‹ Histoire général de la Champagne et de la BrieChapitre 59 sur 327 · CRÉATION D'UNE UNIVERSITÉ A REIMS · texte numérisé non relu

CRÉATION D'UNE UNIVERSITÉ A REIMS

mille livres de rente prises sur son patrimoine !. Le Parlement fit bien ses réserves sur l'étendue des pouvoirs conférés à l’archevéque, mais il finit par enregistrer, le 30 janvier 1850, les lettres du roi et de Sa Sainteté, moyennant quelques modifications propres à sauvegarder les intérêts des professeurs. Le Chapitre, de son côté, s'était empressé de donner 6,000 livres pour l'établissement de l’université. La ville, à son tour, en même temps qu'elle décidait (14 octobre 1549) qu'on irait remercier le cardinal de cette fondation et de ses bonnes offres de services, votait 500 livres tournois pour aider aux frais de l’institution?. Reims devint dès lors une ville scientifique et littéraire, « et jamais », dit un des panégyristes du cardinal*, « elle ne fut plus peuplée de citoyens, plus riche en

huit jours pour tout délai...; et si remectront au-dessus de la porte l'écriteau qui y estait, lorsqu'ils y sont entrés : Collegium Serevæorum ». Les élèves, pendant l’occupation de leur maison, avaient sans doute suivi les cours du collège des Bons-Enfants. Que devinrent-ils ensuite ? Il y a lieu de penser qu'ils continuèrent de fréquenter ce collège; car nous voyons que, lorsque « fut estably en 1632 la maison de charité à l'instar de celle de Lion et de Paris, pour oster la pauvreté des pauvres et leur mendicité » (Oud. Coquault, t. IE, p. 350), les biens des léproseries de Saint-Eloi et de Sainte-Anne supprimées y furent réunis en 1635 avec ceux du collège des Ecrevés (Id., ibid., note).

! Le cardinal agrandit également la chapelle de Saïnt-Patrice, qui devait servir d'église au collège. Le premier principal qu’il nomma fut un chanoïine de Reims, originaire de Cernay-en-Dormois, Nicolas Boucher, qui devint plus tard évêque et comte de Verdun (V. notre Géographie du département de la Marne).

? Arch. législ., ibid., p. 896.

3 Voir la Conjonction des Lettres et armes des deux très illustres princes lorrains, Charles cardinal de Lorraine, archevêque et duc de Reims, et François, duc de Guyse, frères, par Nicolas Boucher, docteur en théologie, traduite du latin en français par M. Jacques Tigeon, aussi docteur en théologie, chancelier et chanoine en l’église cathédrale de Metz, imprimé à Reims chez Jean de Foigny, imprimeur de Monseigneur illustrissime cardinal de Guyse 1579. — L'auteur y a recueilli les principaux points de loraison funèbre qu’il avait prononcée à Nancy aux obsèques et funérailles du cardinal, en présence des sérénissimes princes, Charles, fils de Mgr l'illustrissime duc de Lorraine, et Charles de Vaudémont, neveu du feu cardinal, escholiez en l’université de Pont-à-Mousson.

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