‹ Histoire Général de la musique religieuseChapitre 57 sur 71 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Omnis scriba doctiis in legno cœloriim similis est lioniini liairilaiiiilias qui prol'erl de tliesauio suo nova et votera.

(MATTII. XXII, 52.)

« Muncluin tradidit disputationi eorum. » Chaque époque offre à la discussion une matière qui lui est propre. L'enquête que nous faisons dans les pages suivantes, parait être une des nécessités de notre temps. En effet quoique beaucoup de personnes comprennent toute l'importance de la musique et la considèrent comme un des éléments de l'éducation chrétienne, on ne peut pas dire qu'il existe des notions claires et pratiques sur les qualités que requiert cette musique .

L'auteur espère qu'on ne le taxera ni de présomption ni de sévérité, s'il fait remarquer ici que cette enquête, pour être bien considérée et étudiée, réclame plus de vraie réflexion que beaucoup de personnes ne seraient disposées à lui en accorder. Si ses vues rencontrent de l'opposition, il prie le lecteur de vouloir bien se rappeler que la cause de la religion ne peut que gagner à l'application d'un raisonnement juste et profond sur un point aussi important, et qu'elle ne saurait tirer aucun avantage de raisonnements faux et ridicules.

Il croit devoir ajouter qu'en se servant du terme de musique moderne, il envisage cette classe d'ouvrages composés en ces derniers temps et différant entièrement parleur caractère des œuvres de Palestrina et de l'école moderne des compositeurs qui se sont exercés à harmoniser le plain-chant. Ces dernières compositions possèdent légitimement une certaine sanction comme œuvres du

du génie et de la piété : l'Église peut les encourager et les cultiver comme de brillants suppléments du chant liturgique; mais elle doit en subordonner Fétude et l'exécution à l'étude et à l'exécution de son propre chant, là où les circonstances le permettent et où l'on peut se procurer la science professionnelle nécessaire.

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