‹ Histoire généalogique des TardieuChapitre 83 sur 87 · TROISIÈME BRANCHE (EXISTANTE) A FOORQUES (PYRÉNÉES-ORIENTALES · texte numérisé non relu

TROISIÈME BRANCHE (EXISTANTE) A FOORQUES (PYRÉNÉES-ORIENTALES

Filiation'. I. « Noble » Emmanuel de Tardiu, bourgeois de Fourques (Pyrénées-Orientales), épousa, vers 1760, Marianne Belloch. Il eut IL Etknne-Paul-Emmamiel de Tardiu (appelé dans son acte de naissance de Tardieu), né à Fourques, le 3 août 1770, marié A Marthe Nabonne, dont III. Marliu de Tardiu, agriculteur à Fourques, marié par contrat reçu Joseph-Abdon Philibert, notaire à Argèles, le 17 mai 1830, à Rose Mixeu, fille de Pierre, propriétaire, et de Magdeleine Pairot, dont I\'. Martin de Tardiu, qui porte le nom de Martin Tardieu, résidant à Fourques, marié à Louise Soulié, dont François de Tardiu, appelé Tardieu, né le 30 avril 1854, à Cabestany (Pyrénées-Orientales), receveur des contributions indirectes à Castellane (Basses-Alpes), marié à Alice Ferré, dont Jean, né le 18 octobre 1882. — A ce rameau de Fourques : Sébastien de Tardiu, prêtre, déporté par la Révolution (1793); Emmanuel de Tardiu, hermitc à Fourques, qui émigra à la Révolution.

RAMEAU A MILLAS (PYRÉNÉES-ORINTALES). Ce rameau provenait de la branche de Fourques qui précède. Jean Tardieu, de Fourques, marié à Thérèse N.., laissa Rose et Elisabeth. Il émigra à la Révolution et avait pour frères FrançoisTardiu, négociant h

Millas, marié à M"^ Pons, dont Thérèse, enterrée le 24 septembre 1794, A \'ilabertraud (Espagne); Martin T., négociant à Millas, émigré à la Révolution, qui eut une fille.

RAMEAU A RIVESALTES (PYRÉNÉES-ORIENTALES). Nous pensons qu'il se rattache à l'arbre, par Félix Tardiu, bourgeois, domicilié à Salces, près Rivesaltes, dont nous avons parlé (p. 187), marié, en secondes noces, à Marie Gari, dont Joseph Tardiu, qui était encore jeune en 1682, et qui doit être le suivant. Joseph Tardiu, baile (maire) de Rivesaltes, en 1717, avait été précédé, à Rivesaltes, par un abbé Tardiu, vicaire de ce lieu, en 1682, et probablement son oncle. En 1717, il y avait trois Tardieu, à Rivesaltes, François, Joseph et Jérôme. François Tardiu, qui était procureur de l'évèché de Carcassonne, inféoda, en 1740 (le 26 mai), la tour et l'horloge de la municipalité (acte reçu M= Jean Barthcs). I. André Tardiu, résidant à Rivesaltes, épousa Catherine Mercader. Il mourut le 3 novembre 1812, ayant eu : 1° Jean, qui suif, 2° deux filles. — W.Jcaii-André Tardiu, mon\Q 26 mars 1882, épousa Marie Budagua, dont : 1° Joseph- Ambroise, né le 23 mars 1854, résidant à Rivesaltes, marié, le 11 août 1857, à Françoise Fabre, dont deux filles; 2° Thomas, marié, sans enfants.

Actuellement, ces deux derniers portent le nom français de Tardieu.

TARDIVON

EN DAUPHINE

' \coRE une famille qui a pris probablement sa souche dans celle des Tardieu, à une époque fort reculée, peut-être au xii*^ ou au .\iii= siècle. Tavdivon dérive aussi de Tardivus. On dit, au surplus, encore, dans le patois du Gévaudan, aux environs de Saugues (Haute-Loire), Tardivous pour désigner les gens en retard. — Les Tardivon sont connus aux environs de Romans et de \'alence, en Dauphiné, non loin des Hautes-Alpes, dès 142e. Ils furent anoblis en 1508 et furent maintenus dans leur noblesse par jugement du 29 juin 1669.

Filiation*. I. GuiUauine Tardivon vivait noblement en 1490. Il était probablement le frère de \'alentin Tardivon, reçu conseiller au parlement du Dauphiné (4 avril 1524).

Ledit Guillaume exerçait les fonctions de courrier de Romans (Drôme); il épousa Benoîte Rabot, sœur de Laurent, conseiller au parlement; il testa le 20 avril 1520 et laissa : i° André, qui suit; 2° Thomas. — II. André Tardivon, lieutenant du juge royal de Romans, épousa, le 20 février 1533, Françoise de Galbert-Rocoules, dont : III. Exiipcre Tardivon, qui embrassa la religion réformée et passa en \'ivarais, par suite de son mariage avec l'héritière des de Crozat, morte sans postérité. Il se remaria, le 10 décembre 1586, à Jacques Desboc-Solignac, dont il eut : IV'. Paul de Tardivon, marié, le 9 février 1626, à Alexandrine de Robiac, dont V. Pierre de Tardivon, marié.

ARMOIRIES DES TARDIVON

le 4 février 1651, à sa cousine Judith de Robiac, dont W. Jacques de Tardivon, sieur de Besset, officier au régiment de Champagne, marié, le 11 janvier 1679, à Anne de Bernard de Montbrison du Clap, dont VII. Jusl-Henri de Tardivon, écuyer, seigneur du Clap, Paules, etc., capitaine d'infanterie, qui épousa, en secondes noces, le 7 juillet 1713, Marie Orlandini, d'une fixmille originaire de Florence, passée à Lyon, puis à Valence. Cette alliance le ramena en Dauphiné. 11 acquit le fief de Serméane ; il eut huit enfiints du second lit : i" Jacques, abbé et général des chanoines réguliers de Saint-Ruf (ordre supprimé par un bref du pape, en 1771). Cet abbé reçut plusieurs fois, dans ses salons, à Valence, le jeune Napoléon Bonaparte. Il mourut, à Valence, le 4 avril 1791, à 77 ans ; 2° Antoine, dit du Besset, chanoine du même ordre ; 3" Joseph,

qui suit ; 4° Pierre, dit de Montbrison, chanoine de la cathédrale de \'alence ; 5° Charles, dit de Montbrison, lieutenant au régiment de la couronne, mort au service, des suites de ses blessures, en 1753; 6° Marie, religieuse visitandine, à Valence; 7° Jeanne- Thérèse, mariée, en 1579, à noble Louis-Thomas de Josselin, chevalier de Saint-Louis, lieutenant-colonel d'infanterie. — VIII. Joseph-Justin de Tardivon, seigneur de Serméane, chevalier de Saint-Louis, ancien capitaine au régiment de la couronne, épousa, le 29 décembre 1756, Marie de Poisle de Chatillon, morte en 1747. 11 eut une fille, mariée, le 20 mai 1760, à Jean-Philippe-Henri-Pierre-François de Terrier de Montai, conseiller au parlement de Grenoble. D'après Guy Allard, Louise de Tardivon, dernière de sa branche, petite-fille de \'alentin, conseiller au parlement de Grenoble, en 1524, épousa, vers léoo, Pierre des Isnards, seigneur d'Oddefred. Isabeau Tardivon, fille d'André, courrier de Romans, épousa, en 1570, Jacques Barlelier. Armes : de shwple, à la tour crénelée d'argent, maçonnée et ajourrce de sable, accostée de 2 jlcurs de lys aussi d'argent; au chef d'azur, chargé de j diamants rangés et taillés en pointe, d'or.

TARDIN

EN DAUPHINE

ARDIK, en latin Tardiiius. Pour nous, c'est la corruption du nom Tardivus. On connaît peu de Tardin. Jean Tardin, né .1 Tournon (Ardèche), se fit agréger au collège de médecine de Grenoble, où il mourut, au xviF siècle. On a, de lui. un ouvrage fort recherché des amateurs : « Histoire ualurelle de la fontaine qui brûle, près Grenoble, avec les recherches des causes et principes et ample traité, » et un traité des poils, en latin. Antoine Tardin, juge général des terres de la maison de Tournon (Ardèche), de la famille du précédent, était mort, avant 1698; mais, à cette date, Catherine de Mayol, sa veuve, fit enregistrer ses armes à l'Armoriai général de France (Montpellier) : d'azur, à un chevron d'argent, accompagné de ) étoiles d'or et un chef de même, écartelé d'or à une bande d'azur, chargé d'un brochet d'argent.

Guy Allard, qui a écrit à la fin du .wii"^ siècle, son Dictionnaire historique du Duphiné (publié en 1864, par M. Gariel), dit : « Tardin a été unefomille noble de la Roche de

Glun (Drômc), finie il y a plus de 300 ans. Il y en a une autre à Saint-Marcellin (Isère), finie presqu'en même temps. » Evidemment, ce sont deux branches des Tardin qui précédent.

Il y a, en Italie, à Bologne, une famille noble TariUni, représentée par M. Luigi Tardini, avocat, l'un dus administrateurs de la Banque nationale italienne.

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