‹ Histoire générale de l'architecture (volume 2)Chapitre 116 sur 309 · Voyez Ducliesne, Hist. Franc. Scripl., t. II, p. Tli · texte numérisé non relu

Voyez Ducliesne, Hist. Franc. Scripl., t. II, p. Tli

2. Monaclius Santx.iUousis, îji Vita CaToti .l/tu/ni, I. il. ,

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riches. Les armes, l'éqnitation et la chasse étaient les seules études dans lesquelles on exerçât la jeunesse franque de distinction. Les sciences et les arts étaient entièrement oubliés ou méprisés. L'amour excessif que Charlemagne montra pour les lettres, dans un à'^c ])lus avancé, était plutôt l'effet de son génie naturel que le résultat de son éducation première. Éginhard dit qu'il parlait bien le latin et qu'il le parlait même couramment; il comprenait le grec. Unissant à une disposition d'esprit Irès-active, résolue et entreprenante, une intelligence supérieure, qui enfantait les projets les plus vastes, il voulait rivaliser avec les Césars, non-seulement comme guerrier, mais encore comme prince, parla splendeur dont il entourait son intérieur et son trône. 11 pensait que l'éclat de la littérature et des beaux-arts était aussi essentiel à la gloire de son règne que ses victoireset ses triomphes sur les peuples ses voisins. La puissance et les richesses quïl conquit par son épée inspirèrent les artistes et servirent à encourager les arts et à les faire fleurir. En guerre presque avec toutes les puissances, Rome, Byzanceet l'Angleterre exceptées, il n'eut qu'une année (celle de 790 ) de paix pendant son règne ; règne long et glorieux, qui compte quarante-six années. L'Italie avait conservé uneiuOnitéde. monuments, de souvenirs et de traditions romaines; elle possédait quelques villes où florissaient le commerce et l'industrie; ces villes, toutefois, n'étaient plus qu'un pâle reflet de ce qu'elles avaient été sous la république et les empereurs. Malgré cela elles avaient cependant de grands avantages sur celles de la France et de r.\llemagne. Charlemagne comprit tout le prix de ces avantages, et son génie puissant le poussa à vouloir faire jouir d'avantages semblables les sujets de ses vastes États.

Parmi le nombre d'hommes supérieurs dont s'entoura Charlemagne se distinguait surtout Eginhard. L'empereur le nomma son chapelain, c'est-à-dire son secrétaire intime , et lui donna aussi dans la suite la direction des bâtiments impériaux. Il paraît que chez Éginhard l'amour des arts fut aussi grand que celui des lettres; il s'efforçait d'imiter, dans les uns et dans les autres, les anciens Grecs et les Romains. Parmi ses lettres il s'en trouve une, adressée à son fils ', dans laquelle il lui envoie une série de mots tirés de Vitruve, avec prière de s'informer de leur signification. 11 pense, dit-il, qu'il pourra en obtenir l'explication plus facilement par des modèles en ivoire qu'un certain C. avait faits des monuments antiques. Selon Mabillon, Éginhard .serait l'auteur

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