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Chers et bien amez, Ayant été advertis qu’encores qu’en ce qui s’est passé depuis peu de jours en nostre ville de Reims, lorsque nostre cousine la duchesse de Nevers y à voulu entrer, le marquis de la Vieuville n’y a rien fait qu'avec grande occasion et pour nostre service en sorte qu’il en est bien advoué de nous, néantmoins nostre cousin le duc de Nyvernois, au lieu de nous en faire plainte et rechercher de nous la justice, s’il estime en cela luy avoir esté fait aucun tort, il se la veut faire luy-mesme et a envoyé dans la maison dudit marquis des gens de guerre qui s’en sont saisis et ont enlevé quantité d’armes et de meubles, Nous avons envoyé un exempt des gardes de nostre corps pour faire commandement à ceux qui y sont d’en sortir et d’y remettre toutes choses en l’estat qu’ilz les ont trouvées, à quoy nous voulons croire qu'il sera satisfait et que ledit duc y tiendra la main, comme nous le lui mandons. Toutefois voulant pourveoir en tout cas à conserver notre auctorité et faire que l’obéissance qui nous est deue nous soit rendue comme il est requis pour le bien de nostre service et le repos de nos sujets, Nous avons ordonné au sieur de Praslin de s’acheminer de ce costé là.et y assembler les régimens et aultres gens de guerre que nous y avons en garnison, affin que si ceux qui sont dans ladicte maison font refus d’obéir, il les puisse forcer et faire chastier comme leur désobéissance et rebellion le méritera et d’autant que cependant et jusques à ce qu’on voye ce qui adviendra de cette affaire, nostre volonté est que Les gouverneurs ct habitans des villes de nostre province de Champagne se tiennent sur leurs gardes et ny laissent entrer aucun qui soit le plus fort ny mesme nostre cousin le duc de Nevers, Nous vous en avons voulu advertir par ceste lettre, vous mandans et ordonnans de vous y conformer jusques à ce que vous ayez autre commandement de nous. À quoi vous ne ferez faulte, car tel est nostre plaisir.
Donné à Paris, le 18 novembre 1616.
Signe : LOUIS. Contresigné : POTIER.
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Chers et bien amez, Il y a desjà quelque temps que le duc de Nevers nous donna occasion d'entrer en soupçon et défiance de ses intentions. Mais depuis peu il les nous a faict cognoistre si mauvaises par les entreprises qu’il a faictes, au préjudice de nostre auctorité et contre les lois anciennes de nostre royaume et nos desfences nouvellement publiées que nous avons esté contrainctz pour y pourveoir de faire sur ce subjet nostre déclaration, laquelle ayant esté ces jours-ci publiée à regret en nostre cours de parlement de Paris, nous avons donné ordre qu’elle le soit aussi en noz autres parlemens et par tous les bailliages et sénéchaussées de notre royaume. Mais affin que nostre vollunté soit de tant mieux servie et suivie de tous nos subjectz, nous avons encore jugé à propos de l'envoyer aux maires et eschevins de nos villes, affin qu’ilz la facent pareillement publier et registrer de leur part, c’est pourquoi nous vous en addressons une coppie avec cette lettre par laquelle nous vous mandons et ordonnons de la faire registrer au greffe de vostre maison commune et publier en notre ville de Chaalons ainsi qu'il est accoustumé, à ce qu’aulcun n’ignore notre volunté et ne manque de s’y conformer. À quoi vous apporterez tous le soing et la dilligence que vous debvez et que nous attandons de vous, car tel est nostre plaisir.
Donné à Paris, le 20° jour de janvier 1617.
Signé : LOUIS. Contresigné : POTIER.
Cherset bien amez, L’espérance que nostre Cousin le duc de Rethelois donne dès à présent que, lorsqu'il sera plus advancé en aage, il ne cédera en rien aux bonnes qualités de ses prédécesseurs, nous ayant faict résouldre de lui accorder la charge de gouverneur et nostre lieutenant-général en noz provinces de Champagne et Brie à la survivance de nostre cousin le duc de Nevers son père, et de lui promettre d’en faire dez cette heure les fonctions en son absence, nous avons trouvé bon qu'il en aille maintenant prendre possession, et vous en avons voulu advertir par cette lettre par laquelle nous vous ordonnons très expressément que vous ayez à le recevoir en nostre ville de Chaalons, et lui rendre les honneurs, respects et obéissance qui appartiennent à ladite
charge et sont acoustumez en semblable OCCasion, à quoi vous ne ferez faulte, car tel est nostre plaisir.
Donné à Paris, le 16° jour d'août 1618.
Signé : LOUIS. Contresigné : POTIER.
Chers et bien amez, La nouvelle que nous venons de receuoir du par tement inopiné de la Royne nostre très honorée dame et mère de nostre ville de Blois et de son acheminement à Loches avecq les circonstances de cette action nous donnent occasion d'entrer en quelque deffiance. C’est pourquoi nous avons jugé à propos pourle bien de nostre service et vosire repos ef conservation de vous en advertir et vous ordonner par mesme moyen que vous ayez à pourveoir à la sûreté de nostre ville de Chaalons, en sorte qu’elle ne puisse être surprise, À quoi vous ne ferez faulte, car tel est nostre plaisir.
Donné à Paris, le 24° jour dé février 1619.
Signé : LOUIS. Contresigné : POTIER
Chers et bien amez, Nous avons présentement eu advis que nostre cousin le Cardinal de Guise, au lieu de nous venir trouver ici ainsi que nous lui avions ordonné avant que partir de Paris et du depuis escrit expressément afin de nous servir de lui en cette province comme nous en avions faict estat, il s’en est allé d’un aultre costé sans que nous sachions encore en quelle part ny à quel desseing. Mais la forme de son partement nous faict assez congnoistre qu’il ne le peut avoir bon et que nous devons pourveoir qu’il ne soit point receu dans les places où il pourrait aller pour entreprendre d'y faire quelque changement contre nostre authorité et le bien et repos de nos subjectz. C’est pourquoy nous vous escrivons cette lettre pour vous mander et ordonner comme nous faisons très expressément que s’il se présente en nostre ville de Chaalons vous ayez à lui en refluzer et en empêcher l’entrée. En quoi vous ne ferez faulte, car tel est nostre plaisir.
Donné à Rouen, le 11° jour de juillet 1620.
Signé : LOUIS. Contresigné : POTIER.
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(PAGE d10).
Chers et bien amez, Ayant esté advertis de divers endroits que le comte de Mansfeld avec nombre de cavalerie et d'infanterie qu’il commande à desseing d'entrer en nostre royaume, nous avons résolu de faire lever promptement une puissante armée pour nous y opposer par la force. Et parce qu’il est à craindre que sur cette occasion ceulx qui favorizent la rebellion d’aucuns de nos subjectz de la Relligion prétendue refformée ne taschent à se saisir de quelques places, ne pouvant à présent renvoyer le comte de Tresmes en Champaigne pour avec vous veiller à la conservation de Chaalons d’aultant que nous le retenons ici pour servir près de nostre personne, nous vous avons voulu escrire cette lettre pour vous mander et ordonner, comme nous faisons très expressément, que vous ayez à veiller de sorte à vostre seureté et faire si bonne garde tant de jour que de nuict que vous vous puissiez garantir des surprises que l’on voudrait faire au préjudice de nostre service, ainsy que ledit comte de Tresmes vous le mande plus particulièrement. A quoi vous ne ferez faulte, car tel est nostre plaisir.
Donné à Béziers, le 25° jour de juillet 1622.
Signé : LOUIS. Contresigné : de LOMÉNIE.
Monsieur de Vaubecourt, Enfin Dieu m’ayant faict la grâce de me donner le bon suecès que j'avois tousiours attendu de mon entreprise, les habitants de ma ville de La Rochelle ont eu recours à ma clémence comme à leur seul reffuge et se sont rendus à la veue de l’armée des Anglais, quoi qu’ils en eussent jusques alors attendu un grand secours. Je les ai receux et traictez comme mes subjects qui monstrent une grande repentance de leurs fautes passées et qui protestent pour ladvenir une inviolable fidélité et obéissance. Cejourd'hui j'ai faict entrer mes troupes en madite ville, en intention d'y faire dans un jour ou deux
à personne. De quoi j'ai désiré vous donner advis par
mon entrée e celle ci et vous envoyer les articles ci joints qui vous informeront particulièrement de ce qui s’est passé en la réduction de ceste place dont je désire que vous donniez part à mes serviteurs faisant rendre grâces publiques à Dieu par toute l’estendue de vostre charge de lassistance qu'il m'a départie en ceste occasion avec toutes les démonstrations de
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joie que mérite un sucecez si important au repos de cest estat et au bien public. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ayt, Monsieur de Vaubecourt, en sa sainte garde.
Escript au Camp devant la Rochelle, le 30e jour d'octobre 1628.
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Signé : LOUIS. Contresigné : de BEAUCLERC.
Chers et bien amez, Envoyans le sieur de Marillac en sa charge avec pouvoir exprez d’assembler les troupes de cavallerie et infanterie qui sont dans noz frontières de Champaigne et dans les éveschez de Metz, Toul et Verdun, d’en lever de nouvelles si besoing est et les tenir et exploicter dans les campaignes ou mettre dans les garnisons, sur les advis qui nous ont esté donnez que l’évesque de Verdun faict des levées et assemblées de gens de guerre avec desseing d'entreprendre sur Verdun ou quelqu’une des places de nostre obéissance, Nous vous avons voulu escrire cesie lettre pour vous mander et ordonner comme nous faisons très expressément que vous ayez à l’assister des choses | dont il aura besoïng pour l'exécution des ordres et commandements qu’il a de moi, selon les advis qu’il vous en donnera, ayans avec lui la bonne intelligence ct correspondance qui est nécessaire pour le bien de mon service, ainsi que nous le mandons plus particulièrement au sieur de Vaubecourt, de quoi vous ne ferez faulte, car tel est nostre | plaisir.
Donné au Camp devant la Rochelle, le dernier jour de juillet 1698.
Signé : LOUIS. Contresigné : POTIER.
Chers et bien amez, Nous avons cy devant jugé à propos affin de prévenir les mauvais desseins de ceux qui voulaient troubler le repos public en ce royaume, et empescher notamment les entreprises que l’on eust peu former à ceste fin sur nostre ville de Chaalons, de vous ordonner d'y faire bonne garde, jour et nuit ; à quoi nous sommes bien informez que vous avez satisfait selon vostre debvoir, l'affection que vous avez à nostre service et à vostre conservation. Maintenant que par le traicté que nous (a avons fait avecq nostre frère le duc de Lorraine il semble que toutes choses soient bien en seureté de cette part, qui seulle pouvoit attirer et fomenter
le mal en cette province, nous avons trouvé bon sur l'instance que vous nous en avez faite par vos depputez de vous descharger désormais de ladite garde, et vous ordonner seulement de tenir quatre ou cinq hommes le jour à vos portes ainsy qu’il est accoutumé. Cest le subject de cette dépesche, à laquelle vous aurez soing d’obéir exactement, car tel est nostre plaisir.
Donné à Estoges, le 13° jour de juillet 1632. Signé : LOUIS. Contresigné : BOUTHILLIER.
Chers et bien amez, Ayans résolu de nous acheminer du côté de notre frontière de Champagne et de passer dans notre ville de Chaalons où nous désirons nous rendre dans peu de jours, à ces causes nous voulons et vous mandons que vous n’ayez à vous mettre en peine pour nous y bien recevoir avec toutes les circonstances accoustumées sans faire armer ni sortir aucuns bourgeois dehors, et que les magistratz nous viennent seulement recepvoir à la porte et que celuy qui fera la harangue soit bref dans son discours. Estans comme nous sommes asseurez de vos bonnes affections, nous serons bien ayse d’en recevoir les témoignages en toutes aultres occasions où il ira du bien de nostre service. Sy ny faictes faulte, car tel est nostre plaisir.
Donné à Chasteäu-Thierry, le 18° jour d’aoust 1633.
Signé : LOUIS. Contresigné : de LOMÉNIE.