SUITE DES GOUVERNEURS DE LA PROVINCE
d'une nouvelle blessure, reçue dans la journée de Dreux. Ce jeune prince avait été nommé gouverneur de Champagne dès la fin de l’année 1561 ! ; ;
François de Lorraine, duc de Guise, qui, après avoir suppléé François IT de Clèves de novembre 1562 au 10 janvier 1563?, fut nommé titulaire au mois de février suivant?:; il mourut le 24 du même mois, du coup qu'il reçut, le 48, devant Orléans :
Henri de Lorraine, due de Guise, dit le Balafré, le 26 février 1563 — suppléé successivement, à cause de son jeune âge‘ par ses oncles le duc d’Aumale, gouverneur de Bourgogne et Mgr le cardinal de Lorraine (1567-1569) 5 ; — tué à Blois le 23 décembre 1588 ;
Charles, duc de Rethelois, sous le nom de son père, Louis de Gonzague, duc de Nevers, le 18 janvier 1589 5;
1 V. ci-dessus, p. 467.
? Baugier fait succéder au due de Nevers, François de Lorraine en 156 c’est 1563 qu’il faut lire. ndépendamment de la note suivante, voyez du reste ci-dessus, page 181, et l'Histoire des ducs de Guise, t. IL, p. 308.
# Châlons, à la nouvelle de sa nomination, l'envoie saluer, le 11 février 1563. « On ira saluer M. de Guise nommé gouverneur de Champagne » (Conclusion du 14). I était auparavant gouverneur de Bourgogne (V. l'Hist. de Bowrgogne de dom Plancher, t. IV, p. 551), et y fut, à sa mort, remplacé par Claude de Lorraine, duc d’Aumale, son frère (Ibid., p. 562).
4 [l'avait alors 13 ans. — V. Haton, p. 376.
5 Il est indiqué par une lettre du roi du 1 décembre 1567, disant que « puis naguëre », il a établi le cardinal de Lorraine son lieutenant-général en ses pays de Champagne et Brie durant l'absence du duc de Guise, son neveu. On retrouve celui-ci en 4570 comme gouverneur.
5 Louis administra pour son fils Charles, qui avait le titre, mais qui était trop jeune pour gérer le gouvernement, dont il fut pourvu sur la demande même de son père. Le 12 juillet 1594, celui-ci faisait enregistrer par le parlement siégeant à Châlons les lettres de nomination de ce fils (Arch. nat. XE 9958, 0 193. — Cf. Mémoire des choses plus notables, etc., p. 79), Invité, le 26 décembre 1588, par le roi à choisir entre la Champagne et la Picardie, le duc de Nevers, en acceptant la Champagne, avait prié Henri INT d’en faire expédier les provisions sous le nom de M. le due de Retheloïs, son fils. Dans les lettres qu’il lui délivra, le roi dit : « Et afin « que les affaires y soient mieux menées et conduites pour le bien de « notre service, Nous voulons que nostre dit cousin, le duc de Nivernois, « son père, y ait l'œil ettoute l’aulorité comme s'il était pourvu dudit
[Antoine de Saint-Pol, maréchal de France, nommé le 8 avril 1589 par le conseil de la Ligue, « en l’absence du duc de Guise, prisonnier à Blois » |".
[Charles de Guise, fils aîné du Balafré, nommé par Mayenne le 3 mars 1592] 2.
Charles de Gonzague, fils de Louis, après la mort de son père, en 1595 ÿ.
C’est cette même année 1595 que Henri IV, -réglant avec Mayenne les conditions de sa soumission à la couronne, stipula la création de la généralité de Soissons, c'est-à-dire le démembrement de la généralité de Champagne, ainsi que nous l'avons vu plus haut. Un démembrement intérieur avait, d'autre part, donné à la généralité de Châlons une élection de plus, l'élection de Bar-sur-Aube, créée par Henri I, en décembre 1581 .
VI. La guerre civile n’avait pas sévi pendant tant d'années en France sans faire bien des victimes. La charité chrétienne, leur tendant une main secourable, avait, dès l’année 1562 (octobre), organisé à Troyes un bureau de la santé, chargé de veiller au soin des pestiférés. L'année suivante (1 septembre 1563), un arrêt du
« stat et charge en son nom, attendant que l’âge de son fils lui ait ac- « quis davantage d'expérience » (Mém. duc de Nevers, 1. II, pages 195, 201 et 204).
1 NV. les Arch. de la ville de Reims, Statuts, t. 1, p. 717. On a de lui une quittance du 6 avril 1594, portant : « lieutenant général au gouver- « nement de Champagne, Brie et Rethelois » (CoZ. de Champagne, t. CXIX, p. 110). Le titre de gouverneur avait été conféré en survivance, eu égard à la captivité de son frère aîné, à Claude, prince de Joinville, due de Chevreuse ; mais ce prince n’avait que onze ans en 1589 (V. ci-dessus p. 303, note), et avant qu'il eût pu exercer sa charge, Charles de Guise s'était évadé de sa prison.
2 Hist. des ducs de Guise. t. IV, p. 78, n. 1.
3 Il avait perdu son père le 22 octobre, etil avait alors 15 ans. En 1627, il quitta la France pour aller prendre possession des duchès de Mantoue et de Montferrat. Il mourut à Mantoue le 25 septembre 1647, après avoir vu descendre ses trois fils dans la tombe.
* Arch. départ. de la Marne, série G 2485. A l’édit est annexé un état
des paroisses qui doivent composer l'élection: