‹ Histoire général de la Champagne et de la BrieChapitre 25 sur 327 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

LA CHAMPAGNE SOUS FRANCOIS 1Ir.

1515 au 29 JANVIER 1547.

$ Ie.

François Ler fait, à Noyon, avec l’archiduc d'Autriche un traité d'alliance, que Reims est

appelée à ratifier. — L'élection de Charles comme empereur d’Allemagne allume entre eux la guerre. — François organise en Champagne la défense du royaume. — Le comte de Nassau prend Mouzon, échoue devant Mézières et se retire. — Le roi en profite pour faire appel au dévouement des bonnes villes champenoises. — Une coalition formidable s’organisait contre la France. — A l'invasion de la Provence par le duc de Bourbon, François Ier répond par celle de la Lombardie. — Il est battu et fait prisonnier à Pavie., — La régente fait la paix avec Henri VIII et en demande la ratification aux bonnes villes du royaume, Reims l'accorde de mauvaise grâce. — Difficulté pour cette ville et pour Troyes d’acquitter leur part de la rançon du roi et de ses enfants. Aussi y accueille-t-on avec plaisir le traité de Cambrai. — Jeu de la Passion à Troyes, à Reims, Arrivée de la cour en cette dernière ville, 1533. — L'archevêque Jean de Lorraine prend à cette occasion possession de son siège. — Création des légions ; le roi passe en revue la légion de Champagne. — Bientôt l’empereur envahit la Provence, tandis que le comte de Nassau attaque la Picardie, Sacrifices multipliés de la Champagne. — Enfin trève et entrevue des deux souverains. — Renouvellement de la guerre. -- La Champagne renouvelle ses moyens de défense ; elle est envahie par Charles-Quint. — Siège de Saint-Dizier. -- Incendie d'Epernay, destruction du château de Châtillon-sur-Marne. — Paix de Crespy. -- Tristes conséquences de la guerre. -- Création de Vitry-le-François, — Fortification des places de la frontière de Champagne. — Le roi les visite et meurt peu après.

Louis XII avait dit de son successeur : « Ce gros gars gâtera

« tout. » Jamais prédiction ne fut plus vraie. Brillant de jeunesse et d'esprit, magnifique et plein des idées romanesques de la chevalerie, François [# ne respirait que le plaisir et la guerre, et si « jamais roi n'avait été vu en France de qui la noblesse s’éjouit « tant! », le peuple, aux emprunts ou aux impôts dont il eut à supporter la charge, à la licence des gens de guerre qui recommencèrent à désoler les campagnes, se fut bientôt apcrçu qu'il avait changé de maître.

1 Bayard, c. 58.

Page 1