Façade occidentale de Saint-Etieune de Caen
laquelle elles étaient tombées depuis des siècles. Les croisades donnèrent à l'énergie guerrière des Français un champ de bataille ; elles apprirent aux peuples de l'Europe à se connaître et à s'unir dans
une œuvre commune. Beaucoup de ciievaliers vendirent leurs propriétés, la classe moyenne eut accès aux Oefs, et s'enrichit; une foule de colons furent affranchis; l'Église aus.si prit sa part des dépouilles de la noblesse; partout la classe intelligente et populaire vit s'alléger le fardeau de la féodalité qui pesait sur elle.
Les peuples de l'ouest de l'Europe apprirent à connaître l'Italie, Constantinople et l'Orient. Les monuments qui frappèrent leurs regards augmentèrent leur savoir, une renaissance complète eut lieu au milieu d'eux. Nous voyons bientôt après la première croisade un changement notable dans les armes, dans les costumes et dans l'architecture de tous les peuples européens. Une influence orientale indirecte se fait sentir immédiatement au commencement du xii'' siècle.
A la seconde moitié du xi"' siècle appartient l'église du prieuré de Saint-Etienne de Nevers, de 55 mètres de longueur sur lO^jO de largeur. Cette église nous montre une nef centrale encore voûtée en berceau à ])lein cintre, contre-buté par des demi -berceaux bandés sur les galeries des bas côtés, comme à l'église de Notre-Dame-du- Port, à Clerniont-Ferrand.
'27G. — Eglise du prieuré du Saint -Etienne de Nevera.