Tulles (1380). Alliée, depuis, aux de Ricalve de Boulbon, de Seytres de Caumont, de Coucils-Agafin, de La Cépède, de Rame, de Fougasse, de Lazari, de Thczan, de Donis, de Pelletier de Gigondas, de Bosredon, de Chabestan, de Ricard, de Bréganson, de Lannoy ■, de la Bourdonnaye, de Choiseuild'Aillecourt, Desttut d'Assay, de Tardieu de Maleyssye (v. p. 54), de Galard Brassac de Béarn, Mathieu de Reishofen, d'Estampes, de Marenches, de Villers-Vaudey, de Noday, etc. Illustrations : un évèque d'Orange (mort en 1608), des chevaliers de Malte, dont un grand'croi.K et bailli de l'ordre, des officiers d'armée, des maréchaux de camp, un pair de France, etc. Représentants actuels : i" le marquis de Villefranche, ancien élève de l'École polytechnique; 2° son fils, le comte de Villefranche; 3° le comte Edmond de ^'illcfranche, ancien officier de marine (son oncle); 4" le comte Edgard de Villefranche, officier de cavalerie (son cousin germain). Tous les quatre descendent directement des Montmorency. Ils sont arrière-petits-enfants de la duchesse de Tourzel, née de Croy d'Havre, gouvernante des enfants de France, qu'elle accompagna à la prison du Temple, et dont la fille, Pauline de Tourzel, fut la comtesse de Béarn. Armes : d'argent, au pal de gueules, chargé de } papillons d'argent, miraillés d'azur. (La généalogie de cette maison se trouve dans V Histoire généalogique de la nuiisou de Bosredon, que nous avons publiée, en 1863, in-4°.)
TURIN (v. p. 74). Pierre Turin, bourgeois de Mirabeau, en 1700 : de gueules, au chef d'or, accompagné, en chef de ) étoiles rangées de même, et en pointe d'un croissant d'argent (Armoriai général, Provence); Antoine Turin, bourgeois de Thèze (Basses- Alpes), en 1700, d'azur, à un taureau passant d'or (Armoriai général, Provence). Melchior Turin a été nommé maire de Saint-Etiennc-lés-Orgues, en 1888.
I. La marquise de Villefranche, née comtesse de Lannoy, mariée, en 1793 , descend du fameux de Lannoy, vice-roi de Naples, le seul à qui François W voulut remettre son épée, et qui le vainquit à Pavie.
DE VASSAL (v. pp. 15, 150), marquis de Vassal, seigneurs de Fraissinet, Belcastel, Loupiac, Nozac. En Quercy, Albigeois, PérigorJ, Guyenne. Originaires du Quercy. Antique et considérable maison noble, connue dès 997. On la croit cadette des barons de Gourdon. Elle a produit des cardinaux (1154, 1361), des chevaliers de Malte, des officiers militaires. Dans la guerre de 175$, il y avait 80 officiers du nom de \'assal. Filiation' depuis 1090. Maintenue noble en 1666. Jean de Vassal, troisième du nom, écuyer, seigneur du Couderc, paroisse de Nozac (Lot), fils d'Antoine, archer de la garde du roi (1523), seigneur de Nozac, et de Gahrielle de Barbasson, transigea, ainsi que ses frères et sœurs, le 27 septembre 1559, avec Etienne Tardieu, notaire à Nozac. Il épousa, en 1563, Jeanne de Beaumond de Pierretaillade, veuve de Pons de Calvimont ; il eut : 1° Antoinette, religieuse maltaise au couvent de Beaulieu; 2° François, coseigneur de Nozac, cornette dans les gardes du corps du roi ; 3° Jacquette, épouse Tardieu; 4° Antoinette, femme de N. Gaydier, avocat au siège de Gourdon. Jean III de Vassal, qui précède, avait un frère François (1565), et une sœur Antoinette, veuve Tardieu, en 1601; une autre sœur Jeanne (1559). De Jean III de Vassal descend, au i9<= degré, Emmanuel, comte de \'assal de Saint-Gily, né en 1754, chevalier de Malte, et son frère Thomas, reçu à l'Ecole militaire en 1762. Cette famille comptait trente branches, en 1666. Armes : d'azur, à la Imiide de gueules bordée d'argent, clkirgce de } hesaiils d'or et accompagnée de 2 étoiles de même (voir la généalogie dans V Histoire généalogique des pairs de France, par de Courcelles, t. V). Représentants actuels : I. Branche de Rignac. Le marquis Pierre de Vassal de Rignac, marié, en 1892, à M"'= de Constantin. — IL Branche de Vassaldie (Dordogne) ; M™' veuve de Braquilange, née de Vassal. — III. Branche de Cadillac. Le baron de Vassal-Cadillac (château de Cadillac, près Saint-André de Cubzac (Gironde). Son frère Henri, non marié. — IV. Branche de Labarde. Habite Saint-Antonin (Tarn-et-Garonne). — V. Branche de Montviel. Le vicomte de Vassal-Montviel (Raoul), marié à M"= de Vassal-Cadillac. Il habite le château de Montbadon, prés Lussac (Gironde). Il est l'héritier de son grandoncle, le marquis de Vassal-Montviel, député, maire de Villeneuve-sur-Lot, sous la Restauration. — VI. de Vassal-Sineuil. Le comte de Vassal de Sineuil (château de Sineuil, près Villefranche-de-Belvès, Dordogne), marié à M"'^ de Jacobet, dont Etienne. Il a pour cousin germain N., décédé en 1891, marié à M''^^ de Traversay, dont : J. un fils (résidant à Bordeaux) ; B. Malvina, mariée à Edouard Duroy de Suduirant.
VERDET (v. p. 74). François Verdet était notaire à Sisteron, de 1562 à 1567. Paul Verdet, bourgeois d'Ongles, en 1696, d'or, à une barre d'azur, à un ours d'argent {Armoriai général ; Forcalquier). François Verdet, procureur à Château -Renard (Bouches-
du-Rhône), en 1696, d'or, à un Uxard de sinople {Armoriai général, Provence). En 1746, Joseph \'erdet, bourgeois d'Ongles, acheta une partie du fief de Malcor, de concert avec Jean Reynaud, marchand de Limans.
VIAL(v. pp. 74, 80). Très ancienne famille bourgeoise. Pierre Vial, conseiller au siège d'Aix, en 1696, d'aïur, à un sautoir d'or, accompagné en chef d'une étoile de même (^Armoriai général, Provence). Louis Vial, bourgeois de Permis (1696). Christophe Vial, bourgeois de la Bastide des Jourdans, 1696. Vial, bourgeois de la ville de Forcalquier, 1696. François \'ial, maire perpétuel de Die, 1700; Jean Vial, juge des terres de l'archevêché d'Embrun, 1700; Samson Vial, trésorier de France du Dauphiné, 1700; Vincent Vial, doyen des avocats consistoriaux au parlement de Grenoble, 1700; Benoît \'ial, greffier de Saint-Etienne-les-Orgues, 1785; le même, notaire audit lieu, 1785- 1797; Jean Vial, maire de Saint-Etienne-les-Orgues, de 1801 à 1806. M. Vial, huissier, à Forcalquier, représente la branche de Saint-Etienne-les-Orgues.
DE VILLEFRANCHE (voyez DE TULLES).
DE VILLENEUVE (v. p. 182). L'une des plus nobles et des plus anciennes maisons de Provence; connue dès 1120. Elle a tenu le premier rang dans les Etats du pays, à cause du marquisat de Trans. Armes : de gueules, frété de 6 lances d'or accompagnées de petits écussons semés dans les clairvoies de même ; sur le tout, d'azur, à la fleur de l\s d'or. (V. la longue notice dans l'Etat de la Provence, par Robert de Briançon, t. III.) Représentant actuel : le marquis de Villeneuve-Bargemont (château des Tourrettes, par Fayence, Var).
DE VIREL (voir DU FRESNE).
DE V(^ARREN, comtes. Illustre maison noble qui remonte en ligne directe aux comtes de Warren et de Surrey, dont l'extraction, tant en Irlande qu'en Ecosse et en Angleterre, est établie par filiation depuis Guillaume, comte de Warrenne, gentilhomme normand, qui passa en Angleterre avec Guillaume le Conquérant et vivait en 1066. La branche existante en France vint se réfugier dans cette nation, fidèle à son attachement aux Stuart. Mais Guillaume de Warrenne, vivant en 1066, descendait lui-même d'un chevalier danois en 940, qui eut un fils appelé Herfastus (Gerfault), lequel était frère de Guimora, mariée à Richard I", duc de Normandie. Voilà, certes, une très illustre origine, et l'alliance d'une demoiselle Tardieu avec le comte de Warren est bien, sans contredit, la plus considérable de cette maison à travers les siècles. Le
comte Edouard IX de Warren, descendant direct du comte Guillaume, vivant en io6é, et d'Herfastus, en 940, né à Madras, en 181 1, littérateur, chevalier de la Légion d'honneur, commandeur de Sainte-Anne de Russie, chevalier de François-Joseph, etc., a épousé Marguerite-Pauline Tardieu (v. p. 68), dont : 1° Lucien, né à Nancy, en 1844, chef d'escadron de l'armée territoriale (1875), marié : 1°, en 1870, à Berthe- Emilie Lacroix, et 2°, en 1874, à Marthe-Adrienne-Marie de Golbéry. Du premier lit : A. Edouard-François-Patrice, né en 1871; B. Raoul-Nicolas-Paul, né en 1872. Du second lit : C. William-Marie-Victor, né en 1875; D. Patrice-Marie-Gaston, né en 1877; E. J.-B. -Marie-Adrien, né en 1880; F. Paul-Marie-Philippe, frère jumeau du précédent; 2° Marguerite-Gabrielle-Laurence, mariée, en 1865, à Octave de Bazelaire de Lesseux, né en 1840, dont postérité; 3° Anselme, né en 185 1, sous-lieutenant de réserve au 2' hussards, marié, en 1876, à Marie Huyn de \'ernéville, dont : A. Suzanne, née en 1877; B. René, né en 1879; C. Monique-Sabine, née en 1880; D. Hamelin- François-Albert, né en 1881. Armes : échiquetc iVor et d'aiiir ifc 7 lires, tui frtvic canton de gueules, au lion grimpant d'or. Le comte Edouard IX de Warren a publié un volume grand in-8°. Les comtes de Warren (940-1879), avec blasons et gravures, travail très savant et bien conçu sous tous les rapports.
RÉSIDENCE ET MUSÉE DE l'aUTEUR A HERMENT (Puy-de-DÔmc)