‹ Histoire général de la Champagne et de la BrieChapitre 279 sur 327 · RH · texte numérisé non relu

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France à l’intérieur étaient autant de retraites pour les perturbateurs de la paix publique, et d’entraves pour l’action de l’autorité royale. Le 31 juillet 1626, une ordonnance, en date de Nantes, décréta la démolition des fortifications des villes et châteaux inutiles à la défense des frontières. Si cette ordonnance devait déplaire aux seigneurs qu’elle atteignait, elle fut par la magistrature, le clergé et le peuple, accueillie avee une joie signalée. L'assemblée des notables de Paris (2 décembre 1626-24 février 1627) en demanda l’exécution immédiate, et l’œuvre de destruction commença de s’accomplir sur tout le territoire de la France ; mais elle devait être plus importante et plus ardente ailleurs qu’en Champagne, où les forteresses étaient peu nombreuses, et avaient, en partie déjà, dans les luttes dont la province avait été le théâtre, subi d’irréparables mutilations. Bientôt allait tomber le principal boulevard du protestantisme, La Rochelle (28 octobre 1628) !, après un long siège pendant lequel les villes de la Champagne reçurent, le 31 juillet, l'ordre de seconder M. de Marillae pour le service des troupes, et dont elles accueillirent l'issue par de grandes réjouissances ?. Montauban, menacé en août 1629, n’osa pas résister et accueillit Richelieu aux cris de : « Vivent « le roi et le grand cardinal ! » Le ministre fut affable, mais fit démanteler la place, qu’il quitta (22 août) au bruit de la mine et de la sape qui en renversaient les fortifications si redoutées. C’en était fait de ces deux « repaires de guerres civiles et religieuses ? » demeurés seuls aux huguenots ; c’en était fait du parti protestant. Dans l'intervalle des deux entreprises, le duc de Nevers, Charles de Gonzague, voyant la maison d’Autriche usurper l’héritage que

! Bassompierre.

2 A Troyes, il y eut, le 16 novembre, Te Deum chanté avec solennité, et feu d'artifice donné par les chevaliers de lArquebuse avec un concert à grande symphonie. (Courtalon, t. Ier, p. 176.) — V. ci-dessous, Appendice, n° XV des lettres du roi.

Le duc de Guise apparut pour la dernière fois au siège de la Rochelle. Devenu bientôt suspect à Richelieu, qui le dépouilla de son titre d'admiral du Levant, il quitta pour l'Italie la France (1622), où il ne devait plus rentrer deson vivant. Il mourut au bourg de Luna près Sienne, le 30 septembre 1640, à l'âge de 69 ans. Ses restes furent transférés à Joinville, pour y reposer à côté de ceux de ses pères.

8 Henri Martin, t. XI, p. 306.

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