‹ Histoire Général de la musique religieuseChapitre 30 sur 71 · TROI · texte numérisé non relu

TROI

Ave sidus lux dieruin , Ave gemma mulierum Quœ laclasti regem regum , Genitorem filia.

SÉQUE^•CE.

Ave verbi sumnii parens, Ave rosa spina carens , Per le viretmundus arens, Per te daUir venia.

iiisTDiHH (;K.\KHALi; Di-: j.a musuh k ni:Li(iinrsE.

Ave vcrbi Dei cella , Mundi (lecus , maris slella , Serva servos a proi'olla Maris hujiis noxia.

Régis mater et regina Morum dux cl disciplina De malorum nos senlina Perdue ad cœlestia.

Mundum piiigis novo flore, Prolcm pari miro more, Virgo nianens cum lionore Novae prolis gratia.

Dele culpas, o Maria, Plaça regem , prece pia Quia per te patet via Ad aeterna gaudia.

Nous ne connaissons pas la musique qui a pu être composée sur cette Séquence. Sa factùre se prête volontiers à une mélodie bien rhythmée. Si on songeait à remplacer par des cantiques latins les chants en langue vulgaire qui , la plupart du temps, laissent beaucoup à désirer , les compositeurs pourraient mettre en musique ces Séquences, et nous pensons que les réunions pieuses y gagneraient un charme de plus.

Aile céleste necnon et perhenne luia.

Die paraplionista cum mera symphonia.

Tuba et canora pallidonia canta. •

Nam omnis usia liane Christi geiiitricem die ista.

Congaudet exortam per quani sibi sublatam capit vitam.

Davidica slirpe sata Davidis ad sceptra est regenda proie fecundata.

Nec gravidata viscera sunt tamen per ulla palris membra sed ex fide sola.

Ab arce summa angélus astat : Maria, iuquit, aima,

Ave plena gratia summa et benedicta feminas inler omnes paritura regem qui dira

mortis vincula damnabit nunc cum potentia. Suum plasma solvens sponte sua atque beatam donans vitam, fit mox puella verbis

credula, Et puerpera stupet et casta.

Natum gestaiis speciosiim forma regentem cuncta orbis régna. Hœc est virga non irrigata sed Dei gratia florigera. Haec est sola cunctarum bera materna obscurans piacula. Velut rosa decorans spineta, sic quod laedatnil habet Maria. Virgo Eva quod attulit prima Christi sponsa effugat Maria.

0 virgo sola mater casta nostra crimina solve dans régna queis beata régnant agmina.

Potes enim cuncta ut mundi regina et vira.

Resonemus canlica atque leti cum Christo regnemus in secula.

IJUATRIÈME SÉQUENCE.

Cette Séquence, que les éditeurs des hymnaires ont laissée dans

i)HAMi;s i.rn ifJiQi i;s dans i,i:s wiMSKs. 283

rombrc, ôlfre l'intérôl qu'on attache volontiers à un ancien monument littéraire, antérieur aux règles de la versification adoptées plus tard, et ne se distinguant de la prose ordinaire que par de l'récpumtes assonances et un mouvement général lyrique; cette piO-cc se trouve notée sur une mélodie assez variée et dont les phrases sont terminées par la cadence familière aux compositeurs du xu" siècle. La division du mot «alléluia » qui encadre le premiervers se remarquedans quelques autres Séquences. C'est le môme principe qui a fait partager le « Benedicamus IJomino» et le «Deo gratias» et intercaler une paraphrase entre les deux mots. On peut en voir des exemples dans le drame des trois Marie et dans l'office de la Circoncision.

L'emploi des instruments est constaté par ce texte et non-seulement le poëte l'éclame un accompagnement symphonique, mais encore la trompette et un autre instrument retentissant. Cet autre instrument, quel est-il?

Notre savant et distingué confrère en archéologie, M. de Coussemaker, n'a pas fait mention de la pallidonia dans la récente nomenclature des instruments de musique du moyen âge dont il va publier l'histoire détaillée , après en avoir donné quelques prémices aux Annales archéologiques de M. Didron. M. de Coussemaker annonce que la troisième partie de son ouvrage contiendra un chapitre destiné aux instruments, dont les noms sont connus et les figui'es inconnues. Peut-être y verrons-nous figurer cette mystérieuse pallidonia. Nous avons copié exactement le manuscrit. Le moi palmodia s'est présenté à notre esprit; mais nous n'avons pas voulu l'adopter sans faire nos réserves (1).

(1) Ducange, Gloss. med. cl infini, latinitatis. « Palinodia Dei, sic canlicum, Te Deum laudamus vulgo S. Augustino adscriptum vocat abbo Floriac. in Epist. a'I monaclios anglos apud Mabill. tom. 4 Annal, pag. 30, laudala, ubi idem canticum S.Hilario Pictaviensi episcopo tribuit. Laurenlio in AmelUi. Palinodia est iter reciprocum. llem rccantalio seu relractatio, conlrarius canlus. Unde patet vocisorigo, quod scilicet canticum illud divisis choris soleat decantari.

» De quovis cantico diclum fuisse colligilur ex sequenlia in Missali Ms. an. cire. iOO. S. Joan. in Valle : Vox psallat dulcis ac mera cleri canenlis.:, œlerni sonoras régis Pallinodias. »

11ISTOIHI-; GKXKliALE l)K LA MISIQ^K RI-LIOIEI'.SE.

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