DE 1559 À
Luxe et corruption. — Il. Industrie, son état de langueur, — HI. Tentatives failes pour la relever, ainsi que le commerce : canaux ouverts, routes construites, sécurité assurée, avidité des officiers de finances réprimée. — IV. Restriction des libertés municipales. — V. Armée, organisation, discipline. — Création du corps du génie. — Compagnies d’arquebusiers, concours. — VI. Misère et mendicité. Aumône générale. Institutions charitables. — VII. Restauration de la foi catholique, — Enseignement, collèges. — VIII, Illustrations.
I. Un écrivain moderne! a remarqué que, sous les seconds Valois
comme sous les premiers, le luxe et la mort vont de compagnie, et qu’on semble chercher dans l'ivresse des sens une distraction plutôt
w'une consolation aux misères affreuses qui étreignent l’âme. « La France était » alors, en effet, comme le dit un prélat contemporain
avec autant d’éloquence que de vérité, « un théâtre couvert de sang,
sur lequel la justice de Dieu prenait une vengeance terrible de nos fautes. Car, ne voyant rien que la division dans les familles, la sédition dans les villes, les révoltes dans les provinces, le brigandage aux champs, l’impureté aux mœurs, l’athéisme en la vie, l’hérésie en plusieurs endroits, la charité morte, la dévotion éteinte, la licence en l’ordre ecclésiastique, les brigues parmi le peuple, la tyrannie parmi la noblesse, la corruption dans la Jjustice, et toutes les parties de ce grand royaume altérées par la débauche ?, il foudroyait tout cela des coups de sa tempête ÿ ».
1 M. Derome dans un article sur Catherine de Médicis (Revue de France,
15 mars 1881).
2? Par le désordre.
3 Discours funébre sur la mortde Henri le Grand, par messire Pierre
Fenoillet, évesque de Montpellier. Paris, P. Chevalier, 1611, ïin-8°,